Le 8 mars dernier c’était le 140ème anniversaire de la naissance à Escóbados de Arriba (Burgos, Espagne) du P. Silverio de Sainte Thérèse, dans le siècle Julián Gómez Fernández.

Le père Silverio a pris l’habit du Carmel à Larrea  en 1895, après avoir fait des études de philosophie au séminaire de Saint Jérôme de Burgos. Un an plus tard il fit sa première profession religieuse et  en 1899 la profession solennelle. Il fut ordonné prêtre en 1902 et il fut envoyé à Rome, où il resta pour étudier durant deux ans.

Entre 1905 et 1937 il développa une très intense activité intellectuelle à Burgos dont le fruit est la « Bibliothèque Mystique Carmélitaine » et les Archives Silvériennes, où est conservé un grand nombre de copies de documents de grande importance pour l’histoire de l’Ordre. La « Bibliothèque », pour sa part fut la première tentative de fixer de manière critique les textes thérésiens et  sanjuanistes, ainsi que de publier les Procès de béatification et canonisation de Sainte Thérèse et Saint Jean de la Croix avec des critères historiographiques sérieux.

Il est impossible de faire ici une énumération de ces publications, ainsi que de tous les documents sauvés d’une perte sûre par le père Silverio.

À partir de l’année 1937 il assure la charge de Définiteur Général, assumant le gouvernement de l’Ordre en qualité de Vicaire en raison de la mort, dans un malheureux accident d’automobile, du père Pierre Thomas de la Vierge du Carmel le 28 août 1946, alors qu’il était Préposé Général. En avril 1947 il est élu général par le Chapitre qu’il avait convoqué et jusqu’en 1954 il gouvernera l’Ordre menant à bien quelques initiatives importantes, parmi lesquelles on peut remarquer l’édification du nouveau Collège international et l’actuel siège du Teresianum sur les terrains cédés par la famille Pamphili, voisins de la paroisse de Saint Pancrace, inauguré après sa mort. Avec l’aide de ses Définiteurs – parmi eux le bienheureux père Marie- Eugène de l’Enfant Jésus –  il porta aussi son attention vers les moniales Carmélites Déchaussées.

Le samedi 10 mars dernier, la communauté du collège international Saint Jean de la Croix qui réside au Teresianum de Rome, a célébré avec grande joie l’ordination diaconale de quatre de ses membres : frère Arockiaraja Visanthi (Prov. Tamil Nadu, Inde); frère José Andrianmamonjisoa (Comm. Madagascar); Frère Ranjit Xess (Prov. Sud Kerala, Inde) ; et frère Wilibrodus Roja (Comm. Indonésie).

L’ordination eut lieu dans la basilique voisine de Saint-Pancrace et fut présidée par notre frère Monseigneur Zdenko Ivan Krizic OCD, évêque du diocèse de Gospic-Senj, en Croatie et qui a rempli les charges de Vicaire général et, plus tard, de Recteur de la communauté permanente du Teresianum, avant d’être nommé évêque par le pape François.

La cérémonie fut suivie d’un repas fraternel, préparé par les membres du Collège international. Au menu, divers plats confectionnés selon la coutume des pays d’origine de nos frères diacres.

Nous prions pour eux et nous supplions le Seigneur que leur exemple encourage d’autres à suivre leurs pas, en s’engageant à la suite du Christ dans la famille du Carmel et au service de l’Eglise.

Le nom de cet artiste est probablement inconnu à beaucoup. Ce ne sera pas le cas pour les Carmes déchaux qui ont vu (au moins en photo)  une des sculptures consacrées à sainte  Thérèse de Jésus par Venance Blanco. Né à Salamanque en 1923, une grande partie de son œuvre a été consacrée à la Sainte, « qu’il admirait, dessinait, sculptait et, comme il le reconnaissait, lui parlait ». Le 21 octobre 2016, il donna dans un acte public sa dernière œuvre thérésienne au musée des carmes déchaussés d’Alba de Tormes : une sculpture de Sainte Thérèse Jésus intitulée « Il est temps de se mettre en marche. » À cet acte étaient présents le père provincial de la Province ibérique des Carmes Déchaux, Miguel Márquez, ainsi que la communauté des Déchaussées.

Blanco dialoguait avec Thérèse aussi « par le dessin. L’exposition Petit-déjeuner en dessinant qu’abrita l’église de Saint-Jacques à Alba de Tormes au mois de mars 2017, réunit une sélection de 40 dessins sur des serviettes de papier que l’artiste avait consacrés à Sainte Thérèse et Saint Jean de la Croix. Ces dessins étaient le fruit du dialogue de l’artiste Salmantin avec Thérèse de Jésus, la manifestation de la fusion de la littérature et de la peinture, dessin qui surgisse du cœur et des rêves ». Venance Blanco est décédé à Madrid le 22 février dernier. Qu’il repose en paix.

©Roberto Jiménez (textes entre guillemets).

©http://salamancartvaldia.es (photos).

Alors que le père Antoine Marie Zacharie Igirukwayo en était le supérieur, la communauté du Teresianum décida il y a quelques années de célébrer sa fête le 12 mars, anniversaire de la canonisation de Sainte Thérèse de Jésus.

Pour le 396ème  anniversaire de cette date mémorable, la communauté se réunit dans sa chapelle pour la célébration de la sainte messe, présidée par le père Saverio Cannistrà.

Dans son homélie, le père général a rappelé, à la lumière des lectures de jour, la passion de Sainte Thérèse de Jésus pour la vie et a signaler de quelle façon carême est un temps pour rappeler comment Dieu veut nous amener toujours à la Vie et nous le montre à travers de riches  signes qui se manifestent dans notre vie et que nous pourrons reconnaître si nous vivons une authentique conversion fondée sur la foi, source de la plénitude de vie, et non dans nos petits projets humains. « Il y a un projet de vie nouveau que Dieu nous offre, un projet qui crée des cieux nouveaux et une terre nouvelle, peut-être un nouveau Carmel, un Teresianum nouveau, des communautés nouvelles. Soyons capables de le voir et de marcher dans cette direction… ». Dieu nous dérange, mais c’est ainsi qu’il nous rend capables de nous ouvrir à la nouveauté, affirma en terminant le père Saverio.

Son homélie, que nous transmettons en direct sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook, est disponible – en italien – avec ce lien : https://www.pscp.tv/w/1kvJpWlkeooGE

La fête s’est terminée avec un repas fraternel auquel ont assisté, avec le père général, le père vicaire général Agustí Borrell et quelques membres du Définitoire, ainsi que des religieux Carmes Déchaux de diverses communautés de Rome.

Du 19 au 21 février dernier eut lieu au Couvent-Maison de Spiritualité « Sainte Marie de l’Annonciation » des Carmes Déchaussés de la Province de Naples à Maddaloni, une rencontre de frères des circonscriptions italiennes, organisée par la Conférence Italienne des Supérieurs Majeurs Carmes Déchaussés (CISM-OCD). Nous en donnions déjà des informations sur nos réseaux sociaux.

La finalité de cette rencontre fut de partager le travail de relecture des Constitutions réalisé dans les différentes aires géographiques et faire une évaluation des perspectives pour le futur. Quatre Provinciaux étaient présents à la réunion, modérée par le P. Emilio Martínez, secrétaire de la Commission Internationale créée par le Définitoire pour accompagner l’Ordre dans ce chemin de relecture de nos Lois.

En avril il y aura une nouvelle rencontre avec les mêmes contenus au Couvent de Bocca di Magra (des Carmes de la Province de Gênes), afin que puisse participer un nouveau groupe de religieux.

Les communautés OCDS de la Province de Naples se sont réunies les 27 et 28 janvier à Bari et les 3 et 4 février à Maddaloni pour tenir deux rencontres Provinciales OCDS sur les Constitutions, avec le titre : « Appel divin, projet de vie, fidélité persévérante au charisme ». Le P. Alzinir Debastiani, Délégué général pour l’OCDS a conduit ces deux rencontres, il a écouté les interventions des Séculiers invitant ensuite le Conseil Provincial à prendre en compte toutes les observations faites lors de la rédaction du prochain Statut Provincial. Les actes de la rencontre seront publiés dans un volume préparé par la Présidente Provinciale, Rossana Sabatiello.

Le P. Alzinir a abordé dans ses interventions quelques sujets relatifs aux Constitutions OCDS, leur signification juridique et leur caractère de source charismatique inspirée par Sainte Thérèse pour la vie laïque. Il a aussi souligné le rôle décisif de la communauté pour une vie correcte de l’appel divin à la vie du Carmel Thérésien Séculier.

Aux deux rencontres, en plus du P. Alzinir, ont participé le P. Provincial de Naples, Luigi Borriello, le P. Andrea l’Aflitto et quelques assistants des communautés.

Le 31 Janvier dernier est arrivé au Timor oriental le dernier des missionnaires qui pour le moment s’incorpore à cette jeune présence du Carmel thérésien. Il s’agit du père Nuno, carme déchaux originaire du pays qui terminait ses études au Portugal.

Nos missionnaires continuent leurs activités pastorales en attendant l’incorporation définitive à la communauté du nouveau membre, qui passe quelques jours en famille.

Le père Noé, originaire du Timor, enseigne dans une école diocésaine et, parmi d’autres tâches, assure l’accompagnement spirituel des séminaristes.

De son côté, le père Antonio Gonzalez, espagnol de la Province ibérique, a été incorporé à l’équipe formatrice du séminaire propédeutique, en tant qu’aide du directeur spirituel, il enseigne aussi l’histoire de la spiritualité et cette année, en plus, le discernement spirituel. Il accompagne aussi quatre communautés formatrices de religieuses par des journées de retraite ou de formation et accompagne les postulantes, les novices et junioristes.

Et nous aidons plusieurs paroisses. Il y a beaucoup à faire au service de la spiritualité et de la formation dans cette Eglise.

L’arrivée du père Nuno permet de penser à la possibilité d’accueillir des vocations, mais la situation continue d’être très précaire. Nous demandons au Seigneur de la vigne de réveiller l’appel à la mission chez quelques frères qui puissent renforcer cette présence naissante.

 

Newsletter du Carmel de Bangui n ° 20 – 26 janvier 2018

 

Où est-il écrit que Noël doit être célébré forcement le 25 décembre? Sur le calendrier, répondront les plus diligents de mes lecteurs. Vous avez raison. Chaque calendrier – du plus sacré au plus profane – affiche un beau 25 dans la page de décembre, tout rouge, pour rappeler – aux plus dévoués et aux plus distraits – que le personnage le plus intéressant de l’histoire est né ce jour-là. Mais dans la forêt – malgré les calendriers et les experts en liturgie – Noël arrive quand arrive le missionnaire. Et si vous avez un peu de temps, je voudrais vous raconter mon deuxième Noël célébré dans la forêt du fleuve Congo, qui est la plus grande du monde, après la forêt amazonienne.

Habituellement, dans les jours qui suivent Noël – ne vous inquiétez pas, au Carmel nous avons bien célébré Noël le 25 décembre, comme le demande l’Église – nous nous autorisons quelques jours de repos et de fraternité avec un petit voyage quelque part. Cette année nous avions choisi d’aller à Bambio, un village en pleine forêt, où frère Régis est né il y a 28 ans. Bambio est situé à seulement 290 km de Bangui, dans le sud-ouest du pays, et il jouxte la forêt du fleuve Congo. Pour atteindre cette petite sous-préfecture de la Sangha-Mbaéré, il est nécessaire de parcourir un long tronçon de ce que l’on appelle le quatrième parallèle au nord de l’équateur. La route est souvent mauvaise. À deux reprises, l’heureuse caravane de douze frères a été obligée de pousser la voiture qui s’était enlisée dans le sable. Quand nous arrivons à Bambio, il fait presque nuit. Juste avant d’entrer dans le village, nous réalisons que nous sommes attendus. L’oncle de frère Régis nous salue, tout excité de notre arrivée, et nous invite à continuer la route. Il est habituel d’accueillir un missionnaire. Mais douze frères d’un coup à Bambio, on n’avait encore jamais vu ça !

En arrivant à la maison des parents de frère Régis, nous nous rendons compte que non seulement nous sommes attendus, mais que notre séjour a été organisé dans le détail, avec un programme à faire pâlir d’envie les meilleures agences de voyages et les hôtels les plus luxueux. Le village s’était littéralement mobilisé pour nous. A Bambio, nous avons expérimenté  que l’hospitalité en Afrique n’est pas une légende ! Dès notre arrivée, on nous fait assoir dans un réfectoire qui avait été construit spécialement pour nous: une paillote rectangulaire, recouverte de feuilles de bambou. Les femmes du village nous offrent immédiatement de l’eau fraîche et du café chaud pour nous désaltérer après ce long voyage. Je choisis de prendre du café : ici on n’a pas besoin d’en acheter puisque tout le monde en cultive à quelques mètres de la maison. J’en prends dans une grande tasse en aluminium émaillé blanc et je sirote lentement ce café dans lequel je peux respirer tout l’arôme de la forêt, tout le travail de ceux qui l’ont cultivé et tout l’amour de ceux qui l’ont préparé. Et je pense à vous, qui courez dans les rayons d’un supermarché quelconque à la recherche du café Lavazza Qualità Oro…

Nous pensions dormir à même le sol dans les locaux de la paroisse. Impossible ! Pour qu’on se repose bien, ils nous avaient réservé une charmante petite maison de bois, peinte en bleu,  tellement jolie qu’on avait l’impression qu’elle venait d’être construite. Elle consistait en quatre chambres avec des matelas pour tous et un grand salon qui nous servait de lieu de prière et de recréation. Pour le père missionnaire, ils avaient prévu une chambre individuelle, avec un lit plus grand que celui du couvent, avec une moustiquaire et une table de nuit. Évidemment, mes chers confrères n’ont pas manqué de faire des commentaires ironiques, avec une pointe d’envie, sur ce traitement de faveur réservé au clergé.

Manger est une chose, dormir en est une autre, mais il fallait aussi penser à pouvoir nous laver.  Nous étions tombés d’accord sur le fait que, pendant trois jours, nous allions renoncer à la douche quotidienne, compte tenu des conditions précaires du voyage. Pas question. Le village avait préparé pour nous une remarquable salle de bain. Et au soussigné revenait l’honneur d’inaugurer la nouvelle structure installée à quelques mètres de notre maison. Voici qu’arrive alors Théophile, le dernier petit frère de frère Régis, impeccable majordome prêt à satisfaire tous nos besoins et à qui je  tentais d’expliquer que mes collines du Monferrato est presque aussi beau que sa forêt. D’un geste décidé il me présente un beau seau d’eau et explique – au missionnaire, certainement habitué à plus de raffinement – comment on se lave dans la forêt. Après quoi, je n’aurais jamais imaginé pouvoir me laver avec de l’eau chaude et un savon neuf, dans ce petit coin de forêt du Congo, dans une salle de bain en bois et en tôle, avec comme plafond la voûte étoilée.

Pendant le dîner, nous découvrons que, depuis quelques mois, aucun prêtre n’est passé dans le village et que la Messe de Noël n’a donc pas été célébrée. En un clin d’œil complice, nous nous comprenons entre frères. « Demain, ça sera Noël! ». Et que Noël soit! Lucio Dalla n’a-t-il pas dit dans sa chanson que ce serait trois fois Noël et fête toute l’année? Le village est rapidement informé. Le matin, les gens, très élégants, commencent à se rassembler à l’église et à 9 heures commence le Noël en retard de Bambio. Je suis heureux de découvrir que, même si le prêtre n’est pas venu, la petite église a été décorée pour la fête alors que la communauté se réunissait pour prier la nuit et le matin de Noël. Le catéchiste-chef du village presque s’excuse : « Si nous l’avions su à temps, nous aurions pu mieux nous organiser et prévoir au moins un baptême! ».Pendant la célébration, je pense à ces terres qui furent évangélisées par des missionnaires intrépides, mais qui manquent encore de prêtres. Et j’observe mes frères qui dansent et chantent tout le répertoire de Noël du couvent. Nous sommes douze, comme les apôtres. Si ces douze premiers hommes, dont nous sommes les ambitieux et imparfaits imitateurs, ont réussi à évangéliser la Galilée, la Judée, la Samarie et ensuite l’Asie jusqu’à la Grèce et l’Italie … pourrions-nous évangéliser au moins notre quartier à Bangui, l’Ombella M’Poko, la Nana-Mamberé, l’Ouham-Pendé et peut-être même la Lobaye et la Sangha-Mbaéré?

Après la messe, nous allons rendre visite au sous-préfet. Nous découvrons que le village de Bambio a été construit dans les années vingt pour abriter les ouvriers des plantations de caoutchouc, qui fabriquaient les bottes des soldats français engagés dans la Seconde Guerre mondiale. Nous nous rendons ensuite à Mambelé, après avoir parcouru 40 km de route, toujours entourés par des arbres gigantesques, pour visiter l’une des plus grandes scieries du pays. Le propriétaire nous accueille cordialement et nous fait une visite détaillée de l’une des rares entreprises florissantes en Centrafrique, qui emploie des centaines de personnes. Et nous sommes fiers d’apprendre que le bois de cette forêt est l’un des meilleurs au monde, qu’il est exporté aux États-Unis, en Chine, en Allemagne, en France et en Italie. Il se peut d’ailleurs que le bois de vos meubles provienne de ces forêts.

Puis vient le moment de quitter Bambio, même si nous aimerions y rester quelques jours de plus. Selon la coutume africaine, on ne peut pas laisser repartir son hôte les mains vides. Trois nouveaux passagers viennent se joindre à notre caravane: un singe (attrapé par le frère aîné de Régis et déjà rôti selon des méthodes ancestrales), un cochon très mignon et une chèvre  (eux ne sont pas encore rôtis, mais ils ne verront que quelques jours en 2018). Nous emportons aussi des feuilles de gnetum africanum, un légume qui ressemble à l’ingrédient d’une potion magique, et une bonne provision de peké, une boisson traditionnelle pour la sobre ivresse de mes frères.

Pendant le voyage de retour, nous passons une nuit dans la paroisse de Boda, une ancienne mission des Spiritains, maintenant dirigée par les Missionnaires Comboniens. L’église paroissiale est un joyau néo-roman-colonial-tropical. La ville, riche en diamants, a été pendant la guerre le théâtre d’un affrontement sanglant entre chrétiens et musulmans. Maintenant, les chrétiens et les musulmans vivent à nouveau en paix. Le lendemain, brève visite aux cascades et en route vers Bangui. Nous déjeunons sous les arbres en face de la cathédrale M’Baïki, l’une des plus belles églises de la Centrafrique, probablement l’œuvre du même architecte que Boda.

En cours de route, je cherche à capter quelque chose des discussions animées en langue sango de mes frères. « Bois, café, or, diamants… Les richesses de l’Afrique centrale. Bozizé, Djotodia, Touaderà, Seleká, Antibalaká… Les problèmes de la Centrafrique. Real Madrid, Barcelone, Liverpool, Paris St. Germain… Les distractions de la Centrafrique. » Enfin, le chant des Vêpres  calme les passions et réunit pensées, efforts et désirs de ce couvent sur quatre roues. Puis tout le monde s’endort, et je pense à leurs rêves qui sont aussi grands que les arbres de la forêt.

De retour à la maison, quelques jours plus tard, frère Grâce-à-Dieu vient me remercier de la belle excursion qui lui a permis de connaître des coins de son pays qu’il ne connaissait pas encore. Et puis il m’assure: « En voyant la joie des chrétiens de Bambio pour leur Noël en retard, je désire encore plus devenir prêtre ». L’arbre du frère Grâce-à-Dieu a des bonnes racines. Son rêve, si Dieu le veut, deviendra réalité.

Amitiés

Père Federico

Le 3 février a commencé la rencontre du père Saverio Cannistrà avec les supérieures des monastères de carmélites déchaussées de l’Inde, accompagnées par 11 déléguées, toutes appartenant aux trois Associations du pays. Le Père général a célébré la messe avec le Définiteur chargé de l’Asie méridionale, le père Johannes Gorantla, et les Provinciaux indiens, qu’il avait rencontré la veille.

Nos sœurs sont à Hyderabad pour cette rencontre avec le père Saverio qui a partagé avec elles jusqu’au 4 février quelques thèmes de formation en relation avec Vultum Dei Quaerere. Le père Johannes, a continué un jour de plus avec les sœurs, jusqu’à la fin de la rencontre. Ce fut un moment de communion profonde et d’un affermissement des liens charismatiques, très apprécié par les sœurs. 45 moniales étaient présentes, 34 d’entre elles étaient supérieures.

Le Carmel thérésien féminin indien compte 34 monastères, le dernier d’entre eux a été fondé le 29 janvier dernier à Koyalad (Kerala) – la nouvelle a paru, accompagnée de quelques photos de l’événement, sur notre page fanpage de Facebook, Curia Generalizia Carmelitani Scalzi.

Le 2 février dernier, le Père général Saverio Cannistrà, accompagné du père Johannes Gorantla, définiteur chargé de l’Asie méridionale, a rencontré l’assemblée générale de l’IPCI, constituée par sept Provinciaux et un conseiller de chaque Province, trois Vicaires régionaux et deux Délégués provinciaux, tous Indiens. L’objectif principal était de partager avec le Père général les soucis du Carmel indien, après sa visite à la province de l’Andhra Pradesh. La réunion a permis un échange de quelques informations d’intérêt pour tous, ainsi que de faire le premier pas pour la préparation du Définitoire Extraordinaire de 2019, qui aura lieu en Inde.

 

Du 29 janvier au 2 février dernier a eu lieu la rencontre des formateurs européens Carmes déchaux, qui cette année s’est tenue au Teresianum (Rome). Le thème central de cette rencontre a été : « Le monde des jeunes d’aujourd’hui ». Il s’est déployé à travers trois conférences, suivies par des travaux en groupes et des conclusions en assemblée générale.

Les conférenciers ont été le père Gianni Bracchi, le professeur Antonio Belleringreri, de l’université de Palerme et le père Maximiliano Herráiz.

Durant leur séjour, les formateurs ont pu aussi faire connaissance avec le programme universitaire du Teresianum et avec  le fonctionnement du Collège international Saint Jean de la Croix.

À la rencontre ont participé les Provinciaux membres du comité directeur de la Conférence européenne des Provinciaux, ainsi que le père Agustí Borrell, Vicaire général, et le père Lukasz Kansy, second Définiteur, qui ont dialogué avec les formateurs sur la possibilité de mettrre en œuvre une étape de « second noviciat » en Espagne pour les Carmes déchaux au terme des études théologiques, pour permettre la connaissance mutuelle et approfondir leur formation charismatique thérésiano-sanjuaniste.

La dernière semaine du mois de janvier, le père Édouard Sanz de Miguel, Carme déchaux de la Province ibérique (Espagne) a donné diverses conférences sur Saint Jean de la Croix  dans le sanctuaire de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Hdayek Shubra, le Caire, Égypte.

Tous les matins il a donné un cours complet aux Carmes déchaux d’Égypte, auxquels se sont jointes les sœurs carmélites apostoliques de Florence et les Carmélites apostoliques de Saint-Joseph.

L’après-midi il a pu rencontrer divers groupes de religieux et religieuses, des familles et il y eut aussi une rencontre avec des prêtres.

Les conférences connurent une grande affluence et ont été une occasion unique de transmettre le charisme thérésien et la doctrine sanjuaniste à de nombreux chrétiens d’Égypte.

En présence du délégué général pour l’OCDS, Fr. Alzinir Francisco Debastiani OCD, et du délégué provincial de la province  OCDS  France- Sud, Frère Jean-Sébastien, le conseil provincial élargi de cette province OCDS, s’est tenu du 12 au 15 janvier dernier au monastère  des clarisses de Nîmes.

La rencontre a permis une meilleure connaissance de la Province, présentée par Madame Claude Garabiol, OCDS (présidente) ainsi que des communautés dont les conseillers régionaux présents et le conseil provincial ont pu informer.

La province de France – Sud de l’OCDS occupe une grande région du territoire français et inclut trois communautés en Suisse (deux de langue française et une  de langue allemande) ainsi qu’une communauté en Guadeloupe, dans les Antilles françaises. Chaque région  a un conseil chargé d’organiser, en accord avec les communautés des rencontres de formation, des retraites et d’autres événements. Le conseiller, de plus, visite les différentes communautés de sa région pour les aider et les accompagner.

Au cours de ces jours les frères ont pu partager fraternellement leur vocation de laïcs dans l’Ordre et comment ils peuvent contribuer à l’expansion du charisme bien que les  vocations soient peu nombreuses, les communautés petites et l’âge élevé. Le Père provincial, le frère Henri était présent aussi pendant la rencontre le 13 janvier, aidant à résoudre quelques doutes qui s’étaient présentés aux communautés autour du thème central de la rencontre : « le discernement vocationnel dans l’OCDS ».

Fr. Alzinir Francisco Debastiani OCD

Le 13 janvier dernier, le Saint-Père François a nommé  le père Silvano Giordano, Carme déchaux, consulteur de La Congrégation pour les Causes des Saints .

Le père Silvano, de la Province de Gênes, docteur en histoire ecclésiastique (1992, Université grégorienne) est professeur au Teresianum de Rome, où il  exerce aussi la charge de vice-président. Il est aussi professeur invité d’histoire moderne à la Faculté d’histoire et des biens culturels de l’Eglise de l’Université grégorienne pontificale de Rome.

Le même jour, la professeure Tiziana María di Blasio, qui donne  des cours dans notre faculté, a été nommée aussi consulteur de la même Congrégation.

Le père Eulogio Pacho Polvorinos, Fr. Eulogio de la Vierge du Carmel, est décédé à  Burgos dans la soirée du 1er février

Il était né le 27 juillet 1926 à  Calaveras de Arriba (León) et fit profession le 15 août 1942. Il reçut l’ordination sacerdotale le 23 avril 1950.

Nous rendons grâce à Dieu pour la vie de ce frère qui a servi l’Ordre et l’Eglise grâce à son travail intellectuel et à son travail d’enseignant qu’il a déployé à Rome, à Burgos et dans beaucoup d’autres lieux. Un service qu’il a toujours accompagné d’un talent humble, simple, et accueillant.

Parmi toutes ses recherches on peut remarquer,  et cela reste comme un témoignage d’une énorme valeur pour l’Eglise, l’Ordre et la société, son travail éditorial et doctrinal sur des figures comme le bienheureux  Père Palau et surtout  saint Jean de la Croix.

Les obsèques ont été célébrées le samedi 3 février dans l’Eglise du Carmel de la ville de Burgos. Prions pour lui.  Qu’il repose en paix.

(source :www.ocdiberica.com)