Les frères de la province d’Avignon-Aquitaine ont fêté ce lundi de Pentecôte 21 mai 2018 le 70ème anniversaire de la fondation de leur Saint-Désert. Le projet avait été discuté lors du chapitre général de 1947 et le Bienheureux Père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, membre de l’assemblée capitulaire, fut la principale cheville ouvrière de cette fondation réalisée l’année suivante, le 17 mai 1948, un lundi de Pentecôte. Cette date est celle du pèlerinage annuel en l’honneur de Notre-Dame de Pitié vénérée depuis le XVIIème siècle dans  le sanctuaire du nouveau Désert.

Pendant une cinquantaine d’années, le Saint-Désert de Roquebrune (département du Var, en Provence), a relevé des quatre provinces franco-belges : Avignon-Aquitaine, Paris, Flandres, Brabant. Chaque province, à tour de rôle, devait fournir un prieur tous les trois ans. Depuis 1996, la maison ne dépend plus que de la seule province d’Avignon-Aquitaine. Les lieux sont constitués de sept ermitages construits par des camaldules vers 1925 et d’une grande bastide provençale du début du XIXème siècle incluant un antique sanctuaire marial rebâti au XVIIème siècle. La propriété de plus de 60 hectares (deux collines) se situe dans la solitude du Massif des Maures. Elle offre une belle vue sur la Méditerranée et la baie de Saint-Raphaël.

Quatre des vingt-cinq Saints-Déserts fondés par l’Ordre depuis 1592 furent francais. Deux furent créés sous l’Ancien Régime :Blaye (1638-1792) et La Garde-Châtel (1660-1792), puis ceux de Tarasteix (1859-1880) et de Roquebrune.

Ce lundi de Pentecôte, les ermites ont accueilli une assemblée fournie pour marquer l’événement qui coïncidait avec la mise en application de la première fête liturgique de Marie Mère de l’Eglise désormais célébrée le lendemain de la Pentecôte. Une belle et providentielle occurence, hautement symbolique et accordée à la spiritualité du Carmel. Le Père Henri de l’Enfant-Jésus, provincial d’avignon-Aquitaine présidait la cérémonie au lendemain de son propre jubilé d’argent de profession religieuse.

Pour fêter le 450ème anniversaire de la réforme de la branche masculine du Carmel thérésien (1568-2018) de jeunes carmes déchaussés, postulants et religieux des deux provinces polonaises de l’Ordre (Cracovie et Varsovie) se sont réunis à Czerna pour préparer un disque avec la messe et les vêpres de saint Jean de la Croix, ainsi que d’autres hymnes et antiphonies sur le Saint. L’album sortira l’automne prochain.

La réalisation artistique de cette initiative a été confiée à deux spécialistes Ewa et Robert Domagala Rekiel, dirigés par le P. Mariusz Wojtowicz ocd, déjà connu pour des travaux antérieurs (le disque “Sancta Mater Teresia” :

https://soundcloud.com/dumanie/sancta-mater-teresia-chora-y; les chants polyphoniques “Solo Dios basta”: https://soundcloud.com/dumanie/bog-sam-wystarcza-vol-1 ou “Twoje Niebo” https://soundcloud.com/dumanie/twoje-niebo-dzien-po-dniu).

Nous vous invitons à visiter la page web de la province de Cracovie où vous trouverez tous les enregistrements disponibles: : www.karmel.pl.

Nouvelles du Carmel de Bangui n ° 21 – 8 mai 2018

« Dans les moments les plus difficiles surgissent des héros et je ne doute pas que des héros existent en République centrafricaine pour se lever comme un seul homme pour dire non à la violence, non à la barbarie, non à la destruction de soi-même ». C’est l’appel que l’archevêque de Bangui, le cardinal Dieudonné Nzapalainga, a adressé à la capitale et la nation tout entière en ces jours dramatiques, pleins de tension et de tristesse.

Qu’est-il arrivé à Bangui? Le matin du 1er mai, lors d’une célébration dans la paroisse de Notre Dame de Fatima (non loin de notre couvent), un groupe armé provenant du quartier Km5 (une enclave à majorité musulmane, depuis des années le principal foyer des tensions dans la capitale) a ouvert le feu sur les gens en prière, provoquant des morts et des blessés. L’incursion a eu lieu en représailles à une tentative de la police de capturer certains éléments de ce groupe armé qui, en fait, tiennent en otage la capitale et même certains musulmans du quartier.

Les fidèles de Fatima venaient de proclamer leur foi et l’offertoire allait commencer. Mais la Messe a continué avec le sacrifice de seize chrétiens, parmi lesquels un prêtre, l’abbé Albert Tungumale Baba. L’affrontement s’est ensuite poursuivi – pendant des jours – dans d’autres quartiers de la ville causant d’autres morts, d’autres blessés et la destruction de deux mosquées. L’épisode de Fatima, qui a blessé et laissé presque toute la ville dans la stupeur, s’est produit quelques semaines après le meurtre d’un autre prêtre, l’abbé Désiré Angbabata, avec onze de ses paroissiens à Séko (au centre du pays).

L’abbé Albert, âgé de soixante et onze ans, faisait partie des prêtres les plus anciens du clergé de Bangui. C’était un pasteur respecté et connu pour sa simplicité, sa sympathie, et surtout pour son travail discret et infatigable en faveur de la réconciliation entre chrétiens et musulmans. Lors des phases les plus aiguës de la guerre, il a accueilli durant des années des milliers de réfugiés des quartiers voisins dans sa paroisse, tout près du Km5. De plus, l’abbé Albert était connu de tous pour son grand amour pour le sango, la langue nationale de la Centrafrique, dont le vocabulaire n’est pas trop riche. L’abbé Albert était capable de traduire chaque mot (sans utiliser le français), avec des solutions ingénieuses ou des tournures plutôt drôles. Une fois, alors que nous voyagions ensemble, il a traduit mon nom, décrétant que l’on devait m’appeler Bwa (qui en sango signifie prêtre) Federiki.

Dans une interview, l’abbé Albert avait dit que seul Dieu pouvait maintenant sauver la Centrafrique. Il ne se trompait pas. Pour sauver la Centrafrique, on a essayé, et on est en train d’essayer, toute sorte de solution : l’armée nationale, les troupes de l’Union africaine, les soldat de l’armée française (qui a eu le grand mérite d’avoir empêché au conflit de devenir un massacre), ceux de l’Union européenne, puis la Minusca, la grande mission de l’ONU (qui, avec toutes ses limites, est actuellement la seule solution possible), et maintenant les soldats russes sont présents. Le pape François a également essayé, avec sa visite en novembre 2015, et il a réussi à susciter une trêve suffisante pour élire démocratiquement un nouveau président. Avec le temps, malheureusement, l’effet de cette visite a diminué et l’occasion de tourner la page a été une fois de plus gaspillée. Les affrontements se sont multipliés sur toute l’étendue du pays et cette paix, que nous venions de caresser, semble presque plus lointaine qu’avant.

Pourquoi cette guerre a-t-elle commencé? Et pourquoi semble-t-il impossible de l’arrêter? Les guerres sont toujours complexes, elles commencent pour de nombreuses raisons et évoluent avec le temps. Même pour ceux qui vivent ici depuis des années, il est difficile d’expliquer les vraies raisons du conflit et, plus encore, de proposer la bonne solution pour éteindre le feu, lui empêchant de se propager tantôt dans un endroit, tantôt dans un autre – presque comme les feux de brousse – ne laissant que mort, destruction, peur et découragement. Actuellement, les deux camps adversaires ne sont même pas clairement distingués, comme c’était le cas dans les premières années de la guerre, entre Séléka (la coalition de milices à majorité musulmane, y compris de mercenaires d’autres pays) et anti-Balaka (milices d’autodéfense, nées pour la défense de la population du pays, à majorité chrétienne, et avec qui les évêques ont toujours pris de la distance). La Séléka est officiellement dissoute. Actuellement chaque groupe de rebelles a son chef, ses objectifs et sa zone d’influence. Ce n’est pas une guerre conventionnelle maison par maison, quartier par quartier comme Bangui l’avait connu en 2013 et 2014. Maintenant, il y a des affrontements entre les groupes d’autodéfense et les soldats de l’ONU ou les forces de l’ordre. Les trois quarts du pays sont hors de contrôle de l’autorité de l’État.

La guerre en Centrafrique, qui a débuté en 2012, n’est ni confessionnelle ni ethnique. C’est plutôt l’énième conflit pour la conquête du pouvoir et pour l’exploitation des richesses qui abondent dans le sous-sol. Malheureusement, l’élément confessionnel s’est introduit violemment empoisonnant la cohésion entre chrétiens et musulmans, ce qui faisait  de la République Centrafricaine – désormais dans un passé lointain – un exemple de cohabitation pacifique. Séko et Fatima confirment que pour revenir à la situation précédente, la route est encore très longue.

Lors de son homélie, à l’occasion des funérailles du prêtre assassiné et des victimes, le cardinal de Bangui a mis tout le monde en garde en dénonçant l’inertie du gouvernement, la lenteur de l’ONU et le risque que les chrétiens cèdent au désespoir ou, pire encore, à la logique de la violence et de la vengeance. Il y a un ennemi insidieux qui détruit la Centrafrique. Et cet ennemi, le cardinal l’a affirmé avec force, c’est le diable. Seules les armes de la foi peuvent le vaincre.

Bangui, blessée au cœur de sa foi, n’est pas en révolte contre Dieu, elle est plutôt en colère contre ceux qui ne veulent pas la paix et qui en obéissant presque à un agenda caché, persistent à bloquer le pays, comme s’il était inévitablement condamné à la misère et à la guerre. Bangui et toute la Centrafrique sont à la recherche de héros – parmi ses dirigeants, ses soldats, ses jeunes – afin qu’ils se lèvent comme un seul homme pour dire non à la guerre et oui à la paix.

Bwa Federiki, fr. Federico Trinchero, ocd

Les Journées mondiales de la Jeunesse auront lieu l’année prochaine, du 22 au 27 janvier 2019, au Panama. Et les Carmes Déchaussés de la Province d’Amérique Centrale nous invitent à “une Journée mondiale de la Jeunesse carmélitaine”, qui aura lieu, avec l’aide  de Dieu, le 28 janvier. Pour faciliter la participation de jeunes du monde entier, une page Web a été créée ; elle est disponible en huit langues : espagnol, portugais, français, italien, anglais, allemand, russe et latin :

 http://jmjcarmelitana.org/

Voici comment le frère Marco Antonio Duran ocd,, Supérieur Provincial commence sa lettre de bienvenue à cette IVème journée, qui a pour thème : Dieu est joie infinie :

 “Très chers jeunes de la Journée du Carmel :

Dans la perspective de la prochaine Journée Mondiale de la Jeunesse, qui se tiendra à Panama au mois de janvier 2019, notre Province Carmélite Thérésienne est emplie de joie et d’espérance, à l’idée d’être l’amphytrion de cette IVème Journée Carmélitaine de la Jeunesse.

Comme Supérieur Provincial du Carmel Déchaussé, et au nom de mes frères, les carmes déchaussés, de nos soeurs, les carmélites déchaussées et du Carmel séculier de l’Amérique Centrale, je vous souhaite très cordialement la BIENVENUE sur cette page Web Carmélitaine, qui veut être “un lieu où nous rencontrer, faire connaissance les uns les autres et nous stimuler” pour préparer  la Journée Carmélitaine que nous allons vivre, grâce à Dieu, le 28 janvier 2019”.

Le P. Mauro Jöhri, OFMCap, président de l’USG, a communiqué le 29 mai au Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire Général du Synode des Evêques, les noms des Supérieurs généraux élus durant la récente Assemblée de l’Union des Supérieurs Généraux comme  membres de la XV Assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques.

Notre Père Général, Saverio Cannistrà, ocd, fait partie des dix élus.

La XV Assemblée se déroulera du 3 au 28 octobre prochain et aura pour thème: “Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel”.

Sous le titre éloquent de  “Vénézuela, un pays à pleurer”, nous avons reçu, il y a quelques jours une lettre  du fr. Daniel Rodriguez Délégué Général de l’Ordre du Carmel Déchaussé pour ce pays. Il nous informait de la situation de détresse que vit le Vénézuela, et de la façon  dont les Carmes tentent de venir en aide à ceux qui sont le plus frappés par la crise.

Dans sa lettre le frère Daniel insiste sur le fondement moral et spirituel de la “nuit” politico-sociale dans laquelle est plongé le pays. Selon notre frère, la situation peut être qualifiée “d’une anarchie vorace” dans laquelle le crime et la délinquance font leur chemin au sein d’une société toujours plus apauvrie, sans qu’il soit possible de trouver une issue à une situation dans laquelle tant d’êtres manquent du minimum vital, quand la nourriture et les médicaments indispensables se font de plus en plus rares, comme d’ailleurs tout ce qui est nécessaire pour vivre dignement.

Face à ce panorama de désolation, nos frères et soeurs essayent de se mettre en quatre pour aider les autres, même lorsqu’ils ont eux-même à souffrir de pénuries : manque du minimum de combustible nécessaire simplement pour cuisiner ; coupures de courant continuelles et prolongées ce qui fait, par exemple, que nos soeurs de Maracaibo souffrent – sans pouvoir y remédier par des ventilateurs éléctriques – de températures de 42 à 50 degrés.

Des aides parviennent de la Curie Générale, ainsi que de la famille carmélito-thérésienne de Colombie, Brésil, Panama, de la République Dominicaine, du Pérou, du Chili, d’Espagne et d’Argentine, comme du CITeS (Avila). Elles sont d’ordres divers, et permettent de distribuer des aliments et des médicaments aux plus défavorisés. Le Carmel Séculier, quant à lui, tient table ouverte à Mérida, dans le quartier pauvre de “El Salado”, mais n’est en mesure d’offrir qu’un repas par semaine.

La lettre, dont nous ne vous donnons ici qu’un très bref résumé, peut être lue in extenso, en espagnol, dans la section des nouvelles en cette langue.

Le 28  avril a été une journée historique pour l’ Ordre du Carmel Déchaussé au Portugal, car, ce jour-là, au couvent de nos frêres de Fatima, a été officiellement présentée la Commission d’Etudes Historiques et du Patrimoine Culturel du Carmel thérésien de cette province   (CEHOC-OCD, tel en est le sigle en portugais).

Cet évènement, présidé par le P. Pedro Ferreira, provincial, a bénéficié également de la présence du président de la commission, le P. Joaquim Teixeira. La journée de présentation s’est ouverte sur deux exposés, confiés, l’un à l’architecte Teresa de Campos Coelho et l’autre à  l’ingénieur  Miguel Portela, pour se terminer avec une conférence du fr. Renato De la Cruz, ocd, au sujet de deux figures essentiels dans le panorama du charisme thérésien au Portugal : Mari de San José et José del Espiritu Santo.

Le public – membres de la commission et chercheurs invités – a pu visiter les installations de la commission (dans la  Domus Carmeli de Fátima) et savourer un concert de chant grégorien offert pas les novices qui y résident.

Certains éléments liés à la commission, et particulièrement intéressants, sont accessibles sur internet, sur la page : www.historia.carmelitas.pt (qui abrite la revue Studia Carmelita).

Vídeo du concert: https://youtu.be/hc9Xmniad_c

http://www.carmelitas.pt/site/noticias/noticias_ver.php?cod_noticia=502

 

Le samedi 12 mai dernier a eu lieu la bénédiction solennelle du couvent Notre Dame du Mont-Carmel à Mwanjawanthu, Zambie, dans le diocèse de Chipata, là où la Province de Manjummel avait établi cette mission, il y a 5 ans. C’est la seconde maison de l’Ordre dans le diocèse, avec celle de Sainte Thérèse à Chamilala.

Le P. Jacob Paxy Alumkal, ocd, coordinateur de la mission précise que la cérémonie était présidée par l’évêque auxiliaire de Chipata, Mgr. Benjamin Phiri, accompagné de notre frère  Mgr. George Tambala, évêque de Zomba au Malawi, qui avait entrepris avec enthousiasme la création de cette mission alors qu’il était Définiteur Général à Rome  (2009-2016).

Le P. Augustin Mulloor, ocd, Provincial de Manjummel assistait également à la cérémonie

NB: Les photos représentent le groupe de missionnaires présents dès l’origine en 2014, et la bénédiction de la première pierre du couvent de Sainte Thérèse.

 

Dans le cadre de la célébration du 5ème centenaire de sa naissance, et en hommage à notre Sainte Mère Thérèse de Jésus les Carmélites Déchaussées du Chili ont récemment publié un ouvrage qui a pour titre Les filles de sainte Thérèse au Chili.

Le livre commence par une biographie qui tient à faire apparaitre sa relation avec l’Amérique. Comme dans tout volume, le texte est accompagné d’un beau choix d’œuvres graphiques, composées dans cette première partie de peintures coloniales qui représentent des épisodes de la vie de sainte Thérèse.

La partie centrale du livre est consacrée à la présentation, par l’image et le texte, des monastères du Chili, dans l’ordre chronologique. Cela  commence avec la première fondation, réalisée à Santiago du Chili par des religieuses venues de Bolivie, et se termine avec celle du monastère du “Mont Carmel” fondé en 2003 à Puerto Montt.

L’élégance et la beauté des textes, et surtout des illustrations, permet au lecteur d’approcher la réalité du Carmel thérésien féminin, de reconnaitre le Christ comme le centre de la vie de chaque monastère, d’en percevoir la vie fraternelle, toute donnée à l’oraison et au travail, qui font l’essentiel  de la vie de chaque carmélite, selon la façon chérie et vécue par la Mère Thérèse.

Le livre s’achève sur un choix de chroniques envoyées par chaque monastère.

http://www.carmelitasdescalzas.cl/

Du 27 au 29 avril, dans le foyer de spiritualité “Mont Carmel” des frères carmes déchaussés de Sicile s’est déroulé un séminaire de formation destiné aux membres de l’ocds.

S’y se sont retrouvés des représentants des 15 communautés de ce Commissariat. Le thème en était “Se former : connaître la richesse de la vocation de l’ocds afin qu’elle soit vécue dans une plénitude toujours croissante”. L’idée était d’aider les participants à prendre conscience de la nécessité d’être  très attentifs à leur propre formation dans toutes les étapes qui jalonnent la vie dans le Carmel Séculier. Les participants ont été très intéressés par ces conférences.

Le Séminaire s’est terminé, le dimanche 29, par un dialogue animé entre les personnes présentes, d’où ont émergé quelques idées fondamentales pour continuer et fortifier le chemin de formation dans les communautés. Il est apparu en outre comme particulièrement nécessaire que chacun se sente personnellement responsable de donner un témoignage du charisme thérésien par une vie d’oraison authentique, jointe à une participation effective et une présence active dans l’Ordre.

Nous remercions le Conseil Provincial de l’ocds de Sicile, à l’initiative de ce séminaire, et les frères pour leur accueil dans leur  “centre de spiritualité”.

Frère Alzinir Debastiani, ocd, Délégué Général pour l’ocds

 

Du 16 au 20 avril derniers, la famille du Carmel thérésien s’est réunie à la maison de retraites Birkenwerden  pour sa semaine annuelle de formation. Cet évènement, qui a donc lieu chaque année, outre qu’il favorise la rencontre fraternelle, permet d’exposer et de débattre sur un thème qui concerne toute la vie religieuse carmélitaine. Depuis quelques années sont invités à cette semaine, non seulement les membres de la Province, mais aussi les membres des autres Provinces qui travaillent en Allemagne et des personnes appartenant à différentes branches du Carmel thérésien. Ainsi, cette année, neuf membres des communautés ocds allemandes, trois sœurs carmélites et huit frères appartenant à la Province de Malabar ont participé à la semaine au côté des seize participants (15 frères et un postulant) de la Province allemande. La rencontre a bénéficié également de la présence du P. Lukasz Kansy, Définiteur Général dont la visite à la Province était programmée du 2 au 20 avril pour que la fin de sa mission puisse coïncider avec cet évènement. Le 20 avril il a donc pu présider l’Eucharistie qui clôturait la semaine avant de rencontrer les membres de la Province allemande pour leur présenter les conclusions de sa visite et avoir un dernier échange avec les frères qu’il avait visités.

Le thème choisi par le Conseil Provincial pour la semaine de formation de cette année était:

« Heimat » et  « Heimatlosigkeit »: que l’on pourrait traduire ainsi:

“Heimat” : être chez soi/se sentir chez soi/ être enraciné (sentiment d’appartenance)

“Heimatlosigkeit” : n’avoir pas de chez soi/ être déraciné/ se sentir comme étranger.

Le P. Michael Jakel ocd s’est vu confier la tâche de faire les exposés qui ont guidé les réflexions des participants. Il a d’abord présenté le thème de manière générale, puis il l’a précisé en l’appliquant aux itinéraires humains et spirituels de Thérèse de Lisieux, à ses parents Zélie et Louis Martin et à sa sœur Léonie.

En s’appuyant sur sa profonde connaissance des implications historiques et spirituelles de la famille Martin, il a partagé avec les participants la riche contribution de cette famille à l’héritage de l’Eglise, et les a invités à réfléchir sur la façon dont eux-mêmes vivent personnellement des situations de “être chez soi” et “d’être sans chez soi”, ainsi que sur la façon dont ils gèrent ces situations dans les circonstances concrètes de leur vie.

Un groupe de Carmes Déchaux Séculiers brésiliens s’est mis, comme chaque Semaine Sainte depuis quelques années, au service des communautés pauvres et nécessiteuses de Vila São João, Dutra, Várzea da Páscoa et Ribeirão.  Toutes appartiennent à la paroisse de Notre-Dame de la conception – Francisco Badaró, diocèse de Araçuaí-MG. Ces communautés sont tenues par des missionnaires Carmes Déchaux, comme frère Márcio.

En ces jours, nos frères visitent les malades, rencontrent divers groupes chrétiens, aident dans les écoles, et en plus,

Les célébrations liturgiques et participe avec les communautés aux célébrations para liturgiques comme le chemin de croix, le rosaire médité, les bénédictions, les moments de prière, etc.

Par la prière, par la célébration, par le service des plus pauvres, par la musique, nos frères ont fait l’expérience propre de la phrase de Sainte Thérèse de l’enfant Jésus : « tout est grâce ».

Le 25 janvier 2017 était inauguré le Carmel  thérésien féminin de Saint-Joseph et Sainte Élisabeth de la Trinité, dans le diocèse panaméen de Colón-Kuna Yala, avec six fondatrices provenant de l’Équateur.

Comme travail principal pour gagner leur vie, les sœurs font la production de pain pour les oblats pour la célébration de la sainte messe. Ainsi, la prochaine journée mondiale de la jeunesse qui sera célébrée au Panama se présente comme une occasion optimale pour la vente d’hosties qui aide nécessaire à affronter les dépenses de la vie quotidienne, ainsi que les dettes contractées par les travaux réalisés dans le monastère, l’achat des machines industrielles pour la production d’hosties, etc. Pour la communauté, ce sera en plus, une heureuse manière de participer à un événement si important.

Nous pouvons aider économiquement les sœurs dont voici le compte courant : Banco General de Panamá, Diocèse de Colón-Kuna Yala (Carmelitas Descalzas), numéro de compte: 03-27-01-115350-3. Pour des informations supplémentaires écrire à : carmelitas.panama@gmail.com.

 

Entre le 3 et le 6 avril dernier, 34 frères de la province de Venise, entre père et étudiants, en fait une visite à leurs frères de la province croate. La visite est née du désir de redécouvrir les liens historiques existants entre les deux provinces. Des années 50 du sexe du siècle dernier jusqu’à la fin des années 60, quelques étudiants et théologien croate ont fait leurs études de licence et les premières années de formation théologique dans la province de Venise. Les relations entre les deux provinces se sont amplifiées au moment où la Croatie s’est déclarée indépendante, en 1991. De Vérone et Trieste sont partis vers les couvents croates des aides nombreuses pour les milliers de déplacés qui demandaient une assistance aux religieux. Au cours de la même période, divers pères croates, qui ont dû terminer leurs études théologiques à Rome, ont vécu au couvent de Sainte Thérèse. Dans la maison de spiritualité tes sœurs de Saint-Vincent-de-Paul de Lužnica, à 20 km de Zagreb, il y eut aussi la première journée de partage fraternel, à laquelle les pères Rodolfo Girardello (Venise), Jakov Mamić et Srecko Rimac (Croatie, le second est l’actuel provincial), ont offert un témoignage à la première personne des liens historiques entre les deux provinces. Il y eut aussi un temps pour échanger des expériences de formation (P. Petar, Graz, et P. Gianni, Trente), ainsi que pour disserter sur le charisme carmélitaine et l’urgence de sa transmission aux laïcs (père Antonio Sicari).

Au cours de la seconde journée les frères se sont rendus à Zagreb, où ils purent vénérer les reliques du bienheureux Aloïs Stépinac dans la cathédrale, ainsi que visiter la vieille ville. Dans la soirée, après avoir mangé à Remete, les religieux vénitiens et croates sont allés au sanctuaire national de Marija Bistrica , pour célébrer la messe présidée par notre frère Monseigneur Zdenko Križić, ocd avec qui ils eurent aussi l’occasion de saluer les moniales Carmélites Déchaussées. Cela a été une riche expérience de connaissance réciproque, au jugement de tous les participants.

Le 6 mars 2018, le Saint Père François a reçu en audience Son Éminence Révérendissime le cardinal Angelo Amato, S.D.B., Préfet de la Congrégation pour les Causes Des Saints. Au cours de l’audience, Le Souverain Pontife a autorisé la Congrégation a promulgué le décret relatif au miracle attribué à l’intercession de la Vénérable Servante de Dieu Marie Félicie de Jésus au très Saint-Sacrement.

Plus tard, Monseigneur Valenzuela, évêque d’Asunción, Paraguay, a rendu officielle la date de la béatification : le 23 juin de cette année, dans le stade “La Nueva Olla” du club de football Cerro Porteño, afin de favoriser une plus grande affluence du public.

Afin de participer aux préparatifs de la béatification, le père Romano Gambalunga, Postulateur Général, a fait le voyage Paraguay, où, entre autres choses, il a pu avoir une réunion avec le Président de la République, Monsieur don Horacio Cartes à Mburuvicha Róga. Dans la conférence de presse qui a suivi, notre Postulateur Général a assuré qu’il a pu présenter au mandataire tout le travail qu’il est venu réaliser avec le frère Restituto Palmero, ocd, au titre de cette cause.

Quant à la béatification, il a assuré que « c’est un motif de joie et d’espérance pour tous les paraguayens » et la mise en valeur la dévotion qui existe parmi les catholiques du Paraguay pour la figure de celle qui sera la première   bienheureuse de cette nation. « Au cours des deux semaines que j’ai passées au Paraguay je me suis rendu compte que cette figure est très aimée par les fidèles », a dit le père Romano qui a ajouté que le Président Cartes lui avait confirmé sa disponibilité et sa prédisposition pour aider à ce que la béatification de Marie Félicie de Jésus au très Saint-Sacrement, Chiquitunga, « soit une célébration pour tout le peuple ». La journée du 23 juin sera d’intérêt national.