Le Provincial de Manjummel, le P. Augustin Mulloor, ocd, a reçu le 15 juillet dernier un Prix de la Commission des Moyens de Communication de la Conférence Épiscopale du Kerala. Le prix fut remis par un acteur connu et parlementaire de la région. Le prix, appelé “Daarsanika Vynjanika”, est octroyé à des personnalités catholiques qui se sont distinguées dans les domaines de la culture, l’art, la littérature ou la philosophie. Les évêques du Kerala ont voulu reconnaitre la qualité des contributions du P. Mulloor dans le domaine biblique. Nous félicitons notre frère, Définiteur Général au cours du sexennat précédent, pour cette grande distinction.

© www.manjummelprovince.in

Le CiTeS -Université de la Mystique, accueillera pour la seconde année consécutive, un congrès sanjuaniste. À cette occasion ce sera que les travaux du congrès seront centrés sur la Nuit Obscure de Saint Jean de la Croix. Il aura lieu du 3 au 9 septembre 2018. Les inscriptions sur les lieux et online sont  possibles sur le site Web :

https://www.mistica.es/sanjuanista/

La Nuit Obscure est une des œuvres les plus lues dans le monde, non seulement à cause de sa richesse littéraire et poétique mais aussi à cause de son contenu. Doctrinalement, ce livre développe une vision profonde du chemin de libération de l’homme et de son approche progressive de Dieu, qui le transforme. C’est un processus dans lequel Dieu se communique à l’homme, en même temps qu’il y a dans l’homme un passage du sens à l’esprit. Saint Jean de la Croix écrit cette œuvre pour de nombreuses âmes à qui Dieu donne talent et grâce pour arriver plus avant dans le chemin de l’union, mais qui se perdent faute de savoir correspondre à cette grâce, ou pour ne pas avoir quelqu’un qui les oriente.

Voici une ébauche du programme :

  • Structure de l’œuvre
  • Sens de la nuit. La proposition conceptuelle du processus spirituel
  • Arrière-fond biblique
  • Doctrine
  • Approche interreligieuse

Approche pastorale

Les pluies incessantes durant des semaines dans l’État du Kerala, en Inde, ont provoqué des dommages énormes. Ce sont les pires inondations depuis plus de 100 ans dans ce territoire. Comme conséquence, la terre a été emportée dans les zones montagneuses et a provoqué de dangereux alluvions. Les autorités ont été obligées d’ouvrir les vannes des barrages pour éviter de plus grands maux. Des centaines de milliers de personnes qui vivent sur les rives des rivières ont souffert des conséquences des inondations : en peu de temps leurs maisons se sont retrouvées sous l’eau, bien que la pluie constante rende difficile l’évacuation de ceux qui ont été sinistrés. Les morts se comptent par centaines, tandis que des milliers de personnes ont perdu leurs maisons, leurs récoltes, leurs magasins, leurs biens… Il  est difficile d’évaluer les pertes tant humaines que matérielles, mais elles seront énormes à la vue des premières informations reçues.

Comment sont affectés nos pères, frères et sœurs au Kerala ? Voici les nouvelles que nous avons pu recevoir pour le moment :

De nombreuses maisons au Kerala sur les rives des fleuves, spécialement le Periyar, un de ceux qui ont débordé, sont pour l’instant les plus vulnérables à l’inondation. Ainsi, le noviciat « Mont Carmel » de la province de Malabar à Kalady, a été inondé, la communauté s’est réfugiée avec quelques familles dans la seconde implantation, après trois jours à résister sans électricité et peu d’alimentation. Grâce à Dieu ils sont sains et saufs et les eaux commencent à baisser, bien que toute la région soit dévastée.

Le collège de philosophie et le centre de spiritualité de la province de Manjummel (Atmadarshan) ont été submergés par les eaux. Les étudiants ont été évacués et les deux propriétés ont subi des dommages énormes.

La même chose est arrivée à Jyothirbhavan, Kalamassery (Manjummel). Grâce à Dieu il n’y a pas de perte de personnes, mais la propriété est dévastée.

Le noviciat « Saint Joseph » à Annamanda, de la Province de Manjummel a été totalement submergé par les eaux. Les novices ont pu être évacués à temps avec la communauté.

Le couvent de Verapoly (Manjummel) est aussi sous les eaux.

La maison d’études théologiques de la province de Kerala-sud à Ayroor a été envahie par les eaux jusqu’au premier étage. La communauté et les étudiants ont été enfermés durant plusieurs jours, mais ils se portent bien, grâce à Dieu.

Les moniales du Carmel de Malayattoor aussi ont été affectées par les inondations.

À ce jour nous n’avons pas de nouvelles de pertes personnelles parmi nos frères. Quelques-unes de nos maisons sont devenues des centres d’accueil pour les familles les plus affectées. Grâce à Dieu les eaux sont en train de baisser et cela permet une meilleure communication. Nous espérons donner plus de nouvelles assez vite. Par malchance, bien que nous sachions que l’inondation a touché fortement les régions de Thiruvalla, Ranni ou Alapuzha – où nous avons des communautés –, nous ne pouvons donner beaucoup de nouvelles sur la situation dans ces lieux par manque d’électricité et de couverture pour les téléphones mobiles.

Quand les eaux se seront retirées totalement, on pourra évaluer les pertes et estimer les dommages réels dans les propriétés et les bâtiments de l’Ordre. Nous vous informerons des moyens pour aider nos frères et sœurs, ainsi que les autres sinistrés.

Le mois de juillet dernier, le père Saverio Cannistrà, ocd, Préposé Général, a visité fraternellement les frères et les moniales du Hongrie. Plus tard il a participé au Brésil à une réunion internationale avec les moniales d’Amérique latine, comme nous vous en avons déjà informé.

Il est prévu que, à la fin de ce mois, il réalise une brève visite fraternelle au Portugal et en Espagne. Durant celle-ci il participera à la rencontre européenne des étudiants à Fatima puis se rendra à Alba de Tormes et Avila, qui célèbrent l’année jubilaire thérésienne.

À son retour à Rome il présidera la réunion ordinaire du Définitoire Général.

À la fin de septembre, Dieu aidant, il voyagera au Mexique, pour participer à un congrès à l’occasion du 50e anniversaire de l’érection de la fédération des moniales de ce pays, et, comme nous vous en avons déjà informé, il participera au cours du mois d’octobre au Synode des Évêques.

Il y a quelques semaines, nous pouvions lire cette curieuse nouvelle sur le blog « Teresa, de la rueca a la pluma » (Thérèse du rouet à la plume), géré par sœur María José Pérez, Carmélite Déchaussée de Puzol, Valence (Espagne) :

« Le 6 juin dernier, à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Père Gratien, nous partagions une fois de plus, sur les réseaux sociaux, un commentaire de ce blog qui  remettait en question, raisonnablement, le commentaire que fait le musée du Prado de Madrid sur une de ses œuvres. Nous renvoyons à la publication : « Jérôme Gratien au musée du Prado ? », d’octobre 2016.

Nous avions noté qu’un des personnages du tableau de Benito Mercadé y Fábregas,  ne pouvait être pour des raisons historiques le père Jérôme Gratien – comme le soutenait l’information du site Web du musée sur cette œuvre – mais le père Ange de Salazar. À notre surprise, à la première heure du jour suivant, nous recevions un tweet de la pinacothèque nationale, qui nous annonçait une rectification :

« Bonjour, merci beaucoup pour la publication, nous avons modifié la fiche de L’œuvre. Quand elle sera actualisée apparaîtra le texte suivant : « Sainte Thérèse de Jésus (1515 – 1582) rend compte de sa réforme au père Angede Salazar (⋍1518 ⋍ 1596), provincial de l’Ordre du Carmel ».

  • Musée du Prado ((@museodelprado) 7 juin 2018’

« Nous nous réjouissons beaucoup que notre blog ait eu un écho dans une si prestigieuse institution et nous considérons comme une joie d’avoir contribué à améliorer l’information qu’elle propose sur son magnifique site Web ».

Le lien de la nouvelle : https://delaruecaalapluma.wordpress.com/2018/06/20/el-museo-de-prado-rectifica-sobre-gracian/

La casa de espiritualidad de los Carmelitas descalzos de la Provincia lombarda en Cassano Valcuvia (Varese, Italia), acogió los días 9 y 10 de junio pasados un evento muy hermoso y que se puede calificar de histórico, por ser la primera vez en que miembros de distintas comunidades OCDS se reunieron en un único lugar para celebrar las ceremonias de admisión o promesas, temporales y definitivas, en la Orden seglar. Las comunidades reunidas en Cassano provenían de: Bolonia, Concesa, Lodi, Monza y Parma.

Una fiesta para toda la Provincia en la que no faltó un momento para la formación, que corrió a cargo del P. Giorgio Rossi, ocd, el cual ayudó a los hermanos y hermanas presentes a reflexionar sobre el sentido y el valor de la vida seglar en el Carmelo y en la Iglesia. Nos llamó a fijar siempre los ojos en Cristo, siguiendo el consejo de Teresa de Jesús, para que él nos alcance el don de llegar a tener sus mismos sentimientos.

Le couvent   des Carmes Déchaussés de la Province lombarde à Cassano Valcuvia (Varese, Italie), a accueilli les 9 et 10 juin derniers un très bel événement que l’on peut qualifier d’historique :  c’est la première fois que des membres de différentes communautés OCDS se réunirent en un seul lieu pour célébrer l’admission et les promesses temporaires et définitives dans l’Ordre séculier. Les communautés réunies à Cassano proviennent de Bologne, Concesa, Lodi, Monza et Parme.

Une fête pour toute la Province qui prit aussi un temps pour la formation, à charge du père Giorgio Rossi, OCD. Il aida les frères et sœurs présents à réfléchir sur le sens et la valeur de la vie séculière au Carmel et dans l’Eglise. Il nous a appelé à fixer toujours les yeux sur le Christ, en suivant le conseil de Thérèse de Jésus, pour qu’il nous accorde le don d’arriver à avoir les mêmes sentiments que Lui.

Video:

photos:

http://www.ocds.it/home/index.php/foto-gallery/category/19-week-end-dei-formandi-9-10-giugno-2018

matériaux (en italien):

https://drive.google.com/open?id=1YQFHMK7qEO1RJghF_MasYd9r2YJhBok_

Invité par les moniales latino-américaines, le Père général s’est rendu au Brésil du 26 au 29 juillet, à une rencontre avec 160 Carmélites Déchaussées et 20 frères d’Amérique latine et des Caraïbes.  Le père Saverio était accompagné par son secrétaire personnel qui est aussi secrétaire pour les moniales, le père Rafal Willkowski.

C’est dans un climat de communion et d’écoute, que le père Saverio a partagé avec l’assemblée ses impressions sur l’instruction Cor Orans, récemment publiée par la CIVCSVA. Il a donné quelques conférences sur la manière de vivre actuellement du charisme thérésien.

Le père Rafal, de son côté, a donné des indications pratiques de type juridique, nécessaires pour le développement de la vie contemplative dans les monastères, en tenant compte bien sûr de Cor Orans.

 

Le 9 juin a débuté une rencontre de jeunes moniales de la Fédération italienne de monastères « Mater Carmeli », au centre spirituel des pères Carmes Déchaux à Nënshat, en Albanie. Il y avait un total de 23 religieuses, professes et formatrices, qui purent aussi partager quelques moments avec la communauté des Carmélites Déchaussées dans un monastère très proche de la communauté et du centre spirituel des frères.

Le premier thème de formation a porté d’abord sur la figure carmélitaine du père Marcel, carme déchaux hongrois,  présenté par un frère de même nationalité, le père Raphaël Bakos, qui a mis en valeur la qualité du témoignage de Dieu fondé sur l’expérience avec un particulier accent marial que transmet le père Marcel.

La seconde partie de la rencontre eut une dimension plus psychologique, grâce aux conférences de sœur Bruna Zaltron, ursuline, sur les blessures de la personnalité, les crises, les stratégies pour dépasser les déceptions, la vie fraternelle, parmi d’autres thèmes.

Il y eut aussi un temps de visite aux Clarisses de Scutari et au « lieu de mémoire », musée adjacent au monastère qui rappelle le martyre de l’Eglise d’Albanie aux mains du régime communiste.

L’eucharistie finale a été présidée par l’évêque du lieu, Monseigneur Simon Kulli, qui a rendu grâce pour la présence des sœurs. Celles-ci sont rentrées en Italie pleines d’allégresse pour la joie de la fraternité partagée entre religieuses de différents monastères ainsi qu’avec les frères et les moniales du Carmel thérésien Albanais.

Après quelques jours d’hospitalisation, le père Tomás Àlvarez  Fernández (Thomas de la Croix) est décédé à Burgos à l’aube du 27 juillet. Il était né le 17 mai 1923 à Acebedo (León), Carme Déchaux depuis le 6 août 1939, jour de sa première profession. Il fut ordonné prêtre le 23 juin 1946. Il était un des plus grands spécialistes de Thérèse d’Avila des dernières décennies.

Sa vie a été très féconde, d’intense, d’enseignement et de recherche, mais par-dessus tout il vivait profondément le charisme et la fraternité thérésienne, comme le meilleur service à l’Ordre et à l’Église.

C’est une figure qui déborde le milieu du Carmel, ouverte aux amples horizons ecclésiaux et culturels. Sa longue et intense trajectoire ont fait de lui une référence obligée pour le thérésianisme et pour les études de notre culture actuelle.

Sa vie couvre un grand espace de temps et d’aires géographiques : Europe, Amérique et, plus concrètement, Italie, France, Allemagne, Royaume-Uni, grâce à sa participation à des congrès et à la traduction de ses écrits dans les principales langues modernes. Parmi ces traductions on peut souligner l’édition critique des œuvres de Sainte Thérèse de Jésus en français et en italien. De même, la traduction récente aussi du Dictionnaire de Sainte Thérèse, publié par la maison d’édition Monte Carmelo de Burgos et traduit par les éditions du Cerf en France et les éditions OCD en Italie.

Son immense labeur s’est déroulé à Rome (1948 – 1978) puis à Burgos (1979 – 2018). Ses études à l ‘Angelicum le mirent en relation avec Karol Wojtyla, dont la thèse de doctorat sur Saint Jean de la Croix fut publiée pour la première fois grâce à lui dans la revue Monte Carmelo de Burgos en 1948.

Mais ses études se concentrèrent durant de longues années à la Faculté pontificale de théologie des Carmes de Rome (Teresianum). Elle a été la grande plate-forme de son magistère. Là il dirigea la Positio du doctorat de Sainte Thérèse, proclamé par Paul VI en 1970 et mit en œuvre une lecture théologique du thérésianisme à la lumière du Concile Vatican II, dont se sont nourries les générations suivantes.

Un autre grand apport, depuis le Teresianum de Rome, a été la restauration et l’édition critique des manuscrits de sainte Thérèse : Chemin de perfection et Château intérieur. Puis à Burgos l’édition fac-simile du reste des œuvres thérésiennes, avec un minutieux apparat historique et critique.

Au cours du cinquième Centenaire de la Naissance de la Sainte (2015) il publia le commentaire de chacune de ses œuvres et mena à bien une recherche exhaustive des lettres et de tous ses manuscrits autographes qui sont conservés à l’Escorial (plus de 1000 pages).

Personnellement j’ai toujours eu une grande admiration pour le père Thomas. Comme bibliothécaire du Teresianum depuis 2011, j’ai eu l’honneur de faire connaître son immense travail aux élèves et aux chercheurs. La chance m’est donnée d’être comme le témoin et le porte-voix de son magistère dans le domaine des lettres, que notre mère sainte Thérèse a tant loué, et que le père Thomas a cultivé avec tant de soin et un si grand amour. Je le lui disais peu de jours avant sa maladie, et il m’a répondu avec humilité et sagesse que tout était l’œuvre du Seigneur et de son grand amour pour Thérèse de Jésus.

 Ciro Garcia ocd ( bibliothécaire du Teresianum , Rome)

Le 10 juin dernier, nos sœurs de Bologne ont reçu la visite fraternelle du Cardinal Préfet de la CIVCSVA, Mgr. João Braz de Aviz, qui se rendait dans la localité voisine de Pontecchio Marconi, afin de participer à une journée du Chapitre Général des Missionnaires de l’Immaculée du Père Kolbe.

Au cours de sa courte visite, le Cardinal Braz de Aviz, en plus de prier avec les sœurs, a pu dialoguer spontanément avec elles, abordant quelques thèmes se rapportant à la vie concrète des moniales, son témoignage simple et joyeux, et leur a demandé de continuer à cultiver, l’esprit de communion entre elles et avec l’Église. De même, nos sœurs ont pu partager avec lui quelques premières impressions sur l’instruction Cor Orans consacrée à la vie contemplative.

Dans la version en italien de la page web on peut trouver une chronique plus détaillée de la rencontre.

 

Du 11 au 15 juin dernier, a eu lieu au Teresianum une rencontre des novices et maitres des novices des Provinces Italiennes. Y étaient présents les Pères Marco Cabula (Ligurie), Leonardo Cuccurullo (Naples), Gianni Bracchi (Venise) et Attilio Viganò (Lombardie), accompagnés des novices : Giuseppe Ginefra, Andrea Palmentura, Michele Piperis, Francesco Cotta, Francesco de March, Francesco Alloisio, Alessandro Futia et Arthur Randriamampionona.

Au cours de la rencontre, maitres et novices ont pu partager fraternellement l’expérience qu’ils vivent dans les différentes maisons de noviciat et connaître deux moments consacrés davantage aux enseignements : un sur des thèmes carmélitains ( la Règle, le Prophète Elie et la tradition du Carmel) et un autre avec des contenus  religieux-culturel, tant au niveau théorique que pratique, visitant quelques lieux de Rome en lien avec l’histoire de l’Église primitive et du Carmel thérésien . Pour cette seconde tâche ils ont pu compter avec l’apport du professeur Gianfrancesco Solferino.

Les jeunes novices ont pu partager aussi entre eux et avec leurs maitres leurs espérances et leurs préoccupations en ce qui concerne le Carmel Thérésien du futur.

Le 10 décembre 2016 la Conférence Ibérique des Provinciaux, constituée par les provinces du Portugal, de Navarre et d’Espagne, ouvrait une mission au Timor Oriental.

Malgré tous les efforts réalisés, il n’a pas été possible de consolider, pour l’instant, une présence qui assurerait l’implantation de l’Ordre dans de ce territoire.

Pour cela, à la demande de la même Conférence, le Définitoire Général a envoyé une lettre le 11 juin dernier aux Provinciaux des trois Circonscriptions les remerciant pour le travail réalisé par les missionnaires qui sont restés là tout ce temps et acceptant la proposition de suspension temporaire de la mission.

Dieu veuille qu’il y ait un futur, comme le dit expressément le Définitoire Général, où puisse être rétablie une présence du Carmel Thérésien au Timor Oriental « qui remplisse ce qui est requis pour une présence renouvelée qui s’orientera vers l’accueil vocationnel et la formation ».

Dans les derniers jours du mois de juin, le P. Saverio Cannistrà, ocd, Préposé Général, a rendu visite à nos frères et sœurs du Carmel Hollandais, accompagné par son secrétaire, le P. Rafal Wilkowski. Il a pu rencontrer tous les frères de la semi-province et visiter, entre autres, les monastères d’Echt, Maastricht et Oirschot, partageant fraternellement la vie des frères et des moniales de cette Circonscription de l’Ordre, qui souffre des difficultés du manque de vocations et du vieillissement, avec les conséquences qui en découlent. A Echt il a pu également visiter la paroisse où sont conservés quelques objets ayant appartenu à sainte Thérèse Bénédicte de la Croix qui, comme on le sait, de là fut conduite avec sa sœur Rosa au camp de Westerbork puis à Auschwitz, où elles souffrirent le martyre.

Le 6 juin dernier, la mission du Carmel Thérésien au Bengale Occidental a fêté ses 20 ans. Les Carmes se sont établis en premier lieu à Kolkata, en 1998, envoyés par le Commissaire de l’époque de l’actuelle Province du Sud Kerala, le P. Wilfred Miranda, ocd. Plus tard le P. Bernardine M Louis, ocd, alors Provincial, ouvrit le premier séminaire de la mission à Burdwân. En 2008 le Bengale Occidental est devenu le Vicariat Régional du Sud Kerala.

La Circonscription a maintenant 10 maisons dont 3 sont des séminaires, elle comprend 23 prêtres, 18 étudiants de théologie, 2 régents, 7 étudiants de philosophie,6 novices,5 postulants et un bon nombre d’aspirants. Les activités pastorales les plus importantes sont les paroisses missionnaires, les collèges, les maisons d’accueil pour enfants : garçons et filles et un centre-école de coupe et de confection ou atelier de tailleur.

Le 6 juin 2018 l’archevêque Thomas D’Souza, de l’Archidiocèse de Calcutta, a célébré une messe d’action de grâces dans notre premier couvent. Nous sommes encouragés par les paroles que nous a adressées lors de sa visite pastorale le Définiteur Général le P. Johannes Gorantla nous mettant sous la protection de Sainte Thérèse et de Notre Très Sainte Mère la Vierge du Carmel, pour que continue à brûler en nous le feu de l’Esprit qui donne impulsion à notre mission.

Le 23 juin a été un grand jour pour le Paraguay et le Carmel. En ce jour tant attendu, le Stade du Club Cerro Porteño se remplit de fidèles arrivés dès la mi-journée pour acclamer leur Bienheureuse Marie Félicie de Jésus-Hostie (Chiquitunga). La cérémonie a commencé ponctuellement à 16h30, et a été présidée par le Cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation des Causes des Saints. Tous les évêques de la Conférence épiscopale et quelques 200 prêtres ont concélébré. La célébration a été solennelle, enlevée et joyeuse, avec un mélange de chants et de l’exubérant folklore paraguayen. Il a été émouvant de voir une assemblée de 50 .000 personnes (nous ne savons pas combien de milliers n’ont pu entrer dans le stade) participant à chaque moment de la messe par ses applaudissements.

Environ 60 Carmélites Déchaussées étaient présentes, ainsi que quelques 40 frères du Paraguay et des pays voisins. Le 24 juin en différents lieux des célébrations d’action de grâces ont eu lieu pour la béatification de cette bienheureuse Carmélite, celle que déjà hier le peuple acclamait comme sainte. Le Cardinal Angelo Amato a présenté Chiquitunga dans son homélie comme « une jeune cultivée et sainte, enthousiaste de sa foi et de sa vocation de consacrée. » Une sainte qui « invite aujourd’hui ses sœurs à être fières de leur vocation et joyeuses dans leur engagement quotidien avec le Seigneur. » Une sainte qui « nous invite tous à vivre notre existence chrétienne et inspire la jeunesse paraguayenne à vivre fidèle à l’amour de Jésus. »

Le Paraguay, le Carmel et le Ciel se sont remplis de cris de joie. Félicitations à tous.