Lorenzo Barone est un Carme Séculier de la Province de l’Italie Centrale. Il est né à Rome le 5 juillet 1992. De 2001 à 2003, il a fait partie du Chœur  pontifical des Pueri Cantores de la Chapelle “Sixtine”. Après avoir été diplomé par le Lycée Artistique “Alessandro Caravillani” de Rome, il a fréquenté l’Académie des Arts et des Nouvelles Technologies , recevant la qualification professionnelle de Graphiste Publicitaire  ( 2012) Graphiste Visualiseur (2013) et Directeur Assistant d’Art (2015). Depuis plusieurs années il collabore avec les Carmes au Centre Spirituel “ Maison St Sylvestre” de Monte Compatri (Rome). Il a en outre fait une expérience de travail comme Web Designer pour une importante agence publicitaire de Rome. Il s’est occupé de la refonte du nouveau site de la Province d’Italie Centrale et du graphique de l’exposition itinérante “ Née pour Toi”,  réalisée dans cette province à l’occasion du Vème Centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus.

Lorenzo Barone est un Carme Séculier de la Province de l’Italie Centrale. Il est né à Rome le 5 juillet 1992. De 2001 à 2003, il a fait partie du Chœur  pontifical des Pueri Cantores de la Chapelle “Sixtine”. Après avoir été diplomé par le Lycée Artistique “Alessandro Caravillani” de Rome, il a fréquenté l’Académie des Arts et des Nouvelles Technologies , recevant la qualification professionnelle de Graphiste Publicitaire  (2012) Graphiste Visualiseur (2013) et Directeur Assistant d’Art (2015). Depuis plusieurs années il collabore avec les Carmes au Centre Spirituel “ Maison St Sylvestre” de Monte Compatri (Rome). Il a en outre fait une expérience de travail comme Web Designer pour une importante agence publicitaire de Rome. Il s’est occupé de la refonte du nouveau site de la Province d’Italie Centrale et du graphique de l’exposition itinérante “ Née pour Toi”,  réalisée dans cette province à l’occasion du Vème Centenaire de la naissance de Sainte Thérèse de Jésus.

 

On vous donnera par écrit ce que j’ai préparé, ainsi vous pourrez le lire, le méditer, tranquillement. Maintenant je voudrais vous dire quelque chose de mon cœur.

La Lecture du Premier Livre des Rois (2, 2b-3), adressée à Josué, commençait par un appel au courage : « Sois courageux, montre-toi un homme ». Courage. Et pour suivre le Seigneur il faut du courage, toujours, un peu de courage. Il est vrai que le travail le plus dur c’est lui qui le fait, mais il faut du courage pour le laisser faire. Et me vient à l’esprit une image, qui m’a beaucoup aidé dans ma vie de prêtre et d’évêque. Un soir, deux sœurs, une très jeune et une âgée marchaient du chœur, où elles avaient prié les Vêpres, jusqu’au réfectoire. La petite vieille avait du mal à marcher, elle était presque paralytique, et la jeune cherchait à l’aider, mais la petite vieille s’énervait, elle disait : « Ne me touche pas ! Ne fais pas cela pour que je tombe ! » Et, Dieu sait, mais il me semble que la maladie avait rendu la petite vieille un peu névrotique. Mais la jeune, toujours avec le sourire, l’accompagnait. A la fin, elles arrivent au réfectoire, la jeune cherchait à l’aider à s’asseoir, et la petite vieille : « Non, non, tu me fais mal, tu me fais mal ici… », mais à la fin elle s’asseyait. Une jeune, face à cela, aurait surement eu envie de l’envoyer promener ! Mais cette jeune souriait, prenait le pain, le préparait et le lui donnait. Cela n’est pas une fable, c’est une histoire vraie : la vieille s’appelait Sœur Saint-Pierre, et la jeune Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus.

C’est une histoire vraie, qui reflète un petit morceau de la vie communautaire, qui fait voir l’esprit avec lequel on peut vivre une vie communautaire. La charité dans les petites et dans les grandes choses. Cette jeune aurait pu penser : « Oui, mais demain j’irai chez la prieure et je lui dirai d’envoyer une plus forte pour aider cette vieille, parce que je n’en peux plus ». Elle n’a pas pensé ainsi. Elle a cru dans l’obéissance : « L’obéissance m’a donné ce métier et je le ferai ». Avec la force de l’obéissance elle faisait ce travail avec une délicieuse charité. Je sais que vous toutes, sœurs de clôture, vous êtes venues pour demeurer proches du Seigneur, pour chercher le chemin de la perfection ; mais le chemin de la perfection se trouve dans ces petits pas sur la route de l’obéissance. Des petits pas de charité et d’amour. Des petits pas qui semblent rien, mais qui sont des petits pas qui attirent, qui « font esclave » Dieu, des petits fils qui « emprisonnent » Dieu. Ceci pensait la jeune : aux fils avec lesquels elle emprisonnait Dieu, aux cordes, cordes d’amour, que sont les petits actes de charité, petits, très petits, parce que notre petite âme ne peut pas faire de grandes choses.

Sois courageuse ! Le courage de faire les petits pas, le courage de croire que, à travers ma petitesse, Dieu est heureux, et réalise le salut du monde. « Non mais je pense que la vie religieuse doit changer, doit être plus parfaite, plus proche de Dieu, et pour cela je veux devenir prieure, capitulaire, pour changer les choses !… ». Je ne dis pas que quelqu’une de vous pense cela… Mais le diable s’insinue dans ces pensées. Si tu veux changer non seulement le monastère, non seulement la vie religieuse – changer et sauver avec Jésus – , sauver le monde commence par ces petits actes d’amour, de renoncement à soi-même, qui emprisonnent Dieu et le portent parmi nous.

Revenons à l’histoire de la jeune et de la vieille. Un de ces soirs, avant le dîner, alors qu’elles allaient du chœur au réfectoire – elles sortaient du chœur dix minutes avant pour aller au réfectoire, pas à pas – Thérèse entendit une musique, de dehors…: c’était une musique de fête, de bal… et elle pensa à une fête où les jeunes gens et les jeunes filles dansaient, honnêtement, une belle fête de famille… peut-être des noces, un anniversaire… Elle pensa à la musique, à tout cela… Et elle entendit quelque chose à l’intérieur ; peut-être  qu’elle a entendu : « Ce serait bien d’être là », je ne sais pas…Et aussitôt, résolue, elle dit au Seigneur que jamais, jamais elle aurait changé pour cette fête mondaine un seul de ses gestes avec la sœur petite vieille. Ceux-ci la rendaient plus heureuse que tous les bals du monde.

Sûrement, à vous, la mondanité arrivera sous de nombreuses formes cachées. Sachez discerner, avec la prieure, avec la communauté en chapitre, discerner les voix de la mondanité, pour qu’elles n’entrent pas en clôture. La mondanité n’est pas une sœur de clôture, au contraire, c’est une chèvre qui va par ses chemins, conduit en dehors de la clôture… Quand te viennent des pensées de mondanité, ferme la porte et pense aux petits actes d’amour : ceux-ci sauvent le monde. Thérèse a préféré garder la petite vieille et avancer.

Ce que je vous dirai maintenant, je ne le dirai pas pour vous faire peur, mais c’est une réalité, Jésus l’a dit, et je me permets de le dire moi aussi. Chacune de vous, pour entrer au couvent, a dû lutter, a fait tant de bonnes choses et a vaincu, a vaincu : elle a vaincu l’esprit mondain, elle a vaincu le péché, elle a vaincu le diable. Peut-être, le jour où tu es entrée au couvent, le diable est resté à la porte, triste : « J’ai perdu une âme », et il s’en est allé. Mais ensuite il est allé demander conseil à un autre diable plus rusé, un vieux diable, qui sûrement lui a dit :  « Aie patience, attends… ». C’est une façon habituelle de procéder du démon. Jésus le dit. Quand le démon laisse libre une âme, il s’en va ; puis, après un peu de temps, il veut revenir, et il voit cette âme si belle, si bien rangée, tellement belle, et il veut entrer. Et que nous dit Jésus ? Ce diable va, il en cherche sept autres pires que lui et revient avec ces sept, et ils veulent entrer dans cette maison bien rangée. Mais ils ne peuvent pas entrer en faisant du bruit, comme s’ils étaient des voleurs, ils doivent entrer poliment. Et ainsi les diables « polis » sonnent la cloche : « Je voudrais entrer…, je cherche cette aide, cette autre, cette autre… ». Et on le fait entrer. Ce sont des diables polis, ils entrent à la maison, te retapent et ensuite, dit Jésus, la fin de cet homme ou de cette femme est pire qu’au début. Mais tu ne t’es pas aperçu que c’était un esprit mauvais ? « Non, il était si poli, si bon ! et maintenant, non, je m’en vais chez moi parce que je ne peux pas tolérer cela… ». Désormais il est trop tard, tu l’as laissé entrer trop à l’intérieur de ton cœur. Tu ne t’es pas aperçu, tu n’as pas parlé avec la prieure, tu n’as pas parlé avec le chapitre, avec quelque sœur de la communauté ? Le tentateur ne veut pas être découvert, c’est pourquoi il vient déguisé en personne noble, polie, parfois en père spirituel, parfois… S’il te plaît, sœur, quand tu sens quelque chose d’étrange, parle tout de suite ! Parle tout de suite ! Manifeste-le. Si Eve avait parlé à temps, si elle était allé chez le Seigneur pour lui dire : « Ce serpent me dit ces choses, toi qu’en penses-tu ? ». Si elle avait parlé à temps. Mais Eve n’a pas parlé et le désastre est arrivé. Je vous donne ce conseil : parlez tout de suite, parlez à temps, quand c’est  quelque chose qui vous enlève la tranquillité ; je ne dis pas la paix, mais avant encore la tranquillité, puis la paix. Cela est l’aide, cela est la défense que vous avez en communauté : l’une aide l’autre pour faire un front uni, pour défendre la sainteté, pour défendre la gloire de Dieu, pour défendre l’amour, pour défendre le monastère. « Mais nous nous défendons bien de la mondanité spirituelle, nous nous défendons bien du diable parce que nous avons une double grille, et au milieu aussi un rideau ! » La double grille et le rideau ne sont pas suffisants. Vous pourriez en avoir cent de rideaux ! Il faut la charité, la prière. La charité de demander conseil à temps, d’écouter les sœurs, d’écouter la prieure. Et la prière avec le Seigneur, la prière : « Seigneur ce que j’entends est-ce vrai, ce que me dit le serpent est-ce vrai ? » Cette jeune Thérèse, dès qu’elle entendait quelque chose à l’intérieur, en parlait avec la prieure…, qui ne la voulait pas, elle ne lui voulait pas du bien la prieure ! « Mais comment je fais pour aller chez la prieure si chaque fois qu’elle me voit elle me montre les dents ! ». Oui, mais la prieure c’est Jésus. « Mais, père, la prieure n’est pas bonne, elle est mauvaise ». Laisse dire le Seigneur, pour toi la prieure c’est Jésus. « Mais la prieure est un peu âgée, les choses ne vont pas bien… ». Laisse le chapitre décider; toi, si tu veux dire cela, dis-le en chapitre, mais tu vas chez la prieure, parce que c’est Jésus. Toujours la transparence du cœur ! En parlant, on vainc toujours.

Et cette Thérèse, qui savait être antipathique à la prieure, allait chez elle. C’est vrai, il faut reconnaître que toutes les prieures ne sont pas le prix Nobel de la sympathie ! Mais elles sont Jésus. La vie d’obéissance est celle qui t’assujettit dans l’amour, qui nous rend soumis à l’amour.

Ensuite, cette Thérèse est tombée malade. Elle est tombée malade et, peu à peu, il lui semblait avoir perdu la foi. Cette pauvre, qui dans sa vie avait su renvoyer les diables « polis », à l’heure de la mort elle ne savait pas comment réussir avec le démon qui lui tournait autour. Elle disait : « Je le vois : il tourne, il tourne… ». C’est l’obscurité des derniers jours, des derniers mois de la vie. Pour la tentation, la lutte spirituelle, l’exercice de la charité, on ne va pas à la retraite : jusqu’à la fin tu devras lutter. Jusqu’à la fin. Même dans l’obscurité. Elle pensait avoir perdu la foi ! Et elle appelait les sœurs pour qu’elles jettent de l’eau bénite sur son lit, pour qu’elles portent les bougies bénies… La lutte dans le monastère est jusqu’à la fin. Mais elle est belle, parce que dans cette lutte – cruelle mais belle – quand elle est vraie, on ne perd pas la paix.

Vous direz, ce Pape est un peu « folklorique », parce qu’au lieu de nous parler de choses théologiques, il nous a parlé comme à des enfants. Si vous pouviez être toutes des enfants dans l’esprit ! Avec cette dimension de l’enfance que le Seigneur aime tant.

Je voudrais finir l’histoire de Thérèse avec la petite vieille. Cette Thérèse, maintenant, accompagne un vieux. Et je veux témoigner de cela, je veux témoigner parce qu’elle m’a accompagné, à chaque pas elle m’accompagne. Elle m’a enseigné à faire les pas. Parfois je suis un peu névrotique et je l’envoie promener, comme la Mère Saint-Pierre. Parfois je l’écoute ; parfois les douleurs ne me la font pas bien écouter…Mais elle est une amie fidèle. C’est pourquoi je n’ai pas voulu vous parler de théories, j’ai voulu vous parler de mon expérience avec une sainte, et vous dire ce qu’est capable de faire une sainte et quel est le chemin pour devenir des saintes.

En avant ! et soyez courageuses !

 

La Faculté de Théologie Pontificale et l’Institut Pontifical de Spiritualité « Teresianum » de Rome ont  offert un cours à un groupe de Carmélites Déchaussés italiennes entre le 25 et le 28 juin de cette année.

Les Sœurs avaient pu participer, au moins en partie, au cours de Théologie Spirituelle en ligne proposé par le Teresianum et avaient eu la possibilité de participer à une session en face à face leur permettant d’approfondir certaines des matières proposées et de présenter leurs questions et contributions aux enseignants responsables. Chaque jour, quatre leçons étaient prévues le matin et quatre autres l’après-midi, et où les cours magistraux des professeurs étaient combinés avec

des moments d’échange et de dialogue.

Cette expérience académique, très positive selon  l’avis de tous les assitants, s’est achevée avec

la participation des Carmélites à la liturgie et aux repas de la Communauté. Une heureuse coïncidence a permis à nos Sœurs d’assister à la fête de fin d’année des étudiants de troisième année de Théologie du Collège International Saint Jean de la Croix, qui s’est déroulée le 27 juin.

Cher P. Saverio: Nous avons appris avec joie votre nomination comme membre de  la  CIVCSVA il y a quelques jours. Qu’est-ce que cela implique pour vous ? Cela vous a-t-il surpris ?

Cela a été une grande surprise. Je l’ai appris par un message du Procureur Général de l’Ordre.

Pourriez-vous nous donner quelques détails sur votre mission comme membre de la Congrégation?

En réalité, je ne sais pas exactement quelles tâches spécifiques sont assignées aux membres de la Congrégation. Il ne s’agit pas du travail des consulteurs, qui sont des experts sollicités pour étudier des thèmes spécifiques. Je sais que toute Congrégation a des sessions ordinaires et plénières auxquelles sont appelés à participer les membres du Dicastère.  

C’est toujours un honneur d’être appelé par le Pape à une responsabilité au service de l’Eglise. Que pensez-vous que peut être votre contribution comme Préposé Général des Carmes Déchaux à la Vie Consacrée?

Je suis reconnaissant au Pape pour la confiance à mon égard et surtout à l’égard du Carmel Thérésien. Quant à la contribution que je pourrai donner, je crois que tout dépendra des thématiques qui seront affrontées dans les sessions de la Congrégation. Sur certains thèmes, évidemment, j’ai plus d’expérience et de connaissance que sur d’autres. Ce sera certainement pour moi une expérience d’enrichissement et de participation plus intense à la vie de l’Eglise.

Votre expérience au service des moniales carmélites déchaussées sera certainement une aide pour remplir votre tâche. Qu’en pensez-vous ? Quels sont les défis et les problèmes de la vie contemplative aujourd’hui, selon vous?

En effet, le thème de la vie contemplative est probablement celui où je peux donner une contribution plus spécifique. En ce moment, après la publication de la Constitution Apostolique “Vultum Dei quaerere” et de l’Instruction “Cor orans”, la vie contemplative, en particulier féminine, est appelée à un renouvellement qui intéresse beaucoup d’aspects. Je crois que le défi le plus important est celui d’une maturation et d’un changement de mentalité. Chaque communauté, dans le respect de son autonomie juridique, est appelée à devenir membre actif d’un corps plus ample, d’une fraternité élargie, au sein de laquelle il est possible d’unir les forces et de trouver des solutions adéquates aux problématiques d’aujourd’hui.  

 Merci, P. Saverio. Nous prions pour votre mission et nous vous souhaitons toute sorte de biens.

Marchons ensemble ! La parole d’un chef de famille. Saverio Cannistrà, o.c.d. Documents du sexennat 2009-2015 rassemblés et présentés par le Carmel de Develier

« Marchons ensemble, Seigneur ! » D’une certaine manière, cette prière de Ste Thérèse d’Avila est aussi le propos du Père Saverio Cannistrà dans son service à la tête de l’Ordre du Carmel : inviter à cheminer en compagnie du Seigneur en faisant corps les uns avec les autres.

Les diverses contributions rassemblées dans ce volume sont celles d’un chef de famille qui parle en père, en frère, en compagnon de route. De façon claire, pertinente et profonde, courageuse et vivifiante, s’appuyant sur la célébration du cinquième centenaire thérésien en 2015 pour s’imprégner toujours à nouveau de l’esprit de la Madre, il met en lumière le charisme du Carmel et se penche sur ce que les personnes, les communautés religieuses, le Carmel, l’Église ont à traverser aujourd’hui. Le vrai que contiennent ces pages pourra intéresser bien au-delà des horizons du Carmel, livrant un précieux éclairage anthropologique et soutenant la marche de bon nombre de chercheurs de Dieu – ou de sens.

Disponible sur commande :

editions.carmeldevelier@gmail.com

Règlement par chèque libellé à l’ordre de : CARMEL D’YZERON

Carmel d’Yzeron

Livre P. Saverio

33, Grande Rue

FR – 69 510 Yzeron

Le 14 février 2009, le nouveau siège du CITeS – Université de la Mystique d’Avila – fut inauguré et depuis 1986, il développe ses activités dans une partie du couvent de « La Santa« , situé dans

la maison natale de Sainte Thérèse de Jésus. .

À l’occasion de cet anniversaire, le Centre a publié un bel ouvrage commémoratif, en espagnol et en anglais, divisé en trois parties: la première présente l’histoire du CITeS et la signification du bâtiment et son symbolisme, ainsi que les œuvres d’art qui y sont exposées; dans la deuxième partie, le lecteur peut se rendre compte de l’énorme activité comprenant de nombreux cours, conférences, congrès, manifestations religieuses et culturelles etc., développée au cours de cette dizaine

d’années, ainsi que des publications réalisées ou de la nouvelle réalité que représente le Centre de Jeunesse; dans la troisième partie, d’importantes statistiques y sont repertoriées.

Le titre du livre “Dix ans d’une étoile 2009 – 2019” fait allusion à la phrase adressée par Jésus à Sainte Thérèse de Jésus en référence au Monastère de Saint Joseph d’ Avila ( qui “serait une étoile resplandissante”), évoquée par la forme en étoile du centre. Riche illustration et chronique d’une partie importante de l’histoire du Carmel Thérésien, ce volume est d’une lecture très agréable.

Suivant les indications de nos Supérieurs Majeurs, le Secrétariat pour l’Information de l’Ordre prépare des changements qui seront annoncés peu à peu et mis en œuvre tout au long de l’année 2019-2020.

C’est pour cette raison que, profitant de la période estivale dans l’hémisphère nord, nous allons suspendre la publication des nouvelles durant le mois d’août et une partie du mois de septembre, pour nous retrouver au début de l’automne.

Cependant, nous allons essayer de garder nos réseaux sociaux actifs, en particulier Facebook et Twitter. Comme vous le savez probablement, dans la partie inférieure du site Web www.carmelitaniscalzi.com, il est possible d’accéder à deux « fenêtres » qui nous permettent de lire les nouvelles de la famille du Carmel mises à jour et publiées sur ces réseaux sociaux. De plus,

il n’est pas nécessaire d’avoir un compte pour voir les nouvelles. Nous vous invitons donc à rester en contact avec nous par le bias de ce moyen.

En vous souhaitant un très bon mois de la Vierge du Carmel et une joyeuse Fête de Notre-Dame du Mont Carmel, nous restons à votre disposition grâce à l’option contact de notre site Web.

Le fondateur de la Communauté de Sant’Egidio a visité le 28 mai dernier la Communauté

des Carmélites Déchaussées de Pescara, en Italie.

Cette communauté bien connue est née à Rome, précisément dans l’ancien monastère de Sainte Marie du Mont Carmel et de Sant’Egidio occupé par les Sœurs dans le célèbre Trastevere. Fondé en 1610, les religieuses l’abandonnèrent en 1972 et un jeune étudiant chrétien, Andrea Riccardi, prit en charge, avec quelques compagnons, le bâtiment pour lui permettre de commencer une expérience

de fraternité, de prière et de service aux plus pauvres de la périphérie romaine. Cette fraternité fut renommée en 1973 « Communauté de Sant’Egidio », portant le nom du monastère des Carmélites.

À l’occasion de la présentation dans la ville de la côte adriatique, de son livre intitulé d’une manière suggestive « Tout peut changer”, le « jeune  » Riccardi a voulu rendre visite aux Carmélites et leur laisser un précieux témoignage: « un souvenir affectueux aux racines communes en ce monde et

la prière à Sant’Egidio de Trastevere: “ Que la paix soit avec vous et que Dieu vous protège. Je vous souhaite tout le bien du monde et je vous demande que votre prière me et nous protège contre tout mal. Avec toute mon amitié et fraternité égidienne. Andrea Riccardi.  »

Au moment de la Création – disons approximativement entre le cinquième et le sixième jour – Dieu se promenait entre le 2° parallèle nord et le 16° méridien est. Je sais très bien qu’à cette époque, il n’y avait pas de références aussi précises sur le globe. Et le bon Dieu n’en avait certainement pas besoin pour ses promenades sur la Terre qu’il venait juste de créer ; mais c’est pour vous faire comprendre où il était à ce moment-là. Et là, soit à cause de la fatigue du travail des jours précédents, soit simplement parce qu’il n’avait pas encore sept milliards de personnes dont il fallait se soucier, Dieu s’arrêta et s’endormit. Il ne s’était cependant pas rendu compte que son sac rempli de trésors était troué et que de ce trou étaient sortis des rivières et des cascades, de grands arbres, des pierres précieuses et des animaux de toutes formes et de toutes couleurs. Quand il se réveilla, il était désormais trop tard pour tout remettre dans le sac. Les singes, suspendus parmi les lianes, jouaient même avec le sac dont ils venaient de sortir. Dieu sourit, fort amusé, et pensa que les singes étaient bien réussis. Il appela ce qu’il venait de créer « forêt » et jugea nécessaire que quelqu’un garde soigneusement une telle beauté. Il créa alors les pygmées, l’un des peuples parmi les plus gentils et les plus pacifiques de la planète. Dieu leur confia les clés de la forêt, quitta cet endroit avec un peu de chagrin et commença à s’occuper des problèmes des hommes qui, peu après, construiraient les premières villes.

Une telle merveille, à environ 500 km de chez nous, méritait le détour. Nous avons donc pensé partir en voyage au lieu où Dieu s’était reposé il y a tant de siècles, ce qui serait sans doute l’endroit idéal pour nous distraire et nous reposer un peu nous aussi, après les fatigues scolaires du premier semestre.

La première étape de ce long voyage, c’est Bambio, dans la région de la rivière Lobaye, où se trouve notre hôtel habituel. Dès notre arrivée, la famille de Frère Régis, en plus de mettre toute la maison à notre disposition, nous offre un excellent café produit localement. Le soleil ne s’est pas encore couché et nous en profitons donc pour une belle baignade à la rivière. Le lendemain matin, avant de poursuivre notre voyage, nous célébrons la Messe dans l’église du village. Mais, à Bambio, il est impossible de célébrer une Messe qui ne soit pas solennelle et l’assemblée était venue très nombreuse. Ici, les prêtres sont rares, vous pouvez imaginer quand il s’agit d’un prêtre qui arrive avec tout son couvent !  Pour le petit-déjeuner, le continental breakfast de Bambio propose du manioc et du gibier chassé juste la veille.

Dans l’après-midi, nous arrivons à Belemboké, une mission uniquement de pygmées à la lisière de la forêt. Les seuls qui ne sont pas pygmées dans le village, ce sont  deux prêtres africains – les pères Anselme et Serge -, trois sœurs d’Amérique latine – Sœur Melania, Sœur Alba Maria, Sœur Margarita – et l’instituteur de l’école primaire. Les pygmées – m’expliquent mes frères – sont les véritables habitants de la Centrafrique. En effet, c’est le bon Dieu lui-même qui les a placés ici, alors que les autres habitants du pays appartiennent à l’ethnie Bantou, qui est arrivée en Centrafrique à la suite de migrations. La paroisse et le village de Belemboké sont nés ensemble en 1973, à l’initiative du père Lambert, un courageux prêtre français. Ce missionnaire avait remarqué que les pygmées vivaient très souvent chez des maîtres d’autres groupes ethniques, presque comme des domestiques. En créant une paroisse rien que pour eux, le prêtre permit du même coup la naissance d’un village composé uniquement de pygmées qui se mirent à construire autour de l’église leurs petites huttes de branches et de feuilles. Et, avec tout le respect que l’on doit à ceux qui pensent, un peu superficiellement, que l’évangélisation est l’une des causes de l’extinction des cultures autochtones, ce prêtre, en même temps qu’il leur apportait l’Évangile, redonna aux Pygmées leur liberté et leur dignité, préservant ainsi leur culture et leurs traditions. Et parmi les éléments les plus intéressants de la culture pygmée, dans un contexte où la polygamie était largement répandue, il trouva la pratique d’une rigoureuse monogamie qui se « mariait » très bien – c’est vraiment le terme qu’il faut ! – avec la conception chrétienne du mariage. De toute évidence, l’initiative du père Lambert ne plut pas à ceux qui venaient de perdre leur main-d’œuvre. Le prêtre fut menacé. Mais, pour le protéger, intervint Bokassa, le célèbre souverain de ce qu’était alors l’Empire Centrafricain : il déclara que quiconque porterait atteinte à ce prêtre, serait traité comme s’il avait porté atteinte  à la personne même de l’empereur. Depuis lors, ces petits maîtres de la forêt continuent de vivre heureux et en paix, bien qu’ils ne sachent rien de l’énième accord de paix pour la Centrafrique, bien ambigu, que l’on vient de signer à Khartoum.

Après avoir passé la nuit au milieu des huttes des pygmées, nous partons pour Bayanga, où nous visitons le Parc National Dzanga-Sangha. Le parc se trouve dans la forêt du bassin du fleuve Congo, à l’extrême pointe sud-ouest de la Centrafrique, coincé entre le Cameroun et le Congo-Brazzaville. Le but de cette excursion est de rejoindre et d’observer de près une colonie d’éléphants. Nous marchons le long d’une forêt très dense. Le guide, aidé par un pygmée qui se met à la tête du groupe, nous explique comment se comporter au cas où nous rencontrerions un éléphant ou bien un gorille. Pour l’hippopotame, il n’a pas d’instructions particulières à nous donner : il nous informe qu’il vaut mieux ne pas en croiser du tout ! Enfin, il nous demande de garder le silence pour ne pas attirer les animaux. Voilà mes confrères qui se plongent dans un silence plus rigoureux que celui qu’ils devraient garder au couvent, le soir, après la prière de Complies. Au bout de quelques mètres, alors que nous traversons pieds nus une petite rivière, nous observons des grandes empreintes. Le guide ne plaisantait pas: les éléphants sont récemment passés par là. Après presque une heure de marche, nous montons sur un mirador construit exprès pour contempler ces énormes créatures de Dieu qui, vers midi, se rendent ici pour boire. Le spectacle est impressionnant et dépasse toutes nos attentes: les éléphants sont une centaine. Mais, nous informe le guide, la forêt en compte environ 4 000. Un patrimoine incroyable qui fait de ce coin de nature préservée un lieu unique au monde et qui attire notre regard pendant quelques heures.

Dans l’après-midi, nous remontons vers le nord. Nous traversons encore la forêt tropicale : c’est bien peu de dire qu’elle est luxuriante !  La route que nous empruntons est un petit sentier de terre rouge qui timidement demande aux arbustes aux grandes feuilles et aux arbres majestueux la permission de nous laisser passer, tandis que, hauts et vaniteux, ils ressemblent à des gendarmes avec leurs panaches, qui se montrent presque contrariés par notre présence. Nous arrivons enfin à Nola, où nous passerons la nuit. Nola est une ville pittoresque située au carrefour des rivières Kadeï et Mamberé qui, ensemble, donnent naissance à la grande rivière Sangha, royaume incontesté des hippopotames. Au confluent des deux rivières se trouve une petite île, couverte de grands arbres et peuplée de singes, qui était jadis le site de la prison de la ville. Pour atteindre l’ancienne mission fondée en 1939, et située de l’autre côté de la rivière, il faut prendre un bac. Nous arrivons à la tombée de la nuit. Nous sommes accueillis par la sœur Inès, une vieille religieuse espagnole, qui a préparé pour le dîner de l’antilope et des crevettes.

Le matin, alors que nous traversons la ville, nous sommes impressionnés par la quantité de bureaux d’achat et de vente d’or et de diamants dans toutes les rues. En fait, nous nous trouvons dans l’une des nombreuses régions de la Centrafrique où le sol est particulièrement riche en minéraux précieux. Et quelle souffrance – la mienne et celle de mes frères – quand nous nous demandons, perplexes, pourquoi ce pays, qui dort littéralement sur l’or et les diamants, est condamné à vivre dans l’extrême pauvreté tandis que d’autres peuvent bénéficier de ses richesses…

Nous arrivons à midi à Berberati, l’une des plus grandes villes de la Centrafrique. Nous sommes invités pour le déjeuner par les jeunes du Centre Kizito, une structure créée pour des enfants et des adolescents victimes ou auteurs de violence, souvent orphelins, provenant parfois de groupes armés ou ayant déjà passé des séjours, plus ou moins longs, en prison. Sœur Elvira, une missionnaire qui ne connaît pas les nuances et ne tolère pas les orphelinats, est à l’origine de cette communauté qui cherche à redonner la dignité à des dizaines de jeunes en leur apprenant un métier, en leur faisant pratiquer l’agriculture, la musique, le sport et, surtout, l’art de vivre ensemble sans se faire du mal. « Sara mbi ga zo – Fais que je devienne un homme », telle est la devise de cette ambitieuse initiative que Sœur Elvira poursuit obstinément depuis plusieurs années, avec l’aide de différentes familles et non sans difficultés. L’un de mes frères, à la fin de la visite, propose d’élire sœur Elvira comme présidente de la Centrafrique, ne serait-ce que pour un mandat. Je ne pense pas que Sœur Elvira ait de telles ambitions, mais cette année, le Présidente de la République Italienne a reconnu ses mérites en la nommant Commandant de l’Ordre du Mérite de la République italienne.

À la cathédrale de Berberati, nous rencontrons le jeune évêque du diocèse, Denis Agbenyadzi, originaire du Ghana, qui nous partage un peu son expérience missionnaire, en particulier les huit années passées comme curé des pygmées de Belemboké. Puis nous nous dirigeons à nouveau vers le nord et, à mi-chemin, nous nous arrêtons aux cascades de Touboutu. Nous arrivons à Carnot, un autre centre de collecte d’or et de diamants. Le père André, un vieux missionnaire de Belgique, nous accueille. Nous visitons l’église de Notre Dame de la Mamberé, qui malheureusement n’est pas en excellent état : on dirait une météorite d’art médiéval précipitée par hasard dans ces régions. La statue de la Vierge s’inspire de l’image de la Madone de Bouglose.

En arrivant à Baoro, où depuis 1973 nous avons ouvert une mission, et où nous faisons notre avant-dernière étape avant de rentrer chez nous à Bangui, nous nous plongeons dans un débat intéressant et fort animé sur la nature, l’histoire, la beauté, les émotions d’un Européen et celles d’un Africain … De gustibus non est dispuntandum, disaient les anciens. Mais je ne suis pas avec des  anciens, mais plutôt avec des jeunes et la dispute est très animée. Cependant, mes opinions et mes canons esthétiques sont nettement minoritaires. Je me déclare vaincu et nous nous dirigeons vers des débats moins exigeants. À Baoro, invités par nos confrères, nous visitons la nouvelle école de catéchistes. Elle a été inaugurée il y a de nombreuses années par le père Nicolò, fondateur de notre mission, puis fermée peu de temps après. Elle revit à présent, grâce au dévouement du Père Odilon qui avec passion se donne à la formation de dix catéchistes qui vivent ici avec leurs familles.

Au cours des derniers kilomètres qui précèdent notre arrivée à Bangui, je repense aux lieux, mais surtout aux personnes rencontrées au cours du voyage: ces missionnaires amoureux de ce pays qui, cachés comme des diamants, travaillent pour le Royaume de Dieu sans faire trop de bruit. J’ai posé à chacun l’incontournable question : « Mais depuis combien d’années êtes-vous ici? » La question est indiscrète, presque impertinente, comme si je voulais connaître la combinaison d’un coffre-fort qui ne m’appartient pas. Mes interlocuteurs sourient, ferment les yeux – comme pour exprimer le besoin de revoir chaque année de leur vie passée dans ces lieux – et prononcent ensuite un chiffre, à la fois humbles et fiers, comme s’il s’agissait d’un secret qu’ils n’auraient pas voulu révéler, les carats du diamant le plus précieux: celui de la vie donné pour l’Évangile et pour ce peuple.

Amitiés de Bangui

Père Federico

Em 25 de abril de 2019, durante a oitava de Páscoa, falecia em Bambolim (Goa – Índia), o Padre Edwin Aleluia Aleixo Diniz, ocd, doutor em Teologia Dogmática e licenciado em Sagrada Escritura, professor emérito do Teresianum. Nascido em Merces (Goa), em 8 de abril de 1944, professou na Ordem em 19 de março de 1965 e foi ordenado sacerdote em 9 de abril de 1972. Retornou à casa do Pai aos setenta e cinco anos de idade, cinquenta e quatro deles como religioso e quarenta e sete como sacerdote.

Recordamos de Padre Edwin com gratidão e o encomendamos ao Senhor. Sua vida foi um dom para a Ordem dos Carmelitas Descalços e a Igreja, particularmente por sua contribuição com a Pontifícia Faculdade Teresianum. Entregamos sua alma à Divina Misericórdia, para que possa regozijar-se eternamente na plenitude da bem-aventurança celeste.

Comme bon nombre de nos lecteurs le savent sans doute, il est actuellement possible de consulter online les articles de la Revue “Teresianum,” depuis sa fondation (sous le titre “Ephemerides Carmeliticae”) jusqu’au dernier numéro de l’année 2014, sur la plateforme Dialnet, et le catalogue de la bibliothèque de la Faculté  sur la page  www.teresianum.net. En bref, l’accès est possible aussi sur la plateforme Atla. Il est même possible de télécharger les articles au format PDF. Quant aux articles postérieurs, il est déjà possible d’accéder à ceux des années 2015 à 2019 en acquittant une souscription de 50 euros (TVA comprise). On peut contrôler tous les renseignements nécessaires sur l’image qui accompagne cette notification.

L’exposition “Vitor Teresa” que l’on a pu visiter l’année dernière à Alba de Tormes (Salamanca – Espagne) et qui a réuni des oeuvres particulièrement significatives sur la vie de Sainte Thérèse d’Avila,  va pouvoir en laisser une “empreinte” définitive à Salamanque.

L’origine des oeuvres exposées, qui ont dû retourner à leurs propriétaires, ne permettait pas de les maintenir toutes ensembles et de façon définitive… Mais, afin d’immortaliser cette rencontre, la Députation (le Conseil Général) de Salamanque a photographié une sélection d’entre elles et les exposera dans le Palais de la Salina de Salamanque jusqu’au 5 mai.

Ensuite, afin d’en poursuivre la diffusion, l’ensemble  “Vitor Teresa in itinere,” composé de photographies de grande taille disposées en 24 panneaux, entrera dans le catalogue des expositions que la Députation (le Conseil Général) met gratuitement à la disposition des mairies de la province.

L’exposition originale “Vitor Teresa” dûe à l’initiative des Carmes déchaussés de Alba de Tormes, financée par la Députation (le Conseil Général) de Salamanque, et présentée à l’occasion de l’Année Jubilaire Thérésienne dans le couvent de San Juan de la Croix, a reçu, de juillet à décembre 2018 plus de 17 200 personnes.

L’objectif initial était de montrer la figure de Thérèse de Jésus dans une perspective religieuse, à travers la présentation d’oeuvres d’art, mais l’exposition a voulu  aussi offrir “un regard sur d’autres versants de la vie de la sainte”, sur  le grand écrivain qu’elle était, ou même son aspect le plus personnel.

Ont collaboré à l’élaboration de l’exposition les Pères Carmes Déchaussés d’Alba, l’Université de Salamanque, la Casa de Alba, le Diocèse de Salamanque, la Cathédrale de Salamanque, l’Université Pontificale, le Musée Provincial de la Junta (le Conseil Municipal), la Fondation Rodriguez Fabrés, le Diocèse de Avila, La Casa de Pastrana, l’Archiconfrérie du Rosaire, le Groupe de Recherches Alphonse IX, ainsi que des entreprises d’Alba et des particuliers.

Catalogue et vídeo:

http://www.lasalina.es/ebooks/Libros/978-84-7797-576-2.pdf

https://www.youtube.com/watch?v=HSRcFaGc-tY

Les pères jésuites de Rome ont organisé et accueilli le 10 avril dernier – dans la fameuse église du Gésu – un spectacle son et lumière qui accompagnait la lecture priante de textes choisis dans les  Exclamations de sainte Thérèse. Silvia Lanzalone en était la productrice et l’interprète (son et musique), avec Silvia Schiavoni (traduction et voix) et Gianni Trovalusci (improvisations musicales), dirigés par Emanuela Mentuccia.

L’objectif de cette représentation théatrale était de faire parvenir au spectateur, à travers les mots de Thérèse, l’amour de Dieu dont elle avait fait l’expérience, et la réponse passionnée de la Sainte qui accueille cet amour !   Les moyens dramatiques utilisés tentaient aussi  d’en appeler au coeur de l’auditeur, pour que lui aussi réalise  cette expérience de l’amour divin offert gratuitement par le Christ et accueilli avec stupeur et humilité.

Le spectacle, parrainé entre autres par la Faculté Pontificale “Teresianum”, a été un grand succès public, et s’est terminé sur un très belle exégèse des Exclamations prononcée par Mons. Melchor Sànchez de Toca, originaire de Tolède et sous secrétaire du Conseil Pontifical pour la Culture.

Mons. Anders Arborelius, premier cardinal suédois de l’histoire et premier cardinal carme du troisième millénaire, a visité le sanctuaire de Notre Dame des Neiges, à Adro le dimanche 7 avril, à l’occasion des célébrations du 500ème anniversaire de l’apparition mariale à  Adro, (1519-2019). Accueilli par le P. Gino Toppan, le  provincial de Vénétie, P. Aldino Cazzago et la communauté des frères carmes, le cardinal Arborelius, ou “Père Anders”, ainsi qu’il préfère être appelé, a présidé une messe dans le cimetière du sanctuaire, devant une très nombreuse assemblée.

Au cours de la célébration de l’Eucharistie, la statue de notre Dame des Neiges a été bénie, avant de partir pour un pélerinage dans la région de Franciacorta.

La Sainte Messe a commencé avec une  surprise : la salutation, dans la langue maternelle du cardinal de la petite communauté suédoise présente en Franciacorta. Des élèves de l’école, réunis par leurs professeurs de musique ont animé la célébration de façon très joyeuse. Malgré quelques gouttes de pluie  qui ont inquiété les plus craintifs –  mais pas le Père Gino – le temps s’est finalement montré clément, pour la plus grande joie de tous ceux, rassemblés dans le sanctuaire, qui vouent une particulière dévotion à Notre Dame. Dans son homélie, le “Père Anders” a souligné que le Carême est un moment de fête, puisqu’alors nous cheminons dans l’espérance vers la sainteté, suivant le modèle de Marie, qui nous accompagne dans ce pélerinage de conversion. “Avec elle, a conclu le cardinal, nous pouvons avancer vers la sainteté et le renouvellement spirituel”.

L’après-midi, le “Père Anders” a rendu visite aux religieuses déchaussées de Cividino, tandis que, au souper, il recevait la visite de l’évêque de Brescia, Mons. Pierantonio Tremolada. Le lundi 8, Monseigneur Arborelius a présidé l’oraison du matin à l’Ecole Notre Dame des Neiges. Cette visite a été un moment de bonheur et de communion pour le Carmel, sous le patronage de Sainte Marie (Fr. Samuele Donà ocd).

https://www.carmeloveneto.it/joomla/adro/658-il-cardinale-carmelitano-arborelius-ad-adro-cronaca-ed-intervista?fbclid=IwAR1y3CpmPtm_ka7i4ZRfcgbuXE6nXdxWNBvjSN_MaXyMGjUdYXpTAvYYg1Q