(…) Thérèse de Jésus est exceptionnelle, tout d’abord parce qu’elle est sainte. Sa docilité à l’Esprit l’unit au Christ et elle demeure « toute embrasée dans l’amour de Dieu ». Elle exprime son expérience à travers de belles paroles en disant: « Je me suis toute livrée et j’ai déjà tout donné et j’ai eu la chance de faire cet échange, mon Bien-aimé est à moi, et je suis à mon Bien-aimé ». Jésus avait enseigné que « c’est du trop-plein du cœur que parle la bouche » (Lc 6, 45). L’audace, la créativité et l’excellence de sainte Thérèse comme réformatrice sont le fruit de la présence intérieure du Seigneur.

(…) La sainteté n’est pas seulement pour certains « experts du divin », mais c’est la vocation de tous les croyants. L’union avec le Christ, dont les mystiques comme sainte Thérèse font l’expérience de manière spéciale par pure grâce, nous la recevons à travers le baptême. Les saints nous stimulent et nous motivent, mais ils ne sont pas là pour que nous essayions de les copier littéralement, la sainteté ne se copie pas, « car même cela pourrait nous éloigner du chemin unique et spécifique que le Seigneur a pour chacun de nous. Ce qui est important c’est que chaque croyant discerne son propre chemin », chacun de nous a son chemin de sainteté, de rencontre avec le Seigneur.

(…) Sainte Thérèse nous enseigne que le chemin qui a fait d’elle une femme exceptionnelle et une personne de référence à travers les siècles, le chemin de la prière, est ouvert à tous ceux qui s’ouvrent humblement à l’action de l’Esprit dans leur vie, et que le signe que nous avançons sur ce chemin est d’être de plus en plus humbles, plus attentifs aux besoins de nos frères, de meilleurs enfants du Saint Peuple de Dieu. Ce chemin n’est pas ouvert à ceux qui se considèrent purs et parfaits, les cathares de tous les siècles, mais à ceux qui, conscients de leurs péchés, découvrent la beauté de la miséricorde de Dieu, qui accueille tous, rachète tous et invite tous à son amitié. Il est intéressant de voir que la conscience du fait d’être des pécheurs est ce qui ouvre la porte au chemin de sainteté.

(…) La prière a fait de sainte Thérèse une femme d’exception, une femme créative et innovante. À partir de la prière, elle découvrit l’idéal de fraternité qu’elle a souhaité concrétiser dans les couvents qu’elle fonda. (…) Dans la prière, elle s’est sentie traitée en épouse et en amie par le Christ ressuscité. À travers la prière, elle s’est ouverte à l’espérance.

 

 

Source : Osservatore romano, 72e année, n.17 (3.681), 27 April 2021.

Du 12 au 15 avril, Avila a accueilli le Congrès international « Santa Teresa de Jesús, “Mujer Excepcional” » à l’occasion du 50e anniversaire de la proclamation de sainte Thérèse de Jésus comme Docteur de l’Église. Au début du congrès, un message du Pape François a été lu. Il y saluait tous les participants et affirmait que « la flamme que Jésus a allumée en Thérèse continue de briller dans ce monde qui a toujours besoin de témoins courageux, capables de briser n’importe quel mur ».

Le Congrès s’est déroulé selon une double modalité : en présentiel et en ligne. Pendant 4 jours, il a présenté la doctrine thérésienne pour le monde et l’Église d’aujourd’hui dans différentes thématiques.

À la fin du congrès, les participants ont reçu une nouvelle surprise : un message vidéo du pape François. Ce fut le point d’orgue du Congrès. Le Pape en profita pour rappeler que l’une des caractéristiques de la Sainte d’Avila était son union avec le Christ et sa détermination à être avec lui dans la prière. Il a encouragé tout un chacun à trouver son propre chemin de sainteté et a souligné que « Sainte Thérèse nous enseigne que le chemin qui a fait d’elle une femme exceptionnelle et une figure de référence à travers les siècles, ce chemin, celui de la prière, est ouvert à tous ceux qui s’ouvrent humblement à l’action de l’esprit dans leur vie ».

Voici le lien vers le texte intégral du message vidéo :

https://www.osservatoreromano.va/it/pdfreader.html/fra/2021/04/FRA_2021_017_2704.pdf.html

 

Par ailleurs, le Congrès a réalisé une collecte de fonds, par le biais du site web du congrès (http://congresosantateresadoctora.es), pour aider le Monastère de l’Annonciation d’Alba de Tormes (Salamanque), où est conservé le tombeau de la Santa. En plus de cela, les organisateurs ont également décidé de faire don des bénéfices du Congrès pour subvenir à la situation économique difficile que traverse le monastère.

 

Nous avons appris le 12 mars que Mère Elsa Campa, prieure des carmélites d’Alba et de Villagarcía de Campos, et présidente de la Fédération des carmélites déchaussées, avait été nommée par le Pape consulteur de la Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique.

Ma Mère, pour ceux qui ne vous connaissent pas, pourriez-vous vous présenter ?

EC : Je m’appelle Elsa Campa Fernandez (Elsa del Corazon de Jesus) et je suis née dans le nord de l’Espagne, dans un petit village des Asturies. Je suis entrée au Carmel d’Oviedo le 10 juillet 1982, j’ai fait ma première profession le 12 janvier 1985 et ma profession solennelle le 10 janvier 1988.

Que signifie cette nomination pour vous en tant que femme et en tant que carmélite ?

EC : En tant que femme, c’est une bonne chose que peu à peu l’Église nous fasse confiance et pense à nous ; qu’elle veuille entendre notre voix ; et qu’elle reconnaisse tout ce que, génération après génération, nous, les femmes, faisons dans l’Église et dans la société.

En tant que carmélite, pour moi c’est plus de travail et de soucis, car j’ai déjà une journée bien remplie. Mais, au-delà de moi-même, c’est une petite reconnaissance et un honneur pour tout l’Ordre. Et cela me remplit de joie.

Puis, le 11 avril, nous apprenions que le Saint-Père avait également nommé le Père Denis Chardonnens, O.C.D., consulteur de la CIVCSVA. Il est l’ancien doyen de la Faculté pontificale de théologie et de l’Institut pontifical de spiritualité Teresianum à Rome. Il y enseigne la théologie trinitaire, la théologie dogmatique et la théologie spirituelle fondamentale.

Félicitations à tous les deux ! Nous vous gardons dans notre prière.

 

Le père Teófanes est né à Gajates (Espagne) en 1936, est carme et a consacré sa vie à l’Histoire. Professeur d’histoire moderne à l’université de Valladolid jusqu’en 2001, chroniqueur officiel de la ville de Valladolid pendant 17 ans, il est l’un des experts les plus reconnus du XVIIIe siècle.

Le jury a décidé à l’unanimité de lui décerner ce prix « pour son dévouement permanent et brillant à l’enseignement et à la recherche historique. Son travail a fourni à l’historiographie du XVIIIe siècle espagnol des lignes de recherche d’avant-garde et a eu un impact particulier sur l’histoire des mentalités. (…) Les études menées par le père Teófanes Egido ont été décisives dans l’identification des origines judéo-converties de la famille de Thérèse de Jésus, ou dans l’approche critique de l’œuvre de Martin Luther, dont il a réalisé la première traduction en castillan. Il a ainsi ouvert de nouvelles voies d’étude et d’interprétation sur la spiritualité du Baroque. Tout ceci en fait un des grands historiens de Castilla y León ».

La cérémonie de remise des prix a eu lieu le mercredi 21 avril 2021.

Nous félicitons le Père Teófanes pour cette récompense.

 

L’Église catholique de rite latin représentait en  2005,  4 000  fidèles, soit  0,6% des  chrétiens du  pays. Le Carmel est présent en Irak depuis 1623 (à Basrah). En 1721, un autre couvent est fondé à Bagdad. L’activité missionnaire a toujours été vécue comme une aide aux communautés chrétiennes locales. La situation de la mission est très précaire comme dans tout le reste du pays. Les chrétiens et particulièrement les religieux sont l’objet d’intimidations de la part des extrémistes. Nous avons un frère iraquien, le frère Ghadir. Il est présent à Bagdad, il est aidée par des proches du couvent. Depuis octobre 2018, les sœurs du Carmel Saint Joseph sont présentes présentent à Bagdad, où elles tiennent une école.

Il existe une page Facebook « The Family of Carmel of Iraq » :

https://www.facebook.com/carmeliraq/photos

 

La visite du Pape François en Iraq, ardemment voulue par le Souverain Pontife, plusieurs fois renvoyée à des dates ultérieures, a finalement eu lieu du 5 au 8 mars 2021. Elle a été unanimement qualifiée d’historique.  C’est la première fois d’un Pape en Irak, certes.  Mais c’est surtout une visite aux hommes et femmes d’un pays immensément riche mais en proie aux conflits internationaux les plus égoïstes et les plus destructeurs. C’est une visite qui s’inscrit dans la ligne de l’action héroïque du Saint Siège contre les guerres, pour les droits de l’homme et la liberté religieuse de conscience.

Sur les traces d’Abraham, le Saint Père cherche à réveiller la vraie foi en Dieu dans un pays à majorité musulmane où le fanatisme reste dangereux, où le jihadisme, notamment celui de l’État islamique, a déraciné une Église bimillénaire et condamné à l’exil plus d’un million de ses fidèles, hypothéquant l’avenir et obscurcissant le présent.

La Visite a été courte et rapide. Le Pape a rencontré les autorités officielles, des représentants de différentes religions. Il a trouvé une trentaine de minutes pour réciter l’Angélus dominical dans un grand bourg chrétien de la plaine de Ninive, région humiliée, vandalisée et vidée de ses habitants par l’État islamique. Il s’était peu avant recueilli en prière dans le cœur de la ville de Mossoul, meurtrie et détruite par l’État islamique et ses détracteurs, qui a éliminé beaucoup  de musulmans après avoir persécuté les chrétiens et les Yézidis. Il a terminé par une Messe Pontificale dans un stade d’Erbil, capitale de la région Kurde.

La visite a été historique parce que le Souverain Pontife s’est présenté, humble mais aimant, témoin de vérité et d’espérance.

 

† Jean Benjamin SLEIMAN, OCD

Archevêque de Bagdad des Latins

 

Une nouvelle tentative raté de coup d’état, le 13 janvier 2021, a de nouveau mis la population centrafricaine en panique. 2385 personnes ont fui les milices rebelles et sont venus chercher refuge auprès du couvent St Élie. C’étaient essentiellement des femmes et des enfants. Aidés par quelques ONG et Agences de l’ONU, les frères ont pu pallier au mieux aux besoins les plus urgents des réfugiés.

Puis, pendant 40 jours, il a fallu réorganiser toute la vie à St Élie, apprendre à vivre et à cohabiter, les frères avec les réfugiés, les réfugier avec la peur et l’espoir, et tous avec l’insécurité. Pendant cette période troublée, 7 enfants ont vu le jour au couvent. Le 5 février, l’évêque de Bouar, Mgr Mirek Gucwa, est venu visiter le site. Il a aussi participé au temps de prière avec les réfugiés animés par les frères. Le 9 février, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui, est lui aussi venu à Bouar, avec la « Plateforme religieuse » de Bangui. Celle-ci est composée de membres de l’Église catholique, des confessions protestantes et de musulmans. Ils ont adressé un mot d’encouragement et de soutien aux réfugiés. Tous les membres de la Plateforme ont voulu bénir les mamans et les nouveau-nés du site, avant de terminer la visite par une prière. Ce même jour, Bouar était libérée par l’armée centrafricaine aidée des Russes.

À partir du 13 février, tous les réfugiés ont pu petit à petit retourner chez eux. Lors de la messe dominicale du 14 février, une femme a voulu exprimer sa reconnaissance à la communauté des frères Carmes au nom de tous les réfugiés. De cette période, il ne nous reste aujourd’hui que les militaires centrafricains et russes, qui viennent chercher de l’eau et prendre une douche.

 

Le 19 mars dernier, en la fête de saint Joseph, l’archevêque métropolitain, Mgr Marek Jędraszewski,  a présidé la messe en notre église de Cracovie. Au cours de la célébration, il a lu le décret par lequel il élève l’église des Carmes au rang de sanctuaire diocésain dédié à saint Joseph. L’Archevêque, dans son décret, commence par remarquer que c’est sous l’impulsion de la piété carmélitaine et de la tradition populaire séculaire que la ville de Cracovie a choisie saint Joseph comme son saint patron. Lors de l’invasion suédoise et des grandes épidémies, la ville Cracovie s’est confiée à la protection du Saint Patriarche, en 1715, devant l’image qui, plus tard, trouva place dans l’église des Carmes.

Aujourd’hui encore, les Carmes animent et alimentent la dévotion à St Joseph des habitants de Cracovie. L’église de l’Immaculée Conception de la Sainte Vierge Marie est le lieu où, du simple voyageur de passage (elle est proche de la gare) à l’étudiant inquiet pour son avenir, tous viennent se confier à l’intercession du Gardien de la Ste Famille. Dans son décret, l’Archevêque a confirmé les frères Carmes dans leur mission de promoteur de la dévotion à St Joseph, par le biais des Sacrements et de la piété populaire.

Notre frère, le Père Damian Sochacki, est le nouveau recteur du sanctuaire nouvellement créé.

 

La rencontre de la Conférence des Supérieurs Majeurs de la zone francophone d’Afrique s’est tenue à Abidjan du 24 au 29 janvier 2021. Étaient présents : P. Daniel Ehigie (Définiteur), P. Jérôme Paluku (Secrétaire du Bureau de Coopération Missionnaire), P. Albert Tampwo (Commissaire du Congo), P. Jacques Mutimanwa (Conseiller, Commissariat du Congo), P. Federico Trinchero (Délégué provincial, Afrique centrale), P. Domenico Rossi (Délégué provincial, Cameroun), P. Jean-Fabrice Delbecq (Provincial, Avignon-Aquitaine), P. Émile M’Bra (Président sortant de la Conférence de la Délégation provinciale de l’Afrique de l’Ouest) et P. Jean-Baptiste Pagabeleguem (Délégué provincial, Afrique de l’Ouest).

L’assemblée a échangé sur la préparation des candidats à la Profession Solennelle. Le Second Noviciat est fait chaque année en commun. Il a été décidé, qu’à partir de 2022, chaque circonscription l’organisera et l’accueillera, la responsabilité de la planification et de la mise en œuvre du programme étant ainsi assumé à tour de rôle.

En octobre 2019, le quatrième Congrès thérésien africain s’est tenu à Yaoundé au Cameroun. C’était un projet commun des conférences des supérieurs majeurs des zones linguistiques francophone et anglophone. Le bilan en a été fait. Ce  Congrès commun fut un instrument efficace de communion entre les deux zones. Des efforts seront faits pour contacter la Conférence anglophone afin de pouvoir en planifier un autre prochainement.

Enfin, la situation de la mission du Sénégal a été soulevée. Il y a actuellement 4 frères dans 2 maisons au Sénégal, celle de Kaolack et celle de Dakar. Ce nombre de frères n’est pas suffisant pour assurer une vie carmélitaine normale. Une demande d’aide ont été faite par la Province-mère (Avignon-Aquitaine). À l’issue des discussions, la Délégation provinciale d’Afrique de l’Ouest a confirmé qu’un frère y serait envoyé dès que possible. Le Commissariat du Congo a également proposé d’y envoyer un frère.

 

Après presque six ans de charge, le P. Emilio José Martínez a quitté le secrétariat pour l’information et l’internet de la Curie générale. Il est remplacé par le père José Pereira, ocd, de la Province d’Avignon-Aquitaine.

Nous remercions le P. Emilio pour ces années de service et souhaitons la bienvenue au P. José Pereira. Nous remercions sa Province pour ce geste de communion et de collaboration avec la Curie générale. Nous confions à Sainte Thérèse et à Saint Joseph le succès de la mission confiée au Père José Pereira.

Le Père José Pereira est né à Bayonne (France) en 1974. Il a fait sa première profession dans le Carmel Déchaussé en 2001 et est ordonné prêtre en 2007. Il est titulaire d’une licence en théologie spirituelle de notre faculté Teresianum à Rome. Ces dernières années, il a travaillé aux Éditions du Carmel, à Toulouse (France), comme directeur.

 

Le P. Marco Chiesa, de la Province de Gènes, vient d’être nommé nouveau Postulateur Général. Il remplace le P. Romano Gambalunga, que nous remercions chaleureusement pour son temps de service à la Curie Généralice.

Le P. Marco est né en 1976 à Crema. Il a émis ses premiers vœux en 1996 et a été ordonné prêtre en 2002. Il a obtenu un licence en Liturgie auprès de l’Institut Pontifical St Anselme. Pendant plusieurs années, il a été éducateur et professeur au « Seminario di Gesù Bambino » d’Arenzano, ainsi qu’auprès de plusieurs Instituts et Facultés ecclésiastiques.

Nous lui souhaitons la bienvenue et confions à Saint Joseph son travail.

Le 21 février, premier dimanche de Carême, le monastère des Carmélites Déchaussées de Vijayawada a été béni et rouvert, une fois achevés les travaux de rénovation entrepris avec l’aide de la Maison Généralice.

Le 22 février, s’est tenu un congrès de spiritualité dans la ville de Secunderabad, présidé par l’archevêque d’Hyderabad, Mgr Anthony Poola. Plus de 300 personnes y ont participé. Parmi les assistants, se trouvaient les évêques de Warangal et Vijayawada, ainsi que le Provincial de Karnataka-Goa, le P. fr. Pío D’Souza, ocd, ainsi que le définiteur en charge de cette zone géographique, le P. Johannes Gorantla, ocd.

Après une introduction générale sur des thèmes de spiritualité et de mystique, le P. Johannes a donné une conférence où il présentait les grandes lignes de la spiritualité du Carmel thérésien.

Lors de cet événement, plusieurs ouvrages d’auteurs carmélitains en langue Telougou (langue parlée par plus de 90 millions de personnes en Inde) furent présentés, en particulier la dernière traduction dans du « Chemin de la Perfection ». Cette dernière, avec son introduction et ses notes, a été dirigée par le P. Johannes.

 

L’ « Escuela Teresiana de Promoción Espiritual » (ESTEPRE) est un programme de formation des Carmes déchaussées de la Province d’Amérique Centrale. Ce centre existe depuis plus de 20 ans. Il a été conçu en vue de la formation dans les domaines de la mystique et de la spiritualité chrétienne.

Selon le site ESTEPRE : « Aujourd’hui plus que jamais, notre vie chrétienne, si elle veut être cohérente, a besoin d’une véritable expérience de la rencontre avec Dieu, de ce Dieu qui habite en nos cœurs et veut nous communiquer sa présence. ESTEPRE est cela : un espace de formation et de rencontre intérieure ».

Le programme est 100% en ligne. Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page :  https://esteprevirtual.com/

 

Les missionnaires de la Province anglo-irlandaise, à peine arrivés au Nigéria, ont entrepris, à l’invitation de leur évêque, un apostolat dans les prisons du diocèse d’Enugu. Les besoins sociaux de l’Église locale ont conduit nos frères à prendre cet engagement et à fonder l’« Association carmélitaine pour la défense des prisonniers » (CAPIO – Carmelite Prisoners’ Interest Organisation). Il s’agit d’une association à but non lucratif qui travaille dans les établissements pénitenciers afin d’améliorer la situation des prisonniers au Nigéria.

CAPIO promeut des réformes juridiques, des révisions du code pénal, fournit des services médicaux et juridiques gratuits aux détenus et les accompagne dans leur réinsertion une fois sortis de prison.

Afin d’éviter que les détenus ne récidivent une fois sortis de prison, CAPIO a eu l’idée d’un « Centre de l’espoir ». Un vaste programme éducatif en vue de leur réhabilitation et réinsertion dans la société y est proposé.

CAPIO ne vit que grâce aux dons. Les Carmes déchaussés du Nigéria et les prisonniers engagés dans ce programme de réhabilitation sont extrêmement reconnaissants envers la Conférence épiscopale italienne et des citoyens italiens pour leur aide, notamment de leur avoir reversé l’ «8 per mille» de leurs impôts (NB : le “Huit pour mille” est une loi italienne en vertu de laquelle les contribuables italiens transfèrent obligatoirement 0,8% de leur déclaration annuelle de revenus à une religion reconnue par l’Italie ou à une association d’aide sociale gérée par l’État italien).

Le Centre de l’Ordre du Carmel, à travers le Père Général, le Définitoire et le Père Jérôme Paluku, ocd, secrétaire général de la Coopération Missionnaire, soutient et accompagne cette initiative. Le Centre de l’espoir est également rendu possible grâce au soutien de bien d’autres bienfaiteurs, auxquels nous exprimons notre profonde reconnaissance. Si, après avoir lu cet article, vous souhaitiez soutenir l’apostolat de CAPIO, ou collaborer avec CAPIO, vous pouvez le faire en vous rapprochant du Secrétariat pour la coopération missionnaire. Nous vous remercions d’avance pour votre aide.

Le 11 décembre 2020, l’église paroissiale des Carmes de Varapuzha, de la Province Saint-Pie X de Manjummel, a été élevée au rang de basilique mineure par le Saint-Siège. La nouvelle a été communiquée le 28 janvier dernier au Provincial, le P. Thomas Marottikaparambil, ocd. Une célébration officielle est prévue le 13 mars. Elle sera présidée par Mgr Joseph Kalathiparambil, archevêque de Verapoly.

Varapuzha est une des banlieues nord de la ville de Kochi, dans l’État indien du Kerala. La présence carmélitaine y remonte à 1673. Les premiers carmes missionnaires appelèrent Varapuzha « la petite Rome de l’Orient ». La communauté est actuellement composée de cinq frères.

Le titulaire de la paroisse est Saint Joseph. Dans cette paroisse se trouve aussi le « Carmelite Welfare Center ». Fondé le 15 août 1974, il s’agit d’un centre d’assistance sociale pour femmes issues de familles en difficultés économiques. Depuis sa création, le CWC a soutenu un grand nombre de familles de la région, offrant un travail et un salaire stable aux femmes accueillies dans le centre. Elles s’adonnent à des travaux de couture.

Tout en félicitant la Province de Manjummel, nous prions pour cette présence du Carmel thérésien en Inde et nous espérons que cette élévation portera des fruits spirituels.