La Liturgie quotidienne est confiée à tour de rôle à chacun des groupes linguistiques. Aujourd’hui, ce fut au tour du groupe francophone. L’Eucharistie était présidée par le P. Christophe-Marie, ocd, Provincial de la Province de Paris. Son homélie a livré à notre réflexion trois mots : écoute, conversion, communion. Cette démarche synodale doit nous conduire à l’accomplissement du désir du Christ : « Que tous soient un ».

Notre journée est aujourd’hui centrée sur le Rapport sur l’état de l’Ordre du Père Général. La matinée était consacrée à l’exposition de la situation de l’Ordre par le Père Saverio Cannistrà. L’après-midi, les Capitulants se sont retrouvés par groupe linguistiques pour en discuter, et vers 17h30 nous nous sommes tous retrouvés dans la salle capitulaire pour en dialoguer avec le Père Général.

Son rapport, plus qu’un constat, était l’expression de quelqu’un qui pendant douze ans s’est dévoué au service de l’Ordre. Le Père Saverio a part le constat de 4 évolutions dans l’Ordre :

  • Nous nous orientons vers un Carmel plus apostolique et moins contemplatif.
  • Le soin de la vie communautaire perd sa centralité.
  • La formation de nos jeunes frères est davantage axée sur le sacerdoce et le ministère que sur la maturation religieuse.
  • Les différences qui existent entre les régions et les circonscriptions mettent l’unité de l’Ordre à rude épreuve.

Après ces constats, le Père Général a présenté les défis actuels auxquels l’Ordre devait faire face et auxquels il doit s’affronter concrètement et pas seulement de façon rhétorique : l’interculturalité, la formation, la communion entre les trois branches de l’Ordre.

L’intégralité de son rapport se trouve publié sur notre site internet.

RAPPORT DU PRÉPOSÉ GÉNÉRAL SUR L’ÉTAT DE L’ORDRE

 

L’eucharistie de ce jour a été présidée par notre Père Général. Voici quelques éléments de son homélie : l’homme intérieur est un horizon. Il va directement vers l’intérieur. Mais c’est là le fruit d’un cheminement. L’homme intérieur est à nu et il réjouit Dieu. Aimé par le Christ et par le Père, il est aussi un homme communautaire.

Toute notre journée a été consacrée à l’écoute de nos jeunes frères, c’est-à-dire aux alentours de 40 ans. Et ce fut l’enjeu de cette journée : écouter. Cette journée est l’une des nouveautés de ce Chapitre. Le Définitoire Général a invité 9 frères du monde entier à rejoindre le Chapitre pour une journée afin de nous partager, de façon concrète, deux défis ou problèmes propres à leur aire géographique, ainsi que deux suggestions pour le renouveau de l’Ordre. Ainsi 3 frères d’Europe, 2 d’Asie, 2 d’Afrique, 1 d’Amérique du Nord et 1 d’Amérique du Sud étaient parmi nous.

Nos jeunes frères ont chacun eu 20 minutes pour nous partager ce qui habite leur cœur, leurs désirs et aspirations, leurs difficultés et questions. Ils l’ont fait avec confiance, sincérité et bonté. Après chacune de leurs interventions, il s’en est suivi un dialogue avec l’assemblée capitulaire. Celle-ci a pris au sérieux leur parole et les « provocations » de nos jeunes frères, et ils y ont répondu avec la même confiance et bonté ….. et « provocation ».

Un élément frappant de cette journée est l’unité de fond qui traversait les différentes interventions de nos jeunes frères quelle que soit leur aire géographique d’origine. Mentionnons seulement 3 aspirations qui sont en même temps des défis : vie d’intimité avec Dieu, vie communautaire, formation initiale et permanente.

En conclusion de la journée, le Père Général a remercié nos jeunes frères pour leur « visitation » et leur parole. Il était bon de les entendre parler eux et non seulement de parler d’eux. En ce début de Chapitre, cette journée nous rappelle la beauté de la vocation et le fait que nous travaillons aussi pour eux en ce Chapitre.

 

La messe de ce matin était présidée par notre frère Mgr Oswald Escobar, ocd. On pourrait résumer son homélie en ces mots : esprit de discernement et de veille à l’écoute du Seigneur.

À 9h, nous nous sommes retrouvés dans la salle du Chapitre pour une matinée de ressourcement spirituel. Nous avons commencé par écouter Mgr Libanori, sj, évêque auxiliaire de Rome. Sa méditation s’est concentrée sur 1R 19, sur le cheminement du prophète Elie qui fuit au désert et marche 40 jours vers la montagne de Dieu. Nous pourrions retenir ces quelques phrases : le fait d’avoir été choisi et envoyé par Dieu nous donne aussi la capacité de revenir vers Celui qui nous a envoyé. Mais, il nous faut aller au désert, là où Dieu parle, là où Dieu a fait Alliance. Mgr Libanori a ensuite tiré des conclusions pratiques : il nous faut garder vive l’espérance pour notre monde. Pour cela, le moment est peut-être venu d’adopter l’attitude des Apôtres réunis au Cénacle avec Marie qui attendent la venue du Saint-Esprit. Seul le vrai contemplatif sait discerner et proclamer les voies du Seigneur.

En deuxième partie de matinée, notre frère Mgr Oswald Escobar, ocd, nous a partagé ce que, à la suite des exhortations du Pape François, le « Carmel thérésien en sortie » voulait dire. Après avoir évoqué les nombreux anniversaires et centenaires qui auraient lieu au cours du prochain sexennat, il a évoqué deux évènements uniques dans l’Histoire de notre Ordre qui ont lieu au cours du dernier sexennat : pour la première fois, l’Ordre dans ses différentes branches s’est mis ensemble et au niveau mondial à lire les écrits de notre Sainte Mère, puis tous les frères se sont penchés sur leurs Constitutions. Mgr Escobar voit trois défis pour notre Ordre aujourd’hui : s’engager dans la nouvelle évangélisation, passer de l’auto-référentialité à la solidarité, veiller sur ceux que Dieu nous a confié (troupeau ou Frères).

Cette après-midi, les frères se sont à nouveau retrouvés pour discuter en petits groupes de partage. Puis à 17h30, dans la salle du Chapitre, chaque groupe a partagé sur les questions soulevées par les rapports des différents structures liées au Gouvernement central, ainsi qu’aux enjeux propres à certaines aires géographiques.

La journée s’est conclu à 19h. Nous avons ensuite prié ensemble les vêpres.

 

Tous les membres du Chapitre ses sont retrouvés à 7h pour la célébration des Laudes et un temps d’oraison. Puis à 9h30, le Père Général Saverio Cannistra a officiellement ouvert le Chapitre Général.

Le Père Général a commencé par évoquer la composition de l’assemblée capitulaire (les présents et les absents). Les frères venus d’Inde finissant leur quarantaine au Teresianum, ils ont tout de même pu assister à l’ouverture du Chapitre via Zoom. Pour l’anecdote, cette année, plus de la moitié des Capitulants assistent pour la première fois à un Chapitre Général.

Le Chapitre a procédé à plusieurs élections liées à son fonctionnement :

  • son secrétaire (le P. Angelo Lanfranchi) et de son assistant (le P. Grzegorz Firszt) ;
  • les 4 modérateurs des sessions (les Pères Javier Mena Lima et Johannes Gorantla, qui sont Définiteurs, et les Pères Fausto Lincio, Provincial de Lombardie, et Lázaro Iparraguirre, Provincial de Navarre ;
  • l’Assemblée a approuvé les Normes pour la célébration du Chapitre Général ;
  • l’horaire des journées et le calendrier du Chapitre.

Le Père Général a commenté ses éléments. Il notamment expliqué que le Définitoire avait cette année souhaiter plus de place aux rencontres et au travail en groupe, soit par langues (anglais, français, espagnol, italien), soit par aires géographiques.

 

À midi, nous avons célébré l’eucharistie. Elle était présidé par Mgr José Rodriguez-Carballo, secrétaire de la Congrégation des Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique. En introduction de la messe votive à l’Esprit Saint, il a insisté pour que durant ce Chapitre nous mettions l’Esprit Saint dans notre tête, dans nos cœurs, mais aussi dans nos votes. Son homélie a ensuite tourné autour de trois idées maîtresses : la joie, être des prophètes de l’espérance, le soutien mutuel.

 

Cette après-midi, les Capitulants se retrouvaient en groupe de travail.

 

C’est avec les mots du vidéo-message du Père Général, du 9 août dernier, que nous voulions commencer ce Communicationes un peu différent.  Comme vous le savez, le Chapitre Général va se tenir à Rome à partir du lundi 30 août. Un total de 95 frères Carmes des 5 continents ont été convoqués. À ces frères, il faut ajouter quelques invités : 4 frères non-prêtres, qui viendront témoigner de leur quotidien, et 6 jeunes frères (nés entre 1982 et 1993), qui partageront pendant une journée avec les Capitulants leurs joies, leurs aspirations et leurs visions du Carmel et de son avenir. Il faut ajouter à cette liste 11 autres frères Carmes qui seront là au service du Chapitre : secrétariat, traductions, Liturgie, communication, droit canon, etc.

C’est donc l’Ordre, dans toute sa dimension internationale, qui se retrouvera pour célébrer ce grand moment ecclésial qu’est le Chapitre. Il s’agira d’écouter « ce que l’Esprit dit aux Églises » (Ap 2,7), pour « discerner les signes des temps » (Mt16, 3) et ensuite « devenir les témoins [du Christ] à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde » (Ac 1,8). Ou, pour le dire avec les mots de Notre Sainte Mère Thérèse : « Recherchant donc ce que je pourrais faire pour sa gloire, il me sembla que je devais commencer par satisfaire aux devoirs de ma vocation » (Vida 32,9).

La pandémie de Covid-19 et ses différentes restrictions ont rendu la préparation du Chapitre Général un peu plus compliqué cette année. Quelques frères, malheureusement, ne pourront pas faire le déplacement. Quant à d’autres (le Brésil et l’Inde), il a fallu déployer beaucoup d’énergies et de recours pour leur obtenir les autorisations nécessaires. « La paciencia todo lo alcanza ». Certains Capitulants sont déjà sur Rome (ou en Italie) afin d’accomplir, avant l’ouverture du Chapitre, la quarantaine demandée par le Ministère italien de la Santé. Les frères du Teresianum ont ainsi mis à leur disposition 40 chambres dans une aile du bâtiment.

Le 30 août au soir, tout le monde se retrouvera à la Casa La Salle. Comme son nom le laisse deviner, c’est une maison d’accueil appartenant aux Frères des Écoles Chrétiennes. Elle se trouve à 25 minutes à pieds du Vatican, à l’ouest de ce dernier. Sa capacité d’accueil est de 180 personnes et elle dispose des locaux nécessaires pour accueillir un Chapitre Général. C’est dans ce lieu, avec son parc de 5 hectares, que les frères célèbreront le 92ème Chapitre Général.

Afin de nourrir la communion avec vous tous, nous voulions aussi vous informer que vous pourrez suivre l’actualité du Chapitre grâce à trois outils :

L’information sera disponible en 4 langues : anglais, espagnol, français et italien. Chaque jour (en fin de journée), nous mettrons à votre disposition un compte-rendu de ce qui a été vécu au cours de la journée. Quant aux résultats des élections, dès qu’ils seront connus, nous vous les communiquerons. NB : si vous n’avez pas Facebook ou Twitter, ce n’est pas grave, sur notre site, tout en bas de la page, deux fenêtres vous permettent d’en consulter tout le contenu.

 

Continuons donc à porter dans notre prière ce Chapitre Général et tout l’Ordre, que nous puissions vivre pleinement ces mots des Actes des Apôtres : « L’Église était en paix ; elle se construisait et elle marchait dans la crainte du Seigneur ; réconfortée par l’Esprit Saint, elle se multipliait » (Ac 9,31).

 

 

 

FR videomessage 2021 08

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Le dimanche 6 juin, au Carmel de la Paix (Mazille, France), des bouddhistes, des juifs, des chrétiens des diverses confessions, des musulmans et des non-croyants se sont retrouvés pour réfléchir sur le thème du pardon. Du fait des mesures sanitaires, l’assemblée a dû être considérablement réduite. Le thème de cette année, le pardon, a jailli en 2018 suite aux différents attentats terroristes qui ont marqués la France ses dernières années.

Le carmel de Notre-Dame de la Paix, inauguré en 1971 est l’œuvre de l’architecte catalan José Luis Sert (1902-1983), disciple de Le Corbusier. José Luis Sert est l’architecte de la fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence et de la fondation Joan Miró à Barcelone.

La première rencontre interreligieuse au Carmel de Mazille a eu lieu en 2006. Elle est née du désir du diocèse d’Autun de s’engager sur ce chemin de dialogue à l’exemple des rencontres d’Assises. La première rencontre a d’abord débuté par un temps de prière, au même moment mais en des lieux distincts, qui a été suivi par un échange sur ce qu’était la prière. Déjà engagé dans le dialogue œcuménique, le Carmel de la Paix est tout de suite devenu le lieu naturel pour ses rencontres interreligieuses. Les sœurs y sont pleinement engagées.

Cet engagement des carmélites de Mazille trouve sa source dans la prière, en particulier la Liturgie des Heures : « La liturgie devrait être une école de paix, parce qu’elle est une école d’authentification de la vie. Elle n’a de sens que par rapport à la vie quotidienne, sinon il n’y a pas de raison de se rassembler autant de fois dans la journée pour prier. La liturgie est une exigence, une aiguillon, sinon c’est un somnifère ! Au centre de la liturgie, il y a une Parole, celle du Christ qui a tué la haine et conquis la paix ».

 

Vous pouvez voir ici une petite vidéo de présentation :

https://vodeus.tv/video/le-carmel-de-la-paix-1531

 

 

Le 2 juin 2021, a été inauguré le Mémorial Père Jacques, au couvent d’Avon (Paris, France). La journée a commencé par une messe, présidée par Monseigneur Nahmias évêque de Meaux. Il était entouré par notre Père Général Saverio Cannistrà et par Monseigneur Follo observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’UNESCO.

Ensuite dans les jardins du Couvent, un repas a été partagé à l’extérieur. Ce fut un temps convivial et de partage. Une centaine de personnes représentant toutes les « facettes » du Père Jacques étaient présentes : le Carmel avec les frères, les sœurs, des membres de l’OCDS et de la famille carmélitaine ; le monde juif à travers différentes associations (Yad Vashem, Mémorial de la Shoah), la communauté juive locale et une représentante de l’ambassade d’Israël ; le monde politique avec la maire, la député, le sénateur Ouzoulias dont le grand-père venait rencontrer le Père Jacques au sujet de la résistance et d’autres élus ; la famille du Père Jacques, des descendants de personnes l’ayant bien connu, des anciens élèves du Petit Collège ; des personnes du monde de l’éducation, du monde militaire local et de la société civile.

Au cimetière du Couvent d’Avon où le Père Jacques est enterré, le Père Christophe-Marie Baudouin, Provincial, a fait un mot d’accueil pour les 150 personnes présentes. Il y a eu un dépôt de gerbe par la mairie et un moment de recueillement accompagné par le groupe musical NoteSolidaires. Puis dans la cour du Couvent, se sont exprimés à tour de rôle Madame le Maire d’Avon, la représentante de l’ambassade d’Israël, le représentant de Yad Vashem, ainsi qu’un ancien élève du Petit Collège d’Avon présent le jour de l’arrestation du Père Jacques et des trois enfants juifs (le 15 janvier 1944). Enfin, notre Père Général a coupé le ruban pour signifier l’ouverture officielle du Mémorial. Les premières visites ont pu alors débuter tandis qu’un vin d’honneur était servi pour tous les participants.

Le Mémorial est ouvert en semaine, en accès libre, de 14h30 à 17h00 les mercredis, jeudis, vendredis et samedis.

 

Le P. Jacques de Jésus (1900-1945) est entré chez les Carmes Déchaux en 1931. En 1934, il fonde le Petit-Collège Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jésus à Avon. Il y met en œuvre des méthodes pédagogiques modernes et novatrices basées sur la confiance et la responsabilité des enfants. Engagé dans la Résistance face aux Nazis, il fait du Petit-Collège un lieu d’hébergement et de transit pour les résistant et les Juifs. En février 1943, il accueille au collège trois enfants juifs. Suite à une dénonciation, la Gestapo envahit le collège le 15 janvier 1944. Les trois enfants et le Père Jacques sont arrêtés. Les enfants périrent à Auschwitz. Le Père Jacques est déporté en Allemagne à Mauthausen-Gusen. À la libération du camp par les Américains, il est élu comme représentant au Comité international des Déportés. Épuisé, il s’éteint le 2 juin 1945. Il fait partie des Justes des Nations et sa cause de béatification a été introduite.

 

https://jacquesdejesus.com/

 

La propriété de la famille Ahumada, à Gotarrendura (Avila, Espagne) était le lieu de villégiature privilégié de la noblesse du XVIe siècle. Elle constituait la dot de Beatriz de Ahumada, la mère de Thérèse, et qu’Alonso de Cepeda, son père, compléta en achetant notamment un colombier. Ce dernier a marqué l’âme de la Madre au point qu’elle a appelé tous ses couvents des « Palomarcicos » (colombiers) et ses religieuses des « palomas » (colombes). Sainte Thérèse a hérité de cette propriété par la volonté expresse de sa mère, qui connaissait son affection pour le Colombier. Aujourd’hui, de l’ensemble de la propriété, il ne demeure qu’un domaine clos, avec son verger et son colombier.

Le samedi 12 juin, a eu lieu à Gotarrendura une visite théâtralisée du Colombier de Sainte Thérèse. Elle évoquait une visite imaginaire de Thérèse de Jésus dans sa propriété. Thérèse faisait visiter les lieux à la religieuse qui l’accompagnait et en profitait pour raconter ses souvenirs de jeunesse. Le point d’orgue de la pièce est le moment où Sainte Thérèse, se promenant avec son père, évoque les quatre manières d’arroser son jardin et les degrés de la prière.

Ce spectacle a été réalisé par un groupe d’enseignants et d’étudiants de l’Université Catholique d’Avila (UCAV). Il est le fruit des travaux de recherche sur « Le pigeonnier de Sainte Thérèse » de Mme le professeur María Jesús Carravilla, dans le cadre de la commémoration du 50e anniversaire du Doctorat de Sainte Thérèse. L’avant-première avait eu lieu le 12 avril lors du Congrès international « Mujer excepcional ». L’adaptation et la mise en scène sont de Mr Juan José Severo Huertas.

Par ailleurs, ce même samedi 12, ont été inaugurés le jardin et la fontaine de Sainte Thérèse.

 

Monsieur Patrick DiVietri est membre de l’ OCDS, conseiller pastoral, psychothérapeute agréé par l’ACPE, professeur de philosophie et de théologie, musicien, compositeur, auteur et père de famille.  Il est le directeur général du Family Life Institute (Manassas, VA, USA).  C’est avant tout un homme dont la vie est centrée sur le désir de faire d’abord et toujours la volonté de Dieu.  En ce sens, son œuvre musicale a également été conçue pour l’amour et la gloire de Dieu et pour le bien de tous.

Comme artiste, il avait notamment composé en 1981 une Partita Teresiana: Portrait of a Saint, pour guitare seule. Il vient de composer une CANTATA CARMELITA. Les poèmes et la musique de Mr. DiVietri se veulent une réflexion sur les différents types d’unité et leur lien, l’amour. L’amour est considéré non seulement comme un désir d’union avec le bien, mais aussi comme la force qui, par-dessus tout, constitue l’intégrité d’une personne, ce qui la lie aux autres et à Dieu. Cette intégrité personnelle, qui résulte de l’acquisition des vertus, permet à l’homme de posséder lui-même. Ce n’est qu’alors qu’il est libre de se donner à l’être aimé et à Dieu ainsi que de se consacrer à ce qui est noble et conforme à la dignité de l’homme.

La Cantata commence et s’achève par des poèmes dans lesquels des personnes expriment à Dieu leur amour et leur désir d’être unis à Lui. Le premier poème parle d’un jeune homme qui désire être « comme Dieu » et tente de s’opposer seul au mal pour le bien de tous. Le deuxième poème parle de Thérèse d’Avila, une sainte, qui adopte une position similaire, mais pas seule. Ces deux êtres sont unies par un objectif commun : s’opposer au mal par amour pour Dieu et encourager les autres à faire de même. Pour atteindre cet objectif, tous deux décident de conformer leur vie entière à la volonté et à l’amour de Dieu.

Si vous voulez en savoir plus : https://www.cantatacarmelita.org/

 

Avec l’aimable autorisation de © Rome Records

 

Fondé le 31 mai 1946, notre Carmel célèbre cette année son jubilé de diamant de fondation : 75 ans de présence priante dans l’archidiocèse de Lipa (Batangas, Philippines). C’est une grâce très particulière pour que notre fondateur ait été Mgr Alfredo Verzosa et l’évêque auxiliaire de ce dernier Mgr Alfredo Maria Obviar : tous deux sont aujourd’hui Serviteurs de Dieu et cheminent ensemble vers la béatification. Mgr Versoza avait écrit à Mère Thérèse de Jésus : « Je vous remercie de tout cœur, ma chère Mère, pour votre travail dans mon diocèse et pour y avoir fondé notre bien aimé Carmel de Lipa, la prunelle de mes yeux et le repos de mon cœur ».

Qui aurait pensé à fonder un carmel en 1946, alors que Lipa était l’une des régions les plus dévastées par une guerre qui venait de prendre fin moins d’un an auparavant ? Il fallait la foi inébranlable de saints cachés. Les fondatrices du Carmel de Manille étaient : Mère Theresa de Jésus, Sr. Mary-Cecilia de Jésus, Sr. Mary de St. Joseph, Sr. Mary-Anne de Jésus, Sr. Alphonsine de Mary, Sr. Mary-Elizabeth du Sacré-Cœur and Sr. Carmen du Bon Pasteur. Le charisme de notre Carmel est l’amour miséricordieux de Dieu. C’est avec un cœur profondément reconnaissant que nous remercions Dieu pour ces 75 ans de présence carmélitaine à Lipa. Le développement de notre monastère est un témoignage d’amour et de service fidèle de notre Sainte Mère l’Église, dans le don de nos vies pour les âmes, et en particulier pour les prêtres. Nous sommes actuellement 22 moniales, avec de jeunes vocations prometteuses.

En conclusion, nous nous replongeons dans les mots écrits par Mère Marie-Cécile de Jésus, notre fondatrice, en 1970 : « Le Carmel de Lipa est le Carmel de l’Amour Miséricordieux de Dieu. Les années qui se sont écoulées ont été le déploiement du mystère de Dieu, de la condescendance de l’Amour et de la Miséricorde… Oui, Dieu est le Maître de l’histoire. Lumière et ombre révèlent sa gloire. Il a ici des âmes d’enfants dont la faiblesse rendra manifeste sa puissance. Nous sommes tendus vers le but. Avec des cœurs pleins de confiance, nous levons les yeux vers notre Sainte Mère Sainte Thérèse, pour qu’elle renouvelle en nous son double esprit, afin que, comme elle, nous soyons de vaillantes, généreuses et vraies filles de l’Église. »

 

La rencontre de la Fédération des Carmélites d’Afrique francophone s’est tenue à Kinshasa du 3 mai au 20 mai 2021. La fédération comporte 11 carmels situés dans 6 pays (Cameroun, Burundi, R.D.C, Congo Brazza, Côte d’Ivoire, Rwanda). Vingt et une carmélites ont pu se déplacer, bravant tous les obstacles (seul le Carmel de Guitega, au Burundi, n’a pu se déplacer du fait des restrictions de déplacements).

Les élections ont pu avoir lieu. Mère Aténaïz du St Esprit du carmel de Grand Bassam a été reconduite pour un deuxième mandat de trois ans. Elle retrouve aussi sa première conseillère Sr Françoise Aimée du Crucifié du carmel de Kigali et sa deuxième conseillère Sr Thérèse de Jésus du carmel de Lubumbashi R.D.C Sr Marie Irène de Jésus du carmel de Yaoundé a été élue troisième conseillère ainsi qu’économe. Sœur Marie Clémentine de l’Enfant Jésus du carmel de Kananga RDC quatrième conseillère est la quatrième conseillère. Sœur Marie Claver du Bon Pasteur du carmel de Cyangugu Rwanda a été élue suppléante.

Le Père Général Saverio Cannistrà et le Père Jean-Joseph Bergara, Procureur de l’Ordre, ont rejoint l’Assemblée fédérale le 4 Mai au soir. Le P. Général a donné une conférence sur « La formation des carmélites déchaussées à la lumière des nouvelles orientations de ‘L’art de la recherche du visage de Dieu’ », et répondu aux questions des sœurs présentes. Durant cette Assemblée, les Sœurs ont pu entamer ensemble une réflexion sur la formation en vue d’élaborer leur propre Ratio.

La veille du retour du Père Général en Italie, les frères et les sœurs du Commissariat ont organisé une grande soirée festive en son honneur : plats, chants et danses du pays étaient de la partie.

Après le départ du Père Général, le P. Jean-Joseph est resté pour la semaine afin de donner une session sur la vie contemplative vécue concrètement selon l’esprit du Carmel à partir des derniers documents du Magistère. Les défis actuels auxquels chacune des communautés de Carmélites est confronté a donné lieu a beaucoup de question et à de nombreuses rencontres.

Les Sœurs ont eu aussi la joie de la visite fraternelle du cardinal Fridolin AMBONGO, archevêque de Kinshasa. Il leur a partager quelques nouvelles de son diocèse et leur a redit combien est belle la vocation contemplative.

 

Le samedi 15 mai nous parvenait la nouvelle du décès du Père Domingo (Angel) Fernandez de Mendiola, OCD, à l’âge de 96 ans, au couvent de Vitoria-Gasteiz (Espagne). Il entre au noviciat des Carmes de Larrea (Espagne) en 1939. Docteur en Dogmatique et en Histoire de l’Église, auterus d’une douzaine d’ouvrages, Directeur de l’Institutum Historicum Teresianum (Rome), professeur et recteur du Teresianum (Rome), plusieurs fois Provincial de la Province de Navarre, il a surtout marqué l’Ordre et l’Église par ses 25 ans de missions en Inde : professeur et dernier recteur européen du Séminaire Pontifical St Joseph de Mangalapuzha (Alwaye), le plus grand séminaire encore à ce jour, un des promoteurs de la création de l’Institut Pontifical de Théologie et de Philosophie en 1972, premier président du Centre d’Orientation Pastorale (POC) de Kochi, qui deviendra le siège de la Conférence Épiscopale catholique du Kerala.

Le cardinal George Alencherry a exprimé à notre Père Général ses condoléances et l’a remercié pour tout ce qu’il a donné l’Église en Inde : « C’est le cœur lourd que j’ai appris tôt ce matin la disparition du P. Domingo Fernandez OCD en Espagne à l’âge de 96 ans. Pendant environ 25 ans, le P. Domingo a guidé et présidé la formation des séminaristes avec le zèle d’un grand missionnaire créant une communauté de prêtres profondément dévoués à Jésus et engagés dans leur foi. (…) Les Carmes déchaussés (OCD) ont énormément contribué à la formation des prêtres du Kerala. Érudit, doux et affectueux, le P. Domingo s’est fait aimer de tous ses étudiants et de la Faculté. Il était humble, imperturbable, extrêmement courtois envers tous ceux qui entraient en contact avec lui. L’Église d’Inde lui est profondément reconnaissante ».

Nous rendons grâce à Dieu pour ce don de la vie de notre frère à Dieu.

 

Notre frère est né le 11 mai 1921, à Sittard (Pays Bas). Aujourd’hui, il vit à Rome au Teresianum. C’est une vie consacrée à l’enseignement qu’il fallait célébrer : docteur en théologie morale, professeur au Teresianum, à l’université pontificale Urbanienne, ancien doyen de la faculté de théologie morale de l’Université du Latran, consulteur à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, membre ad vitam de l’Académie pontificale Pro Vita.

Comme il se devait, des frères Carmes de Rome des diverses communautés romaines, des religieuses et des amis ont entouré notre frère en ce jour anniversaire. Sa famille n’a malheureusement pas pu venir à cause des restrictions de déplacement dues au covid. La célébration eucharistique fut présidée par son Éminence le cardinale Giovanni Battista Re, actuel doyen du Collège cardinalice. Lors de l’homélie, le cardinal a retracé les vicissitudes, politiques et ecclésiales, du siècle traversé par notre frère, sa vie de chercheur, et a conclu par une invitation à la prière, un retour à l’essentiel d’une vie, malgré tous les changements.

Après l’eucharistie, tous se sont retrouvé (dans le respect des règles sanitaires) pour le partage d’un repas fraternel. 100 ans, ça se fête !

Tous nos vœux, Père Bonifacio, et que Dieu comble de sa grâce les années à venir.

 

Comme chaque année, le Conseil Interprovincial de l’Inde a organisé, y compris cette année, un second noviciat de 7 semaines en vue des vœux solennels. Tous les frères se préparant à la profession solennelle cette année sont venus de toute l’Inde pour y participer, soit un total de 25 frères. Il a eu lieu à Pushpadan, un centre spirituel carmélitain de la ville de Kozhikode et appartenant à la province de Manjummel. Auparavant, le second noviciat était organisé à tour de rôle par chaque province. Mais, ces dernières années, c’est ce lieu qui a finalement été retenu car plus adapté.

Le Père Antony Ittikunnath est responsable du programme et est assisté par la communauté des pères et de nombreuses autres personnes qualifiées venant de toutes les autres provinces de l’Inde. Le Père Johannes Gorantla, Définiteur responsable de l’Inde, a visité la communauté le 28 avril et a donné une conférence sur la Déclaration charismatique.

Malgré la situation difficile liée au Covid en Inde, les provinces n’ont pas renoncé à ce cours. Le programme de 7 semaines se termine généralement par la retraite de préparation à la profession solennelle. Après le programme, tous ces frères retournent dans leurs provinces respectives pour faire leur profession solennelle.

 

Le 16 avril 2021, le Conseil exécutif de l’UNESCO approuvait la candidature de Thérèse de l’Enfant Jésus à pour la biennale 2022/2023, à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance. Notons aussi (entre nous) que, accessoirement, 2023 sera aussi l’année du 100e anniversaire de sa béatification (29/04/1923). Cette candidature a été présenté par l’État français et la Basilique de Lisieux. Pour la biennale 2022/2023, l’UNESCO veut ainsi « honorer la mémoire de personnes qui ont œuvré dans les domaines de la Paix, de l’Éducation, des Sciences, des Sciences Sociales, et de la Communication ». Thérèse était en concurrence avec 60 personnalités présentées par 47 États. Parmi les concurrents de Thérèse se trouvaient trois autres catholiques : Copernic (Pologne), Nerses (Arménie), et Mendel (Tchéquie).

Mi-avril, Thérèse a gagné la première étape ! Elle est la seule femme parmi les 4 dossiers retenus. Elle représentera donc la France à l’UNESCO ! La Belgique et l’Italie soutiennent cette candidature. L’UNESCO a déclaré que « la célébration de cet anniversaire contribuera à apporter une plus grande visibilité et justice aux femmes qui ont promu, par leurs actions, les valeurs de la paix. Étant donné la célébrité de Thérèse de Lisieux dans la communauté catholique (la ville de Lisieux étant le second lieu de pèlerinage de France après Lourdes), la célébration de son anniversaire peut être une opportunité de mettre en valeur le rôle des femmes au sein des religions dans la lutte contre la pauvreté et la promotion de l’inclusion. »

Une sainte française, au rayonnement mondial, Docteur de l’Église : l’UNESCO pourrait bientôt honorer Thérèse comme un patrimoine de l’Humanité. C’est un étonnant et extraordinaire message que le Ciel nous donne en ces temps de pandémie. Toutefois, ce ne sera qu’en novembre 2021 que l’on saura si Thérèse sera officiellement honoré par l’UNESCO.