Les frères Carmes de la province de Karnataka-Goa ont construit un jardin de prière à la paroisse de Notre-Dame du Mont-Carmel à Benoni, en Afrique du Sud. Ce jardin a été béni par Mgr Buti Tlhagale, archevêque de Johannesburg, le 21 novembre, en la solennité du Christ Roi.

Lors de l’Eucharistie, l’archevêque a remercié tous ceux qui ont contribué à la création d’un si beau jardin où les gens peuvent venir rencontrer Dieu. Ce lieu a aussi été pensé comme un lieu de guérison. Le père Arvin Tauro, Supérieur et Curé de la paroisse, a remercié tous ceux qui ont permis la réalisation de ce rêve d’un jardin de prière. L’archevêque a également béni le tabernacle de la chapelle du centre spirituel.

Tous les Missionnaires Carmes indiens, le Père Mari Joe, le Père Boniface D’Souza, le Père John D’Souza, le Père Rayan Pais et le Père Antony Stephen ont pu être présents à la célébration.

 

Samedi 20 novembre 2021

Que ce Synode soit habité par l’Esprit ! Car nous avons toujours besoin du souffle nouveau de Dieu qui nous libère de toute fermeture, qui fait revivre ce qui est mort, qui brise les chaînes et répand la joie. Celui qui nous guide là où Dieu veut, et non pas là où nos idées et nos goûts personnels nous conduiraient. Alors invoquons l’Esprit plus souvent et avec plus de force et écoutons-le humblement, en marchant ensemble, comme Le Seigneur le désire, avec docilité et courage pour que dans l’expérience synodale, nous ne nous laissions pas envahir par la déception, que nous n’atténuions pas la prophétie, que nous ne réduisions pas tout à des discussions stériles. Viens, Esprit Saint d’amour, ouvre nos cœurs à l’écoute. Viens, Esprit de sainteté créateur, renouvelle le Peuple fidèle de Dieu, et à travers lui renouvelle la face de la terre.

 

Le 20 novembre, en mémoire de S. Raphael Kalinowski, nos frères du Vicariat de Biélorussie ont vécu une journée de récollection à Miadzieł. Mgr Aleh Butkevich, président de la Conférence des évêques catholiques de Biélorussie et ordinaire du diocèse de Vitebsk, a prêché les exercices spirituels. Il les a notamment encouragés être des pasteurs dévoués du Peuple de Dieu qui en Biélorussie en ces temps difficiles qu’ils traversent, tout en ayant une vie religieuse exigeante et évangélique.

L’Ordre séculier grandit en Biélorussie ! Le samedi 27 novembre, à Miadzieł, après un petit temps de retraite, la communauté OCDS de Minsk s’est réuni pour célébrer l’engagement de Mme Anna Lutskaya lors de l’Eucharistie. La célébration était présidée par le P. Peter Frostega, Vicaire des Carmes Déchaux de Biélorussie.

 

Chers frères et sœurs !

Nous voici à la fin de l’année dans la lumière de Noël !

Si je devais vous faire jouer à « un jeu des mots » et vous demander de choisir un seul mot pour cette période, je pense que « gratitude » serait le mot que beaucoup choisiraient.

Le mot ‘gratitude’ peut sembler dénué de sens pour ceux qui luttent pour la vie… Et la pandémie de la COVID-19 est venu aggraver la situation ! … Pour quoi et qui remercier alors ?

Au Secrétariat pour la Coopération Missionnaire ainsi qu’au Centre de l’Ordre des Carmes Déchaux en général, la force de nos interventions pour soutenir les actions sociales et pastorales de nos missions, dans divers coins du monde, est précisément due à la bonté et au soutien de plusieurs d’entre vous. Beaucoup de nos missionnaires sont bien chanceux et vous sont reconnaissants. Dieu vous a mis sur notre route pour les soutenir ! Grand merci, que le Bon Dieu exauce vos prières !

2021 a été « un très long Avent » pour le monde entier et particulièrement pour le Secrétariat pour la Coopération de l’Ordre : tous nous attendons de voir quand la pandémie de la COVID-19 prendra fin. Beaucoup d’entre nous, pour ne pas dire tous, sommes nerveux, frustrés, impatients et inquiets… Nous sommes invités à regarder l’avenir avec espérance, actions de grâce, et surtout avec un engagement renouvelé à nous soutenir pour traverser cette période dramatique.

La générosité de chacun de nous est la manière concrète dont l’Emmanuel, le plus Grand Don de Dieu à l’humanité, nait et vient rencontrer ceux qui ne peuvent pas fêter Noël !

À vous tous qui portez nos missionnaires et leurs peines quotidiennes dans vos prières ; à vous tous qui promouvez les besoins missionnaires auprès de vos familles, amis et connaissances ; à vous tous qui contribuez financièrement pour soutenir nos projets missionnaires : nous vous disons un très grand merci. Sans vous, nous ne pouvons rien ; avec vous nous pouvons tout faire. Que Dieu vous bénisse !

 

Le Secrétariat pour la Coopération Missionnaire OCD

Chères Sœurs, je suis heureux d’être ici avec vous et avec mes frères : c’est ma maison, notre maison. Nous parcourons le chemin de la communion au Carmel, sur les traces brûlantes de François Palau et de tant d’autres qui ont passé leur vie au service du Carmel missionnaire thérésien et de l’Église, et qui nous ont quittés. Mais désormais ils veillent sur nous et nous encouragent. Nous sommes ici pour dire MERCI, pour dire notre Magnificat avec Marie, Notre-Dame des Vertus, et avec l’Église : merci pour ce qui nous est donné aujourd’hui, au milieu de ce temps difficile, dans l’accueil de l’héritage reçu (si riche) et face à l’aventure qui nous attend. Tout ce qui se rapporte à François Palau m’est très familier et source de joie : Livron, Aitona, El Montsant, Perpignan, Ibiza, el Vedrá, Tarragona… J’ai prié et dormi dans certaines de ses grottes, pour y puiser la force qui l’animait et le remercier pour le feu qu’il portait en lui. Je lui demande de nous embraser en ce temps décisif et inédit.

Nous vivons des temps difficiles : pandémies, volcans qui se réveillent et emportent tout avec eux, changement climatique, menace écologique, incertitude, exodes massifs et embarcations à la recherche de terres promises où elles ne parviennent pas toujours, guerres passées sous silence, etc.

 

La vie de François Palau se déroule sur une terre pleine de dangers et de changements de direction, sans GPS sûr, recalculant sa route à chaque petite étincelle d’espoir de nouveau départ. Et chaque fois, des routes barrées, et chaque fois de nouveaux itinéraires découverts en dehors des chemins où on lui interdisait de passer. « De 1843 à 1855, j’ai traversé une montagne où, de nuit, sans chemin, au milieu de la bourrasque et de la tempête, j’ai dû souffrir et endurer des attaques de toutes parts, les épreuves les plus rudes, et […] (espérant) que, d’un moment à l’autre, de cette ombre sortira une lumière qui te découvrira le chemin » (Lettre du 1er juin 1855). Chaque fois, il démontre par sa vie que l’on court plus et mieux lorsque l’on est dans l’intimité du Corps du Christ : la Chose aimée. La vie de François Palau est une combinaison précieuse de difficultés et de possibles, d’opposition et d’enthousiasme, d’échec et de confiance. C’est une vie mouvementée et profonde, dépouillée et enracinée, contestée et clairvoyante, emprisonnée et libre. François Palau est un véritable maître du recyclage, de la résilience.

Il est aussi un explorateur courageux des chemins intérieurs. Il nourrit la fécondité de sa Mission dans la GROTTE de la contemplation. Là, le souffle pastoral ne connaît aucune limite, aucune peur, car il ne se cherche pas lui-même, il ne craint pas de se perdre. Il ne cherche que ce qu’il aime, celle qu’il appelle « ma Bien-Aimée ». Il ne s’auto-réalise pas, mais se laisse réaliser et transformer en instrument. François Palau est un missionnaire infatigable. On semble l’avoir réduit au silence et isolé, et il renaît de ses cendres plus lucide, plus humble, plus rebelle, plus obéissant, plus ecclésial. Il est amoureux de l’Église, personnification de l’Amour de Jésus : elle est son Corps Mystique. Son expérience ecclésiale est hors du commun. L’Église est la Chose Aimée. Celle-là même qui l’a blessé et soupçonné était l’objet de son amour. Quelle admirable fidélité !

Il y a beaucoup de choses en nous et en notre temps que François Palau éclaire. Sa figure est d’une grande actualité. Il y a en lui, pour nous, une grande sagesse de vie. Il ne nous empêche pas de nous perdre et de prendre des risques. Mais il illumine notre nuit.

Le XIXe siècle est une terre propice pour le meilleur, même si cela semble être le pire : la guerre (les invasions françaises) ; l’exclaustration (la ‘Desamortización’) ; le déracinement (l’exil en France) ; la peste, la contagion et la mort. Ces événements jalonnent le siècle dans lequel François Palau a vécu et ont fait de lui l’homme et le saint qu’il est : feu d’Élie ; amour de l’Église de Thérèse de Jésus ; transformation dans l’exil ; prisons dans des grottes d’intimité ; créativité missionnaire. Il a une fécondité mystérieuse au sein de l’échec et du conflit.

 

Dans sa GROTTE, François a trouvé une mission déterminante et cruciale : ne pas faire pour se laisser faire ; ne pas s’occuper de son propre destin, mais s’oublier pour que Dieu accomplisse son dessein et son projet ; relever le défi de la LUTTE DE L’ÂME AVEC DIEU et se rendre à son dessein. Là, on écoute la Parole de Dieu, on écoute Sa Voix, comme Élie, qui obéit à l’Ange, et se laisse conduire à travers le désert où il reprend le chemin de l’Horeb. Et là, écouter à nouveau le MURMURE du silence de Dieu.

Aujourd’hui la Parole de Dieu est belle et juste, écoutons-la avec le cœur de François Palau :

– OINTS, envoyés pour annoncer aux pauvres la libération et une année de grâce ;

– GUIDÉS dans cette mission, au milieu des vallées ténébreuses, tu chemines avec moi, mon Berger ;

– ÉDIFIÉS, UNIS, en Christ, notre Chef, pour l’édification de tout le Corps ;

– ENVOYÉS dans le monde entier, proclamez… Chassez les démons… Parlez un langage que tous comprennent, celui de l’amour authentique et gratuit, guérissez.

 

Je demande à François Palau de nous éclairer, de nous donner un peu de son ardeur contemplative et missionnaire, de sa créativité et de sa capacité à se mettre en route. Qu’il nous interpelle, chasse nos démons et fasse de nous des fils de l’Église courageux et humbles.

Je te demande, François Palau, de nous aider à redécouvrir notre mission :

– Il y a une mission dans la grotte de la contemplation, une lutte de l’âme avec Dieu, entre la vie et la mort. Il nous faut laisser Dieu nous envoyer en mission, nous reconquérir à nouveau. Cela me semble être un beau plan, être la meilleure stratégie qui soit : tomber amoureux de Jésus.

– Il y a une mission auprès de nos prochains les moins proches, qui sont une terre inexplorée. Il y a aussi une mission auprès de nos prochains les plus proches, d’écoute et de compréhension, d’accompagnement.

– Il y a une mission dans l’échec, le vide et la nuit, une nouvelle histoire dont Dieu est le protagoniste, un nouveau livre de Mes relations avec Jésus, l’Église, la Chose Aimée.

– Il y a une mission dans la diminution, la faiblesse et la fragilité de notre humble armée qui doit affronter Goliath. C’est mieux que d’être nombreux et forts.

– Il y a une mission dans le cœur de la sœur âgée qui ne peut presque plus bouger ; dans celle qui est déprimée ; dans celle qui doit s’occuper de ses parents et leur consacrer tout ou partie de son temps ; dans la supérieure et dans celle qui ne l’est pas, qui se sent fatiguée ou dépassée. Il y a aujourd’hui une mission inédite à découvrir. Et il est beau que nous soyons frères pour pouvoir la découvrir ensemble et nous aider à servir en étant unis.

« Je me trouvais en prière dans ma grotte, et l’on entendit la voix aimante du Père qui dit : « Viens, ma Fille, viens ». Et celle de son Fils : « Viens, mon Épouse, viens ». Et la Fille du Dieu éternel, qui était près de moi, monta vers les nuages dont était couvert le mont et me dit : « Viens avec moi », et je montai au sommet de cette montagne » (‘Mes relations avec l’Église’, Après-midi du 11 mai 1865).

20 mars 1872 : l’an prochain, cela fera 150 ans qu’il est parti, et c’est ce que nous commençons à célébrer. À la fin de ses jours, François Palau a confirmé sa vie, ses silences et ses paroles, sa catéchèse et son œuvre de fondateur par le don de sa vie… Contaminé, blessé, vaincu par ses prochains afin de les sauver, sans jamais être lui-même en sécurité. C’est le sceau de l’authenticité : donner sa vie. Mais pour la donner, il faut en prendre soin, prendre soin de soi et se laisser soigner, dans la caverne du silence et dans la vie fraternelle. Merci à vous toutes de prendre soin de tant de personnes, de prendre soin de vous-mêmes et de vous laisser soigner.

 

Miguel Márquez Calle, ocd

Fête du bienheureux François Palay y Quer

7 novembre 2021

Le 21 octobre, le Père Pedro de San José (Rafael Zubieta) célébrait ses 75 ans de profession religieuse. C’est en effet le 21 octobre 1946, au couvent de Larrea (Espagne), que le jeune Pedro se consacrait au Seigneur, avec le désir de suivre Jésus par l’émission des vœux religieux au Carmel déchaussé.

Il s’est formé à Vitoria, Bilbao et Rome, puis a été ordonné prêtre en 1954. Sa longue vie religieuse peut être résumée très simplement : de 1956 à 1991 à Rome et à partir de 1992 au Pérou. À Rome, il a travaillé d’abord comme professeur, puis pendant près de 25 ans comme secrétaire général, au moment de la révision postconciliaire des Constitutions de notre Ordre, à laquelle il a activement participé. Au Pérou, il a principalement travaillé dans la Maison de formation de Pando et dans celle de Cercado, toutes deux à Lima. Là, il se sent chez lui et, comme il le dit lui-même, c’est ici qu’il a appris à être prêtre – après de nombreuses années de travail administratif, il n’avait pratiquement pas exercé de ministère pastoral.

Nous nous unissons à l’action de grâce pour le don de la vie religieuse du P. Pedro, qui, par sa simplicité, sa cordialité et son travail inlassable, nous encourage tous à suivre Jésus.

MALAWI :

Le 15 octobre, le Pape François a nommé Mgr George Desmond Tambala, OCD, archevêque de Lilongwe, archidiocèse vacant depuis le 14 décembre 2020.

Mgr George Tambala était évêque de Zomba depuis son ordination épiscopale le 30 janvier 2016. Il est né le 11. Novembre 1968 à Zomba (Malawi), a fait profession solennelle au Carmel le 15 août 1995 et a été ordonné prêtre le 13 avril 1996. En 1998, il a étudié en Espagne au CITeS, et en 2000, il a obtenu une licence en théologie à la Facultad de Teología del Norte de España. Il a exercé divers ministères : vicaire paroissial de Kapiri (Lilongwe), maître des postulants et professeur de spiritualité, supérieur du centre de spiritualité de l’archidiocèse de Blantyre. Il était Définiteur général pour l’Afrique et Madagascar lorsqu’il a été nommé évêque le 15 octobre 2015.

 

CORÉE :

Le 28 octobre, le Pape François a nommé Mgr Peter Chung Soon-taek, OCD, archevêque de Séoul et administrateur apostolique du diocèse de Pyongyang, en Corée du Nord.

Mgr Peter Chung Soon-taek est né le 5 août 1961 à Daegu. Il a d’abord étudié le génie chimique à l’Université de Séoul (1983-1986), puis la philosophie et la théologie à l’Université Catholique de Séoul (1986-1992). Il a fait profession solennelle au Carmel le 25 janvier 1992 et a été ordonné prêtre le 16 juillet 1992. De 1993 à 1997, il a été maître des novices, puis pendant deux ans, maître des étudiants. De 1999 à 2004, il a étudié les Saintes Écritures à l’Institut Biblique Pontifical de Rome. En 2005, il est devenu Définiteur provincial en Corée, et en 2009, Définiteur général à Rome pour l’Extrême-Orient et l’Océanie. Le 5 février 2014, il était consacré évêque.

Préparez-vous à vivre le Noël avec les Carmes Déchaux. Depuis 2011, les Carmes Déchaux proposent des retraites en ligne pour vous aider à préparer les deux grandes solennités liturgiques de l’année : Noël et Pâques. Aujourd’hui, plus de 81 000 personnes suivent ces retraites en 11 langues : français, anglais, espagnol, portugais, italien, allemand, polonais, roumain, néerlandais, tchèque et indonésien.

Après une introduction à la retraite, envoyée le mercredi 24 novembre, vous recevrez un courriel hebdomadaire chaque vendredi. Vous pourrez télécharger le contenu de la semaine au format Word ou PDF (version ordinateur ou mobile).

Les deux figures qui inspirent cette retraite sont Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus (1873-1897) et Maria Montessori (1870-1952). Toutes deux sont des docteurs. La première conduit l’Église vers l’enfance spirituelle et la seconde conduit les enfants vers l’Église. Femmes, prophètes, elles se sont nourries à la même source : l’Évangile. Par leurs voix, Dieu soulève le voile mystérieux de son Visage comme un enfant. Chaque semaine vous recevrez :

■ une méditation basée sur l’Évangile et des textes de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de Maria Montessori ;

■ une courte vidéo pour mieux accueillir l’Évangile ;

■ des conseils concrets pour le mettre en pratique ;

■ le calendrier de l’Avent pour la prière quotidienne.

Si vous ne l’avez pas encore fait, nous vous invitons à vous inscrire gratuitement (en choisissant votre langue) : www.webretiro.karmel.at .

Bonne retraite !

 

En raison du bruit et de l’exiguïté des bâtiments, nous avons décidé de quitter le centre de la capitale tchèque et de déplacer notre monastère en périphérie, dans le petit village de Drasty, à l’est de Prague, où nous avons acheté une ancienne ferme en très mauvais état. Dans la première phase de la reconstruction, nous avons réparé deux des bâtiments existants : la future maison des hôtes (dans laquelle nous avons emménagé en février de l’année dernière) et un plus petit bâtiment à usage d’habitation (où vivent actuellement quelques amis de notre communauté).

Nous entamons maintenant la construction de notre propre monastère dédié à St Joseph et d’une chapelle dédiée à Ste Thérèse. En raison de la forte augmentation des prix des matériaux de construction due à la crise du coronavirus, nous ne pourrons construire qu’une structure sommaire et meubler complètement une partie du lieu où nous devrions emménager.

En raison du manque de ressources, il ne sera pas possible d’achever la chapelle, la porterie et les offices, et par conséquent, nous ne pourrons malheureusement pas fermer la clôture du cloître. Nous sommes heureuses que la construction du monastère et de l’église débute cette année. Nous confions l’ensemble des travaux à la protection de St Joseph. Nous tenons à remercier toutes les communautés et les bienfaiteurs qui nous aident dans notre projet de construction et nous prions pour eux.

www.karmeldrasty.eu

https://www.youtube.com/watch?v=6AAmyI-Z2A4

 

Après une première tentative en 1867 près de Genève, en août 1914, Mme Delaître, une veuve française, soutenue par un groupe de bienfaiteurs de la région parisienne, achète le petit château de Lully (Suisse) dans le but d’y installer la communauté qui le voudrait bien, afin de prier pour l’unité des chrétiens. En 1921, des carmélites venues de Narbonne (France) s’installent dans le petit château de Lully (Suisse). Le 29 septembre 1921, une messe était célébrée dans la chapelle du petit château de Lully, près de Fribourg, inaugurant ainsi l’implantation du Carmel en Suisse. En 1933, suite à une visite apostolique, les sœurs de Narbonne sont renvoyées dans leur monastère d’origine. L’Ordre, d’entente avec l’évêque fait alors appel à Mère Marie Agnès de l’Immaculée Conception, prieure du carmel de Fontainebleau. Très vite, elle comprend qu’il faut trouver un autre lieu d’implantation. C’est au-dessus du village du Pâquier qu’elle trouve un pré à vendre. Le monastère y sera construit, la bénédiction par Mgr Besson a lieu le 15 octobre 1936.

Le 26 septembre 2021, une Eucharistie solennelle présidée par Mgr Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg, a marqué l’ouverture du Centenaire. Plusieurs événements sont programmés jusqu’au 15 octobre 2022 : pèlerinage pour les jeunes, veillée de prière, rencontre avec nos familles, messe radiodiffusée et pèlerinage de Lully au Pâquier, pour les habitants de la région, etc. Deux ouvrages seront publiés : un livre de photographies paraîtra pour Noël et le second retraçant l’historique de la fondation sortira dans le courant 2022.

 

 

Les cloches de la Basilique de Lisieux ont annoncé la bonne nouvelle : Thérèse de Lisieux est inscrite au calendrier des anniversaires 2022/2023 auxquels l’Unesco sera associé à l’occasion des 150 ans de la naissance de sainte Thérèse (1873-2023).

Que sainte Thérèse de Lisieux ouvre des chemins vers le Christ au travers les valeurs que l’UNESCO souhaite mettre en valeur : culture, science et éducation. Selon les Détermination du dernier Chapitre Général, « le Définitoire Général étudiera la possibilité de proposer à l’Ordre la lecture des manuscrits de la Sainte au cours du prochain sexennat et de promouvoir ces anniversaires au niveau ecclésial ».

Le 8 octobre 2021, nous avons célébré les 300 ans du « echten Karmelitengeist » au centre diocésain Obermünster de Ratisbonne. Le Karmelitengeist est produit depuis 1721 au couvent des Carmes de St Joseph. La recette est toujours la même, le secret (Arcanum) se transmettant à deux frères de l’ordre.

La soirée musicale était assurée par l’orchestre baroque RUBIO de l’université de Ratisbonne. Une conférence du Dr Thomas Richter, pharmacien et germaniste, a conduit le public à travers l’histoire d’un distillat de Melissa de la fin du Moyen Âge au Karmelitengeist d’aujourd’hui. Un message personnel de l’évêque a été lu par Mme Maria Luisa Öfele tandis que le conseiller municipal Mr Thomas Burger présentait les salutations de la ville. À la fin, le Père Provincial P. Raoul Kiyangi OCD a nommé le directeur de la « Geistfabrik », M. Albert Aufschläger, « carme honoraire ».

La cérémonie s’est conclue par le film « Der Geist der Karmeliten », réalisé par le Père Matthäus Bochenski OCD : il s’agit d’un documentaire sur le secret probablement le mieux protégé de Ratisbonne.  Le film donne un aperçu de ce qui se passe derrière les murs du monastère et des activités de la « Geistfabrik ».

 

En Égypte, le 7 octobre dernier, le Père Patrizio Sciadini, OCD, a été décoré « Chevalier de l’Ordre de l’Étoile d’Italie ». L’Ambassadeur d’Italie, Mr Giampaolo Cantini, a donné lecture de la formule pour l’octroi de la distinction de Chevalier de l’Ordre de l’Etoile d’Italie au Père Patrizio :

« Dans l’exercice de son ministère comme religieux et prêtre, le Père Patrizio se distingue par son extraordinaire engagement et sa profonde humanité.

Dans le quartier de Shoubra, où se trouve le couvent des Carmes du Caire, il se consacre généreusement et de manière désintéressée aux pauvres et aux malades. Nombre d’entre eux sont soignés à l’hôpital du couvent, que notre Bureau a contribué à améliorer grâce au don « iside2019 ». Il a mené de nombreuses actions de prévention pour le bien des patients lors de la pandémie de covid-19.

Il est l’un des derniers prêtres italiens présents en Égypte. Il est donc un point de référence spirituel pour la communauté de ses compatriotes, auxquels il a toujours prêté une attention particulière. Dans ses activités quotidiennes, le père Patrizio incarne les valeurs de solidarité et de générosité, contribuant par son exemple au prestige de notre Nation.

Pour les mérites qu’il a acquis dans la promotion des relations d’amitié et de solidarité entre les communautés italienne et égyptienne, en particulier à travers la valorisation et la diffusion des œuvres de charité, le Président de la République italienne, M. Sergio Mattarella, sur proposition du Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Luigi di Maio, a décidé de conférer au Père Patrizio la distinction de Chevalier de l’Ordre de l’Étoile d’Italie ».

 

Lors de la solennité de notre Sainte Mère Teresa de Jésus, nous avons célébré l’Eucharistie d’action de grâce pour le Foyer Mont Carmel à Lepaterique, Honduras.

C’est une journée importante qui nous remplit de joie : la première messe a été célébrée au Foyer, en ce jour où le Carmel fête Sainte Thérèse de Jésus, dans ce qui sera la salle à manger. Le banquet des banquets, c’est l’Eucharistie. Thérèse de Jésus, femme exceptionnelle, sainte, Docteur… est une source d’inspiration pour beaucoup de jeunes femmes cheminant au Foyer Mont Carmel. Le foyer accueille de jeunes adolescentes originaires de certains villages éloignés et pauvres de la région de Lepaterique, où elles n’ont pas accès à l’éducation. Alors, le Foyer les accueille pour qu’elles puissent poursuivre leurs études en ville et se préparer ainsi à être des actrices actuelles et futur de leur propre vie, de leur famille, de l’Église et de la société.

Nous rendons grâce à Dieu car, avec l’aide de nombreuses personnes, paroissiens et institutions, nous disposons maintenant de structures capables d’accueillir des jeunes femmes qui sont l’avenir de notre société. Nous remercions tout particulièrement le Centre de l’Ordre des Carmes Déchaux qui, à travers le Secrétariat pour la Mission, nous a apporter une aide significative. Le Père Jérôme Paluku, ocd, a fait le déplacement depuis Rome pour l’inauguration. Nous sommes aussi reconnaissants à la Conférence épiscopale italienne (CEI) pour son précieux soutien financier dans ce projet.

 

Le Centre International Thérésien-Sanjuaniste a inauguré le lundi 04 octobre la nouvelle année académique 2021-2022 du Master en Mystique et Sciences Humaines, l’une de ses différentes propositions académiques. L’accueil officiel a eu lieu à 9h45. L’équipe du Centre a fait part de sa joie de pouvoir commencer ce nouveau cours malgré la pandémie, qui a empêché de nombreux étudiants de venir à Avila et les a obligés à suivre le premier trimestre en distanciel.

10 étudiants suivront les cours en présentiel et 30 en ligne. Les étudiants sont de 12 nationalités différentes. La cérémonie d’ouverture a eu lieu avec la célébration eucharistique à 19h00, présidée par Francisco Javier Sancho Fermín, directeur du CITeS. Pour sa part, le secrétaire général du centre, Jerzy Nawojowski, a présenté à cette occasion le rapport de l’année académique 2020-2021 et les activités académiques et culturelles de l’été 2020.