Du 21 au 27 avril 2024, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, le Père Jérôme Paluku OCD, Secrétaire Général pour la coopération missionnaire, a donné une session de formation sur la gestion économique et la gestion de projet à notre Délégation Provinciale d’Afrique de l’Ouest.

Les bénéficiaires de cette formation étaient les Carmélites Déchaussées, les Carmélites Missionnaires, les Sœurs Thérésiennes et les Carmes Déchaux des différentes communautés de notre Délégation provinciale. Au total, une vingtaine de frères et sœurs de la famille carmélitaine se sont formés afin de mieux travailler à la viabilité financière de leurs différentes familles religieuses ainsi qu’à la gestion de projets.

L’OCDS en Hongrie est présent dans 16 villes. Deux communautés OCDS de Roumanie ont rejoint les communautés hongroises. En mai, le Conseil national de l’OCDS et les représentants des différentes communautés OCDS se sont réunis à Budapest pour discuter de questions importantes concernant leur vocation et pour passer du temps ensemble afin de mieux se connaître. Des temps de prière, de conférences, de partage et de récréation étaient au programme.

L’OCDS connaît une croissance rapide, car de plus en plus de personnes d’horizons différents sont attirées par la spiritualité carmélitaine et la vie communautaire. L’OCDS en Hongrie promeut la communion avec les frères et les moniales du Carmel ainsi qu’une formation intégrale, en accordant une attention particulière à la Règle du Carmel, aux Constitutions de l’OCDS et à la Déclaration sur le charisme.

Les Frères de la Province allemande se sont réunies du 15 au 19 avril 2024 dans le centre spirituel carmélitain de Birkenwerder (près de Berlin) pour la semaine provinciale annuelle. Depuis quelques années, les membres de l’OCDS, nos Sœurs Carmélites ainsi que les frères d’autres Provinces vivant sur le territoire allemand (Kerala) sont également invités. 24 personnes au total ont pris part à cette rencontre. Nos sœurs moniales n’ont pas pu être là cette année.

Nous avons travaillé sur notre Père Saint Jean de la Croix, aidé en cela de la nouvelle traduction des écrits de Saint Jean de la Croix en allemand par le Père Ulrich Dobhan OCD et Sr Elisabeth Peeters OCD. Souvent déformé ou mal interprété, nous avons pu découvrir les trésors du langage symbolique du Saint.

Outre la partie formation, l’excursion au grand planétarium Zeiss de Berlin, suivie d’un repas au restaurant, a été un moment fort. Le dernier jour (jeudi), les frères se sont retrouvés entre eux pour discuter et échanger sur la vie de la province.

Le fait de se former ensemble, de prier et de se rencontrer personnellement renforce considérablement l’héritage et le charisme carmélitain.

Du 8 au 13 avril, une cinquantaine de religieux des provinces de Venise, de Ligurie et d’Italie centrale, ainsi que des commissariats de Lombardie et de Sicile, ont participé à une semaine de retraite spirituelle au monastère Santa Croce de Bocca di Magra.

Le thème de la retraite était « la nuit obscure ». Deux méditations par le père Giuseppe Pozzobon, Provincial de Venise, ont ouvert la semaine. À partir du deuxième jour, le père Gabriele Morra, de la Province d’Italie centrale, a assuré la prédication de la retraite.

Les étudiants en théologie des Provinces d’Italie du Nord et d’Italie Centrale étaient également présents. Pour eux, un moment final de partage et de réflexion sur les paroles entendues et l’expérience vécue au cours de ces journées était prévu.

Tous les participants ont été touchés de voir que, malgré les différences et les distances, une grande et spontanée fraternité régnait entre nous. L’une des premières choses qu’un Carme Déchaux demande à l’Ordre au moment de la profession des vœux, c’est la compagnie des frères. Des compagnons de route !

Il y a 60 ans, le 25 avril 1964, la présence des Carmes Déchaux en Colombie était érigée en Province. La nouvelle Province est née sous le patronage de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et était composée de 6 couvents, avec 45 frères profès solennels et 20 étudiants. Ces soixante ans d’histoire nous invitent à rendre grâce au Seigneur pour notre histoire.

Le 26 avril, dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire de notre Province, la Chapelle de l’Enfant-Jésus a été solennellement bénie par Monseigneur Ismaël Rueda Sierra, Archevêque Métropolitain de Bucaramanga. Les Carmes Déchaux de différentes communautés, le clergé de l’Archidiocèse de Bucaramanga, les Carmélites du Monastère de Floridablanca, les Séculiers de Santander, et les membres de notre Centre Spirituel ont pris part à cette célébration.

Nous remercions Dieu pour ce temps de grâce et pour la bénédiction que cela représente pour nous, en tant que Province, d’avoir une présence dédiée à la spiritualité carmélitaine et au travail pastoral au service de l’Église.

 

L’année dernière, l’Ordre des Carmes Déchaussés célébrait ses 100 ans de présence aux Philippines, qui ont débuté avec l’arrivée de religieuses carmélites françaises à Jaro, Iloilo, le 9 novembre 1923. Cette année, l’archevêque a déclaré une « Année spéciale de grâce » pour le Monastère de Cebu, à partir du 13 mai. La présence des Carmélites dans l’archidiocèse a grandement contribué à soutenir la foi des catholiques depuis 75 ans.

Ainsi, du 10 au 13 mai, s’est déroulé, au Monastère de Cebu, un Triduum de prière, de réflexion et d’action de grâce pour les religieuses fondatrices arrivées à Cebu le 13 mai 1949, et pour celles qui ensuite ont marché sur leur pas.

 

Depuis août 2022, l’Ordre du Carmel Déchaussé étudie et planifie l’ouverture du tombeau de Sainte Thérèse de Jésus, à Alba de Tormes, afin de procéder à une étude sérieuse du corps et des principales reliques de la Madre, après la dernière ouverture réalisée en 1914.

La Curie Générale de notre Ordre a approuvé cette proposition, considérant la pertinence et la nécessité de mener à bien ce projet. Les responsables du projet sont des médecins et des scientifiques qui collaborent avec le Dicastère pour les Causes des Saints du Vatican. De son côté, l’Ordre étudie toute la documentation conservée dans ses archives, en particulier dans celle du monastère des Carmélites Déchaussées d’Alba de Tormes, concernant le tombeau et les reliques de notre Sainte Mère Teresa de Jésus.

Les dates possibles seront déterminées après l’été 2024, en fonction de la disponibilité de l’équipe scientifique et des personnes impliquées. Le projet de reconnaissance envisagé comportera plusieurs étapes canoniques et permettra la vénération du tombeau de Thérèse d’Avila au cours de l’année 2025.

 

Chroniques quotidiennes

Dimanche 14

Dans l’après-midi, des représentantes des Moniales Carmélites Déchaussées du monde entier se sont réunies au Centre Ad Gentes de Nemi pour travailler à la révision de leurs Constitutions.

Les Pères Miguel Márquez, Agustí Borrell, Rafal Wilkowski et Juan Pablo Patiño accompagnent la réunion. De même, les Pères Alfredo Amesti, Ramiro Casale, Angelo Lanfranchi et José Pereira assurent la traduction simultanée, et Sœur Lidia Burona, Carmélite Missionnaire, en est la modératrice.

Après le dîner, le Père Miguel ouvre la rencontre par un moment de prière et d’information. Toutes les sœurs ont été présentées, à l’aide de la projection d’une carte qui situait géographiquement chaque Fédération et donnait des renseignements sur chacune.

Sœur Lidia annonce les 9 groupes de travail, établis par langue, puis projette une brève vidéo sur laquelle nous avons discuté lors de la première réunion de groupe, avant de conclure la journée.

Lundi 15

La journée commence par la prière des Laudes et l’Eucharistie à 7h00.

Après le petit déjeuner, les participantes se réunissent dans la grande salle, où le P. Agustí Borrell présente la synthèse de la journée précédente et Sœur Lidia, CM, présente et explique le travail de ce jour.

Le Père Salvador Ros OCD donne une conférence via Zoom sur « Le sens et la pensée de sainte Thérèse d’Avila sur les Constitutions », à partir de trois sources : la Règle du Carmel, les premières Constitutions et le Chemin de Perfection.

Cet exposé a été suivi d’un travail par groupes linguistiques, selon la méthode synodale de la « Conversation dans l’Esprit ». La matinée s’est achevée par une présentation synthétique de ce qui a été partagé dans chaque groupe et a été suivie par le déjeuner.

Dans l’après-midi, Sœur Simona Brambilla, Missionnaire de la Consolata, Secrétaire du Dicastère pour la Vie Consacrée et les Sociétés de Vie Apostolique, nous a fait réfléchir sur le sens de la révision des Constitutions et sur l’importance de ce moment pour chaque famille spirituelle, qui est une occasion de renaissance.

Après son exposé et un bref dialogue, nous avons repris le travail en groupes jusqu’au moment des vêpres et du dîner de 20h30.

Mardi 16

Nous avons commencé la journée par la célébration de l’Eucharistie avec les Laudes. La liturgie a été animée par les sœurs des Fédérations latino-américaines.

Dans la salle de réunion, Sr. Lidia, Carmélite Missionnaire (modératrice des séances), a présenté l’ordre du jour prévu pour les travaux de la matinée. Le P. Agustí a ensuite fait une synthèse des travaux du lundi. S’en est suivi la mise en commun des travaux de groupe que les sœurs avaient réalisés la veille.

Le Père Miguel Márquez a donné une conférence sur « Le Carmel thérésien aujourd’hui », avec ses problèmes, ses défis et ses espérances.

Puis, deux Carmélites Déchaussées nous ont présenté leur expérience et la réalité de deux aires géographiques différentes : les Pays Bas et l’Indonésie.

L’après-midi a débuté à 15 heures avec le partage en groupes de ce qui avait résonné en nous lors des échanges de la matinée. Puis, en assemblée, le Père Rafal Wilkowski a fait un exposé sur le thème des Constitutions en tant que Propositum Vitae exprimé sous forme juridique, suivie du travail en groupe et de la synthèse en séance plénière. Sœur Lidia et le Père Agustí ont repris tous les apports avant de conclure.

La journée s’est terminée par la récitation des vêpres, le dîner et une répétition en vue de la liturgie du mercredi par les Carmélites des Fédérations anglophones.

Mercredi 17

Comme les jours précédents, la journée commence à 7h00 par la prière des Laudes et l’Eucharistie, animée aujourd’hui par les sœurs de langue anglaise.

Après le petit-déjeuner, nos travaux commencent à 8h45 dans la grande salle avec la présentation par la synthèse en 3 minutes du P. Agustí Borrell. Le P. Rafal Wilkowski fait ensuite une brève intervention complémentaire à sa conférence d’hier et répond à quelques questions sur le sujet.

Sr. Lidia présente et introduit la journée par un texte. Les Carmélites sont invitées à travailler en groupes toute la journée, en suivant la méthodologie de la Conversation dans l’Esprit utilisée au cours du Synode.

À 13h, comme tous les jours, nous déjeunons tous ensemble. À partir de 15h30, le travail reprend en assemblée générale afin de partager ce qui a été approfondi le matin dans les groupes et percevoir ainsi le souffle de l’Esprit.

Après quelques indications pratiques pour la matinée du jeudi données par le Père Miguel Márquez et une pause de 15 minutes, le travail de groupe reprend.

L’après-midi s’achève par la récitation des vêpres animées par les sœurs anglophones suivies d’un temps d’oraison. Puis repas et temps de partage fraternel.

Jeudi 18

Notre matinée a commencé plus tôt que d’habitude. Une audience avec le Saint Père est prévue, par conséquent (après le petit déjeuner à 5h30) toutes les moniales sont parties pour cette rencontre avec les frères et Sr. Lydia.

Après un temps d’attente Place Saint-Pierre, à 8h30, les Supérieures et Déléguées des Carmélites Déchaussées du monde entier ont été reçues en audience par le Pape François. Il les a invités à « trouver de nouveaux langages, de nouveaux chemins et de nouveaux outils qui stimulent encore plus fort la vie contemplative à laquelle le Seigneur vous a appelées. Ce n’est qu’ainsi que le charisme se conserve – le charisme demeure le même -, peut être compris et attirer de nombreux cœurs, pour la gloire de Dieu et le bien de l’Église ».

Après la bénédiction papale et une visite de la basilique Saint-Pierre, les participants sont retournés à Nemi pour le déjeuner.

La session de l’après-midi a repris à 15h30 dans la grande salle. Les sœurs ont d’abord été invitées à un temps de prière personnelle et de discernement sur tout ce qui a été travaillé ces jours-ci pour ensuite le partager dans les groupes de travail ainsi que dans la synthèse plénière.

La journée s’est terminée par la récitation des vêpres et de la messe, et le dîner de 19h30.

Audience aux Supérieures et aux Déléguées des Carmélites Déchaussées

18/04/2024

Bonjour et bienvenues !

Je suis heureux de vous rencontrer alors que vous êtes réunies pour réfléchir ensemble et travailler à la révision de vos Constitutions, celles de 1991, ou les précédentes, je ne sais pas, en tout cas celles que vous travaillez. C’est un rendez-vous important, car il ne répond pas seulement à une nécessité humaine, à l’évolution naturelle de la vie communautaire : il s’agit plutôt d’un « temps de l’Esprit », que vous êtes appelées à vivre comme une opportunité pour prier et de discerner. En restant intérieurement ouvertes à ce que le Saint-Esprit voudra vous suggérer, il vous faut trouver de nouveaux langages, de nouveaux chemins et de nouveaux outils qui stimulent encore plus fort la vie contemplative à laquelle le Seigneur vous a appelées. Ce n’est qu’ainsi que le charisme se conserve – le charisme demeure le même -, peut être compris et attirer de nombreux cœurs, pour la gloire de Dieu et le bien de l’Église. Un Carmel qui fonctionne bien attire ; il attire, n’est-ce pas ? C’est comme la lumière avec les insectes, ça attire, ça attire.

C’est cela réviser les Constitutions : recueillir la mémoire du passé (il ne faut pas le renier) pour regarder vers l’avenir. En effet, vous m’enseignez que la vocation contemplative ne consiste pas à veiller sur des cendres, mais à alimenter un feu qui brûle de manière toujours nouvelle et peut réchauffer l’Église et le monde. C’est pourquoi la mémoire de votre histoire et des éléments des Constitutions qui ont mûri au fil des années est une richesse qui doit demeurer ouverte aux suggestions du Saint-Esprit, à l’éternelle nouveauté de l’Évangile, aux signes que le Seigneur nous donne à travers la vie et les défis humains. C’est ainsi qu’un charisme se conserve. Il ne change pas, il écoute et s’ouvre à ce que le Seigneur veut à chaque instant.

Cela vaut en général pour tous les instituts de vie consacrée, mais vous, les moniales cloîtrées, vous l’expérimentez d’une manière particulière : vous vivez pleinement la tension entre la séparation du monde et l’immersion en lui. Vous ne vous réfugiez pas dans une consolation spirituelle intimiste ou dans une prière éloignée du réel. Au contraire, votre chemin à vous est de vous laisser toucher par l’amour du Christ au point de vous unir à Lui, afin que cet amour pénètre toute votre existence et s’exprime dans chaque geste et chaque acte quotidien. Le dynamisme de la contemplation est toujours un dynamisme d’amour, c’est toujours une échelle qui nous élève jusqu’à Dieu, non pour nous séparer de la terre, mais pour nous la faire vivre en profondeur, comme témoins de l’amour reçu.

La Madre vous l’enseigne par sa sagesse et sa foi ardente. Elle était convaincue que l’union mystique et intérieure par laquelle Dieu unit l’âme à lui, comme s’il la « scellait » de son amour, imprègne et transforme toute notre vie, sans que cela nous éloigne de nos occupations quotidiennes ou nous suggérer de fuir dans les choses de l’esprit. Thérèse d’Avila affirme qu’il est nécessaire de consacrer du temps au silence et à la prière. Mais il faut comprendre que celui-ci est la source de l’apostolat et de toutes ces actions quotidiennes que le Seigneur nous demande pour le service de l’Église. En effet, elle affirme : « Marthe et Marie doivent aller ensemble pour donner l’hospitalité à Notre-Seigneur, l’avoir toujours en leur compagnie, et ne pas lui réserver un mauvais accueil, en ne lui donnant point à manger. Mais comment Marie lui eût-elle rendu ce service, dès lors qu’elle se tenait toujours à ses pieds, si sa sœur ne s’en était chargée ? Sa nourriture est que nous prenions tous les moyens possibles pour lui amener des âmes, afin qu’elles se sauvent et chantent à jamais ses louanges » (Ste Thérèse d’Avila, 7D IV, 12). Fin de la citation, que vous connaissez mieux que moi.

De cette façon, la vie contemplative ne risque pas d’être réduite à une forme d’inertie spirituelle, qui détourne des responsabilités de la vie quotidienne. Un prêtre qui ne connaissait pas ce genre de mystique les appelait « les nonnes somnolentes », qui vivent endormies. Or, la vie contemplative donne toujours la lumière intérieure pour le discernement. De quelle lumière avez-vous besoin pour réviser vos Constitutions, face aux nombreux problèmes concrets des monastères et de la vie communautaire ? Votre lumière, c’est l’espérance évangélique. Mais en étant toujours enraciné dans vos fondateurs, la Santa Madre et St Jean de la Croix.

L’espérance évangélique est différente des illusions fondées sur des calculs humains. Cela signifie s’abandonner à Dieu, apprendre à lire les signes qu’il nous donne pour discerner l’avenir, savoir prendre des décisions audacieuses et risquées même si, sur le moment, nous ne savons pas où cela va nous mener. Cela signifie ne pas compter seulement sur les stratégies humaines, nos stratégies défensives quand il s’agit de réfléchir sur un monastère à sauver ou à abandonner, sur les formes de la vie communautaire, sur les vocations. Les stratégies défensives sont le fruit d’un retour nostalgique vers le passé. Ça, ça ne fonctionne pas, la nostalgie ne fonctionne pas. L’espérance évangélique va dans une autre direction : elle nous donne la joie de l’histoire vécue jusqu’à aujourd’hui, et nous rend capables de regarder vers l’avenir, avec ces racines que nous avons reçues. C’est cela garder le charisme, la joie d’avancer. Et ça, oui, ça marche réellement.

Regardez vers l’avenir. C’est ce que je vous souhaite. Regardez vers l’avenir avec espérance évangélique et les pieds déchaussés, c’est-à-dire avec la liberté de l’abandon en Dieu. Regardez vers l’avenir avec vos racines dans le passé. Et qu’être totalement plongé dans la présence du Seigneur vous donne toujours la joie de la fraternité et de l’amour mutuel. Que la Vierge Marie vous accompagne. De tout cœur je vous bénis toutes, je bénis vos travaux de ces jours-ci, je bénis vos communautés, je bénis les moniales de vos monastères. Et je vous demande de continuer à prier pour moi. Pour moi, pas contre moi ! Merci.

 

https://press.vatican.va/content/salastampa/it/bollettino/pubblico/2024/04/18/0308/00657.html#it

 

Vendredi 19

Les travaux de la matinée ont porté sur la commission internationale chargée de la révision des Constitutions de 1991. Les groupes ont réfléchi aux critères pour sa formation, à ses tâches et au calendrier de ses travaux, ainsi qu’aux profils et aux éventuels noms de ses membres.

L’assemblée a approuvé un message final adressé aux Carmélites Déchaussées et à tout l’Ordre.

Toutes les participantes ont été invitées à faire une évaluation personnelle de la rencontre dans ses différents aspects.

Enfin, le Père Miguel, Préposé Général et convocateur de l’assemblée, a exposé les étapes qui doivent se réaliser maintenant, en particulier la mise en place, très prochainement, d’une commission de travail internationale. Il a ensuite exprimé sa joie pour ces journées vécues ensemble et a clôturé la rencontre en remerciant tous ceux qui l’ont rendue possible et tous les participant(e)s.

 

Samedi 20

Nous nous retrouvons à 6h45 pour une ultime Eucharistie afin de rendre grâce au Seigneur, puis nous reprenons le chemin du retour vers nos pays d’origine. Nous portons dans nos cœurs la joie d’avoir partagé une expérience intense et heureuse de communion au sein de la famille de notre Mère Sainte Thérèse.

Le processus de révision des Constitutions se poursuit avec une énergie nouvelle. Nous avons défini quelques étapes et une méthode de travail mais, surtout, nous souhaitons transmettre le style de dialogue que nous avons vécu : nous avons expérimenté que lorsque nous nous ouvrons à une écoute authentique de l’Esprit et de nos frères et sœurs, notre vie en est éclairée et transformée. Que « l’esprit de Nemi » continue à nous guider pour que nous vivions le charisme thérésien d’une manière toujours renouvelée.

 

Du 2 au 6 avril 2024, les Conseils Généraux de l’OCD et de l’OCarm se sont réunis au Couvent des Carmes Déchaux de Santa Croce, à Bocca di Magra, Italie.

Comme le veut la tradition depuis 1991, les deux Conseils se retrouvent deux fois par an, en juin et en décembre, pour s’informer mutuellement de l’évolution des deux branches du Carmel et discuter de sujets présentant un intérêt commun. Et tous les trois ans, les Conseils se réunissent pendant une période prolongée pour réfléchir sur un thème convenu. Cette année, ils se sont penchés sur quelques enseignements tirés de la vie et des écrits de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, accompagnés par le Père Emilio J. Martinez, OCD, professeur au Teresianum, à Rome. Le Père Emilio nous a présenté deux thèmes caractéristiques de Sainte Thérèse : l’abandon et la mission.

Parallèlement, nous avons partagé et discuté de divers sujets présentant un intérêt mutuel, allant de l’échange d’informations aux domaines de coopération et de collaboration possibles : Formation carmélitaine, formation des formateurs dans la tradition carmélitaine, collaboration dans le renouveau de la mariologie et de la vie mariale des deux branches du Carmel, mise à jour des Constitutions des moniales des deux branches, etc.

Pour lire le Message Final : https://www.carmelitaniscalzi.com/fr/2024/04/23/ste-therese-de-lenfant-jesus-et-de-la-sainte-face-invitation-a-la-croissance-spirituelle-par-labandon-lamour-et-la-mission/

 

Les Séculiers du Carmel Déchaussé du Pérou se sont réunis pour leur Retraite Annuelle, du 23 au 25 février 2024, au Centre Spirituel des Missionnaires Dominicaines du Rosaire à Lima. La Retraite Annuelle était organisée par le Conseil de l’OCDS du Commissariat de Saint Martin de Porres.

La Retraite a rassemblé 80 membres appartenant aux 6 communautés du pays : Abancay, Arequipa, Cuzco, Ica, Lima et Trujillo. Elle se veut un moment fort de prière et de méditation à traduire en engagements concrets dans chacune de nos communautés.

 

Une communauté de l’OCDS se trouve dans la ville de Tamale et se réunit au monastère des Carmélites. Plusieurs de ses membres vont faire leur promesse temporaire prochainement. Ils sont tous très engagés dans leur formation et dans leur vie de prière et de communion. L’appel à devenir séculiers du Carmel a également été entendu par d’autres groupes se réunissant dans les paroisses voisines de Tamale. Ils ont déjà demandé une assistance afin de commencer leur cheminement en tant qu’OCDS.

À Accra, la capitale du Ghana, la constitution d’une nouvelle communauté a été érigée le mois dernier. Il s’agit d’un groupe de personnes qui, depuis longtemps, souhaitaient devenir des laïcs du Carmel. Cette nouvelle communauté naissante, qui a choisi comme titre Notre-Dame, beauté du Carmel, sera assistée par le délégué de l’OCDS pour le Nigéria et le Ghana ainsi que par la communauté de l’OCDS de Tamale.

Puisse le Seigneur continuer à bénir le Ghana avec d’autres vocations à l’OCDS et les aider à être des témoins de la miséricorde et de l’amour de Dieu.

 

En février dernier, des représentants des communautés OCDS du Nigeria se sont réunis à Benin City pour parler des aspects importants de leur vie de séculiers du Carmel. Le Délégué Général pour l’OCDS et le Délégué de l’OCDS pour le Nigéria et le Ghana étaient également présents.

Actuellement, des communautés de l’OCDS sont présentes dans les villes d’Abuja, Benin, Ekpoma, Enugu, Ibadan, Nsukka, Onitsha et Owerri. L’OCDS au Nigeria se caractérise par son engagement dans la vie de prière et la vie fraternelle.

Pendant l’assemblée, les participants ont parlé de l’importance d’écrire leurs Statuts OCDS afin d’avoir un guide pour les aider à vivre leurs Constitutions OCDS dans leur propre région. Une commission sera bientôt formée dans ce but. La nécessité de réviser leur programme de formation a également été soulignée.

Le Seigneur a béni le Nigeria avec de nombreuses vocations à l’Ordre Séculier et de plus en plus de personnes trouvent dans cette vocation un épanouissement et un moyen de continuer à grandir dans la relation avec Dieu, et avec les autres.

 

 

Le Père Aloysius Deeney, OCD, (George Joseph Deeney), est décédé le 14 mars 2024 à l’âge de 75 ans, en Indonésie, des suites d’un cancer.

Né en Pennsylvanie en 1948, il a été ordonné prêtre diocésain pour l’archidiocèse de Philadelphie, Pennsylvanie, le 18 mai 1974.  Il entame sa formation initiale chez les Carmes Déchaux de la Province de Washington et fait sa première profession le 1er mai 1984 dans la Province d’Oklahoma. Le Père Aloysius a été élu Provincial d’Oklahoma en 1990, et a servi sa Province comme Provincial pendant deux triennats, puis obtint une postulation pour un troisième mandat, mais au bout d’un an et demi, il part pour Rome.  En tant que Provincial, il a soutenu les vocations hispaniques et introduit la liturgie bilingue dans la Province.

En 1998, il est nommé Délégué Général pour l’OCDS. Il a notamment participé à l’élaboration des nouvelles Constitutions de l’OCDS. Il a notamment publié un livre intitulé « Welcome to the Secular Order of Discalced Carmelites » (ICS Publications). À la fin de son mandat, il part pour l’Indonésie. Là, il joue un rôle essentiel dans l’implantation de l’OCDS en Océanie.

 

À cause du terrorisme, la ville de Dédougou compte de nombreux déplacés, dont beaucoup de femmes et d’enfants, et dont certains sont des proches des familles des frères de la Délégation. Sensibles aux besoins de ces frères et sœurs, les Carmes leur sont venus en aide le dimanche 25 février, en présence du Délégué provincial, le Père Florent Traoré. Une vingtaine de familles, soit environ 160 personnes, ont bénéficié de cette première distribution de denrées alimentaires.

Selon le Prieur de la communauté, le P. Alphonse Yonli, avec l’aide de notre ONG provinciale Solmun, la communauté prévoit de venir en aide à une centaine de personnes déplacées à Dédougou au cours de cette année. Que tous les bienfaiteurs de notre ONG Solmun veuillent bien trouver ici l’expression de la gratitude des déplacés de Dédougou.